Tu veux monter ou descendre la page ?

Recherche

Votre recherche de plumes a donné 57 résultats.

jeudi, mai 27 2010

La mutation Opale

La mutation opale est une histoire d'atténuation des stries.

(Agate opale blanc)

1.JPG

(Agate opale jaune intensif)

Cette mutation concentre l'eumélanine (pigments noirs ou brun) sur la face inférieure des plumes. Le dessous des rémiges et rectrices sera donc plus foncé que le dessus. Elle dilue aussi l'eumélanine, atténuant ainsi l'intensité de la strie. Cette mutation est à hérédité récessive libre. Il faut donc qu'elle soit présente en double pour s'exprimer librement.

  • opale x opale --> 100% opale
  • opale x classique / opale --> 50% opale + 50% classique / opale
  • opale x classique --> 100% classique / opale
  • classique / opale x classique / opale --> 50% classique / opale + 25% opale + 25% classique

Elle peut s'exprimer dans les quatre types mélaniques de base : Noir, brun, agate et isabelle; ainsi que dans les couleurs de fond jaune et rouge, associées ou non au facteur ivoire. On observera donc l'Opale dans les catégories intensif, schimmel et mosaïque.

L'opale se présentera aussi chez les canaris à fond blanc, mais aucune différence ne sera alors faite entre l'intensifs et le schimmel.

Chez le noir opale

La mutation Opale modifie la répartition et la concentration du noir. Cela donne les stries d'un aspect gris/noir sur un fond légèrement bleuté. L'eumélanine noire qui s'exprime de façon maximale modifie le lipochrome: le jaune paraitra verdâtre et le rouge violacé sombre. Le dessous des rémiges et rectrices est plus foncé.

Les noirs opales devrons avoir les stries d'une forte tonalité gris/noir avec des interstries gris/bleuté. Les rémiges et rectrices devront être mélanisées au maximum en correspondance avec la couleur des stries du manteau qui devront obligatoirement être alignées et continues pour coller au standard. La tête, nuque comprise, sera sombre chez les sujets intensifs.

En revanche, chez les schimmels et les mosaïques elle sera striée. Ces stries seront bien marquées sur le dos et les flancs. Traduisant le caractères de dessin long et alignés des noirs classiques.

Les parties cornées (bec, pattes et ongles) seront unicolores et oxydées.

Aspect à privilégier : valoriser l'alignement et la continuité parfaite des stries.

Principaux défauts :

  • Dessin tendant à l'agate opale.
  • Envahissement du brun.
  • Perte et dilution du dessin (aspect pastélisant)
  • Pattes trop claires.

2.jpg

(Noir opale jaune schimmel)

Sur cette photo l'on observe aisément l'atténuation des stries noires en gris/bleuté visibles aussi sur les flancs. L'on aperçois aisément les moustaches. Les pattes, les ongles et le bec sont oxydés. Le pigment lipochromique jaune a tendance à tirer légèrement sur le vert.

3.jpg

(Noir opale mosaique jaune)

Ici l'on constate l'éclaircissement de l'oiseau dû au facteur mosaïque qui repousse le lipochrome aux points d'élection.

4.jpg

6.jpg

(Jeune Noir opale mosaïque jaune à 2 et 5 semaines)

Chez le brun opale

5.jpg

Le pigment eumélanique brun sera uniquement présent et réduit. D'une tonalité gris/brun il s'exprimera aussi dans les rémiges et rectrices qui seront plus foncées dessous que dessus. La phaéo sera fortement réduite. Les stries seront longues et continues (comme le brun classique), de couleurs gris/brun en se détachant d'un fond voilé brun très dilué.

Un soupçon bleuté pourra être perceptible dans les rémiges et rectrices. Le pigment lipochromique devra être le plus lumineux possible. Le bec, les pattes et les ongles seront de couleur chair.

Aspect à privilégier : dessin gris-brun.

Principaux défauts :

  • Éclaircissement trop important (type isabelle opale).
  • Présence excessive de phaéomélanine enlevant la tonalité grise.
  • Stries diffuses, ne se détachant pas assez du fond brun dilué.

7.jpg

(Brun opale blanc)

8.jpg

(Brun opale mosaique jaune mâle)

9.jpg

(Brun opale mosaique rouge mâle)

Chez l'agate opale

10.jpg

Joli "stam" d'agate opale blanc où l'on peut constater les stries discontinues propre à l'agate, la couleur gris-bleu des stries qui sont présentent aussi sur la tête. Les moustaches sont légèrement visible sur ce cliché. Et bien sur l'absence d'eumélanine brune !

La mutation opale entraine la disparition totale du brun et la dilution du noir donnant aux stries la teinte gris-bleuté. Le contraste entre la strie et l'interstrie est primordiale chez l'agate opale. Ces stries gris-bleuté doivent se détacher de l'interstrie très claire où doit contraster le lipochrome. Ces oiseaux doivent paraitre très lumineux avec un pigment lipochromique très pur. Les stries devront être très courtes, discontinues, fines et alignées. Elles doivent être présente sur le dos et les flancs.

Concernant le dessin de tête:

  • Chez l'agate intensif --> dessin condensé, front assez éclairci
  • Chez le schimmel --> dessin strié, front éclairci
  • Chez le blanc et le mosaique --> dessin strié sur la tête, abscence de mélanine au niveau des lignes oculaires avec dessin typique des moustaches de chaque côté du bec.

Les rémiges et rectrices seront un peu plus foncé sur le dessous que le dessus, tout en respectant l'harmonie de la tonalité gris-bleu des stries typiques de l'agate opale. Le bec, les pattes et les ongles seront uniformément clairs.

Aspect à privilégier : valoriser la finesse et la netteté des stries gris-bleuté.

Principaux défauts :

  • disparition du dessin bleuté
  • abondance de brun
  • apparition de gris dans l'interstrie (type noir opale).

11.jpg

"Brochette" type d'Agate opale blanc

12.jpg

On note la présence des stries sur la tête du schimmel

13.jpg

On notera les stries discontinues gris/bleuté bien visible sur la tête et le dos, ainsi que l'oxydation diluée des rémiges.

14.jpg

Merci à ce joli spécimen qui nous fait admirer les stries grises de ses flancs ainsi que sont dessin de tête caractéristique aux mosaïques.

Chez l'isabelle opale

Chez l'isabelle opale il y a disparition quasi totale de la pigmentation brune, ne laissant transpirer qu'un léger voile clair perceptible dans les rémiges et rectrices. Absence totale de mélanine dans le reste du manteau. Le bec, les pattes et les ongles seront uniformément clair.

Aspect à privilégier : absence totale de mélanine dans le plumage du corps.

Principaux défauts :

  • disparition du voile sur les rémiges et rectrices.
  • envahissement du brun dans le plumage.

Petite histoire de strie et de dilution de l'eumélanine brune (ou pigment brun) chez le brun opale mosaïque jaune.

Côté mâle

15.jpg

On notera ici, sur cette oiseau, la présence des stries de couleur grise/brune, bien présente sur la tête et le manteau. Cependant, et c'est là le gros défault, ces stries sont bien trop diluées et de tranche pas assez avec l'interstrie (ce qui ne gâche rien à la qualité du patron mosaique de ce mâle).

16.jpg

17.jpg

Voilà ici son contraire (qui nous fait admirer gracieusement son dessin de tête). Ce mâle possède des stries bien contrastées,longues et alignées mais trop larges, donnant cet aspect sombre et peu lumineux car la strie "mange" l'interstrie. (stries pastélisantes). Cet oiseau, s'il n'a aucune chance de podium en concours, reste cependant un bon oiseau de travail avec une femelle complémentaire ayant les stries trop fines et diffuses.

8.jpg

Enfin, un oiseau collant beaucoup plus au standard.

Côté femelle

Les femelles sont généralement moins contrastées que les mâles, l'eumélanine est souvent moins concentrée dans leurs stries. Cependant l'on rencontre des femelles égalant de bons mâles.

18.jpg

Voici une femelle Brun opale mosaïque jaune avec les points d'élection du patron mosaïque bien représentés, mais ses stries sont beaucoup trop diffuses et ne contrastent pas assez avec l'interstrie. A noter un caractère particulier sur cet oiseau... Vous n'avez pas vu ? c'est tout simplement une Brune opale mosaïque jaune ... Ivoire !

19.jpg

Enfin, une femelle nous faisant admirer la "typicité" du dessin typique à la mutation opale. Les stries de bonne couleur sont visibles sur la tête, la nuque, le dos et les flancs. (Non appréciable la qualité du facteur mosaïque).

Voilà, j'espère vous avoir fait agréablement partager ce moment autour de la mutation Opale chez le canari couleur. Vos critiques et commentaires seront toujours les bienvenues. Je remercie pour le partage les éleveur m'ayant permis de vous faire partager leurs clichés (Cédric, "Meusniduss33", Angel, "intercanariasso57", ...).

Salutations ornithologiques.

Venturon65

samedi, mai 8 2010

La Reproduction chez les Canaris

Attendue avec impatience, la saison de reproduction commence tout doucement dans la plupart des élevages amateurs ou expérimentés.

L'élevage débute chez les canaris vers la mi-mars. Les canariculteurs choisissent souvent la date du 19 mars, dont le dicton est « Pour la Saint Joseph, chaque oiseau bâtit son château ». A cette période de l'année, les oiseaux de la nature entame la saison des amours.

apdcanari_jeunes_gloster_21_jours__091.jpg

Anatomie du canari

Le système reproducteur des canaris est très éloigné de celui de l'homme. Le male et la femelle possède tous les deux un cloaque. Il s'agit de la partie terminale du système reproducteur, urinaire et digestif des oiseaux. Pour se reproduire, le mâle grimpe sur le dos de la femelle de manière à ce que les deux cloaques rentrent en contact. Il s'agit d'une position périlleuse et par conséquent elle ne dure que quelques secondes mais peut se répéter une ou plusieurs fois par jour.

La femelle n’a qu’un ovaire fonctionnel qui ressemble à une grappe de raisins. A l'intérieur de cet ovaire se trouvent les follicules (le jaune d’œuf) à différents stades de développement. Lorsqu'un follicule est prêt, il est évacué de l'ovaire et reste quelques instants dans le pavillon de l'ovaire. C'est à cet endroit que le follicule rencontre le sperme et donc cela déterminera si l'œuf sera fertile ou non. Ensuite, notre follicule va rejoindre l'oviducte où les différentes membranes vont se déposer (blanc de l'œuf tout d'abord puis un peu plus loin, la membrane de l'œuf et la chambre à air). Enfin, arrivé dans l'utérus, l'œuf prendra sa coquille de calcaire. L’œuf mettra entre 18-48 heures pour réaliser tout le parcours.

Choix des reproducteurs

A partir du mois d'octobre jusqu'à fin janvier, de nombreux oiseaux seront destinés à la vente. C'est à ce moment là, ou l'éleveur sélectionnera ses futurs reproducteurs. Il est conseillé de choisir des oiseaux âgés de minimum 10 mois pour la reproduction. Une femelle peut reproduire correctement jusqu'à l'âge de 4 ans et 5 ans pour un mâle.

apdcanari_jeunes_13_mars_06__013.jpg

L'oiseau devra être en parfaite santé, il sera vif, fier, avec un plumage radieux, les pattes seront lisses et bien entretenues. En soufflant sur le ventre du canari, la peau doit être de couleur jaune orangé et non d'une couleur violacé (signes de maladies).

Sexage des canaris

Pour éviter des surprises lors de l'accouplement, l'éleveur veillera à sexer ses oiseaux avant de débuter la saison de reproduction.

On distingue facilement les mâles par leur chant, même s'il peut arriver à une femelle de chanter pratiquement comme un mâle.

Pour déterminer le sexe de l'oiseau, il suffit de souffler sur le bas ventre au niveau du cloaque. Les femelles ont leur sexe qui se termine dans le prolongement du corps, tandis que les mâles ont une excroissance de l'appareil génital, bien visible au moment de la reproduction.

Mâle elevage_18_mai_2009__159.jpg

Femelle elevage_18_mai_2009__162.jpg

L'éleveur peut avoir recours à une bague amovible de couleurs (généralement en plastique), une fois qu'il a déterminé le sexe de ses occupants. Il aura ainsi une vision plus large sur le nombre de couples qu'il pourra former.

Choix du matériel d'élevage

L'éleveur choisira une cage spacieuse pour ses futurs occupants avec de préférence, une séparation centrale. Cette cage devra faire au minimum 60 cm x 40 cm x 30 cm. Elle pourra disposer d'une grille de fond de cage pour permettre aux oiseaux de ne pas être en contact avec leurs fientes et donc limiter le risque de maladies. Le canari vole en longueur, donc il est important que cette cage soit plus longue que haute. Les barreaux de la cage pour les canaris (becs droits) sont verticaux.

Des perchoirs stables permettront au mâle de cocher plus précisément sa dulcinée.

debut_reproduction_26_fevrier_2010__077.jpg

Le nid sera soit en plastique, en terre cuite, ou en osier. Le plastique permet de nettoyer plus facilement le nid, tandis que le nid en terre cuite (poreux) permet de garder une humidité plus importante à l'intérieur de celui-ci. De nos jours, la plupart des amateurs utilisent le nid en plastique en forme de nichoir. Pour éviter de retrouver les œufs au fond de la cage, il est conseillé de fixer un feutre "antidérapant" dans le fond de chaque nid.

Il existe différents matériaux pour la construction du nid, de la charpie, du sisal, du coton, de la mousse séchée du jardin, de la fibre de coco, des fils de jute,...

Préparation

Beaucoup de personnes ignorent que l'accouplement de deux canaris, ne se prépare pas quelques jours auparavant, mais bien tout au long de l'année. C'est pour cette raison, que l'éleveur doit veiller à garantir une bonne santé et une bonne hygiène de vie à ses protégés. Les femelles sont généralement plus vite prêtes pour reproduire. Il est donc conseillé de séparer les mâles 2 mois avant d'accoupler. Les femelles pourront profiter de la volière commune au maximum, tandis que les mâles prendront place individuellement dans les cages de reproduction.

L'alimentation et les apports en vitamines seront différents pour les deux sexes. Pour les femelles, le choix de leur alimentation sera plus riche. De la pâtée aux œufs sera donnée deux fois par semaine jusqu'au début de la reproduction. Le choix d'une bonne alimentation est important ainsi qu'une eau renouvelée quotidiennement.

Facteurs de reproduction

L'élevage des canaris requière une lumière quotidienne de minimum 14 heures, et d'une température de 15 degrés Celsius (conditions optimales). La reproduction est enclenchée grâce à l'augmentation de lumière qui va agir sur l'hypophyse des oiseaux. C'est pour cette raison, que la date du 19 mars est retenue, car le temps de luminosité est suffisant en condition naturelle.

Quelques amateurs choisiront de débuter la reproduction au mois de janvier ou février, afin de terminer l'élevage plus tôt et pour obtenir des oiseaux plus costauds en vue des expositions. Avec cette méthode, l'utilisation d'un dimmer est vivement conseillée, pour permettre l'augmentation progressive de la lumière jusqu'au 14 heures nécessaires pour reproduire.

Toilletage des parents

Pour les races ou le plumage est assez long (surtout les schimmels), comme le gloster ou norwich par exemple, il est vivement conseillé de toiletter les oiseaux autour de leur cloaque, en coupant à l'aide d'un ciseau le surplus de plumes. Il ne faut cependant pas couper le plumeau (plumes entourant le sexe de l'oiseau), car elles permettent une meilleure transmission du liquide séminale lors de l'accouplement.

coupe_plumes_cloaque__123.jpg

Pour éviter des dégâts dans les nids (perçage des œufs), les ongles des reproducteurs doivent être recoupées.

schema_coupe_ongles.jpg

Afin de garantir un bon nourrissage, le bec des parents doit être de forme conique. Quand l’avant bec est trop long, l'excédent est à couper à l'aide d'une paire de petits ciseaux et il sera égalisé avec une lime à ongles.

Début de la reproduction

Une fois le nid terminé, la femelle commencera à pondre un œuf par jour, le matin de bonne heure, généralement après le levé du soleil. En moyenne, on peut compter 4 œufs par couvée. Le record connu à l'heure actuelle est de 9 œufs pondus. Il peut arriver que la femelle ne ponde pas un jour, mais le jour suivant. Dès que la femelle aura pondu, l'œuf tacheté de couleur gris bleuté sera retiré dans la matinée, après chaque nouvelle ponte et il sera remplacé par un œuf dit factice (oeuf en plastique, petite bille,...). Les canaris ne font pas la différence entre un œuf ou plusieurs dans leur nid, il n'est donc pas obligatoire de remplacer tous les œufs pondus par des factices, un seul suffira. La femelle commencera sûrement à couver l'œuf factice à partir du 3ème œuf pondu. L'utilisation d'oeufs factices permet de garantir une croissance constante au niveau des jeunes.

Pendant la période de ponte, les oeufs seront disposés dans un petit récipient ouvert, contenant par exemple des graines d'alpiste ou de l'ouate, à température ambiante. Il n'est pas nécessaire de retourner les oeufs quotidiennement, du moment ou l'oeuf est placé la pointe en bas.

Pour distinguer plus aisément la fin de la ponte, le dernier œuf pondu sera généralement plus bleuté que les précédents. Il faut savoir qu'un œuf retiré et non couvé, est valable une dizaine de jours.

Après la ponte, les œufs seront restitués au couple en les déposant délicatement dans leur nid. La couvaison commence réellement à partir de ce moment là. Afin de ne pas fatiguer la femelle, à couver inutilement, il est préférable de mirer les œufs à partir du sixième ou septième jour. Pour le mirage des œufs, il y a différentes techniques, mais la plus simple est d'utiliser une petite lampe de poche ou stylo mireur pour vérifier la bonne fécondité de ceux-ci. Un œuf fécondé est plus opaque à la lumière et laisse apparaitre parfois quelques vaisseaux sanguins. Tandis qu'un œuf non fécondé, dit œuf clair, est transparent. Si, un ou plusieurs œufs devaient s'avérer clairs, ceux-ci seraient retirés, ainsi que le nid, si la totalité était non fécondée. L'éclosion aura lieu vers le 13ème ou 14ème jour de couvaison.

Oeuf fécondé apdcanari_2_tour_j6_21_mars_06__024.jpg

Elevage des Nouveaux-Nés

Quand les poussins viennent juste de sortir de l’œuf, ils sont mouillés, ils ont une tête disproportionné par rapport à la grosseur de leur corps et les yeux sont clos. A partir du deuxième jour de vie, le duvet qui recouvre leur corps devient plus fin et, au bout de huit jours, ils ont doublé de volume, ouvert les yeux et réclament de la nourriture avec toujours plus d’insistance. Cette nourriture sera constituée de pâtée à base d’œufs, celle-ci doit être légèrement humidifiée et disposée dans une mangeoire, elle sera remplacée deux à trois fois par jour.

eclosion_20_mars_2007__062.jpg

Pendant les premiers jours de la vie, les petits réclament à manger continuellement. A mesure qu’ils se développent, la quantité de nourriture qu’ils peuvent avaler est plus importante et, par conséquent, les becquées deviennent moins fréquentes. Le mâle, aide la femelle à donner la becquée aux petits et la remplace sur le nid quand elle doit s’absenter pendant quelques instants.

evolution_reproduction_mai_2009__118.jpg

petit_oeuf_apdcanari__018.jpg

Entre le 18ème et le 20ème jour, les petits abandonnent le nid ; à trois semaines, ils commencent à pépier ; vers le 25ème jour, ils se nourrissent tout seuls. Trois semaines après leur naissance, leur alimentation doit nécessairement subir quelques modifications ; on réduit graduellement la quantité de pâtée à l’œuf pour le remplacer par un mélange de graines.

reproduction_18_avril_2008_1_tour__089.jpg

travaux_2009_19_juin__062.jpg

Le baguage des oisillons

Vers le 6ème où 7ème jour, l'oisillon pourra recevoir une bague fermée (carte d'identité).

baguage_jeunes__026.jpg

Tenir le jeune dans une main et la bague dans l'autre. Passer les 3 doigts antérieurs dans la bague. Glisser la bague en tenant le doigt postérieur parallèlement à la patte du jeune.

baguage_jeunes__034.jpg

baguage_jeunes__038.jpg

Une fois la bague passée le plus loin possible sur la patte (sans forcer), un cure dents permettra de ressortir le doigt postérieur de la bague. A cet âge là, les os de la patte ne sont pas encore solidifiés, c'est toujours du cartilage.

baguage_jeunes__041.jpg

Pour s'assurer que le jeune n'a pas été bagué trop tôt, il suffit d'essayer de faire ressortir la bague de la patte de l'oisillon, sans forcer. Dans le cas, ou la bague s'enlève facilement, il est conseillé de la retirer et d'essayer de le baguer à nouveau, le lendemain.

baguage_jeunes__046.jpg

Le jeune est bagué.

Pour éviter de retrouver les jeunes hors de la cage à cause des parents, il est parfois nécessaire d’entourer la bague de l'oisillon par un sparadrap de couleur chair.

Article rédigé par Cédric Courbois

mercredi, mai 5 2010

La mutation Topaze

C'est une mutation récessive libre non liée au sexe, ce qui veut dire qu'il faut que cette mutation soit en double pour pouvoir s'exprimer librement.

topaze1.jpg

En bref : en mâle ou en femelle

topaze11.jpg

La mutation topaze n'était cultivée ces dernières années que sur l'agate. Puis on la cultiva aussi chez le noir. Depuis peu, on commence à rencontrer des oiseaux brun topaze. Cette dernière couleur vient d'être récemment reconnue par la Confédération Ornithologique Mondiale (COM) avec la reconnaissance de son standard. En effet, l'on ne rencontrait que trois types de topaze, le noir, l'agate, et depuis peu le brun et apparu. Le brun topaze est donc reconnu officiellement et concoure dans les expositions COM à partir de 2009. Un standard propre a été mis au point.

La principale caractéristique de cette mutation est l'ourlet clair sur les rémiges (plumes des ailes), les rectrices (plumes de la queue) et aussi les tectrices (plume de couverture ou du dos). Les jeunes naissent avec les yeux rouges, mais ceux-ci se foncent ensuite.

topaze2.jpg

Brun topaze

Les stries seront d'une tonalité brune (noisette), elles seront longues et alignées comme chez le brun classique. Le dessin dorsal forme des rayures parallèles (dessin longitudinal) d'une largeur correspondante à celles du brun classique, Ces rayures se retrouve aussi très nettement sur les flancs, en harmonie avec le dos. Il ne doit pas y avoir de dé pigmentation en bout de plumes. Le dessin de tête sera celui du brun classique correspondant. L'interstrie devra être sans phaéomélanine, elle sera brun clair. Un large ourlet sera très nettement visible sur le pourtour extérieur des rémiges internes, les ailes et la queue très marquées. Le bec, les pattes et les ongles seront unicolores et de couleur chair. Les yeux seront rouge foncé,

Chez le brun topaze, il conviendra de privilégier et valoriser la tonalité brune assez soutenue (noisette) des stries et la disparition de la phaéomélanine.

topaze3.jpg

Brun topaze rouge mosaïque femelle (photo Glémet)

Certains diront qu’il s’agit là d’un phaéo et bien ! A la différence du phaéo qui possède comme un écaillage blanc, la structure de la plume du brun topaze reflète la partie brune en son centre et l’ourlet clair sur le bord externe.

Noir topaze

Ces oiseaux présenteront un dessin strié de tonalité chocolat noir, longitudinal et continu depuis le haut du dos. Les flancs sont striés. Ces stries ressortent fortement sur un fond d'oiseau sans brun, foncé avec des reflets gris. Le bec, les pattes et les ongles sont clairs. Les yeux sont noirs.

topaze4.jpg

Chez ce noir topaze rouge mosaïque mâle, l’on peut remarquer les stries longitudinales et les ourlets typiques de la mutation sur les rémiges et tectrices.

topaze5.jpg

Le fils à l’âge de 4 semaines…

Agate topaze

Ces oiseaux présentent un dessin strié discontinu de tonalité gris anthracite le plus foncé possible. Ce dessin strié sera fin et présent sur le dos et les flancs. Le dessin de tête sera celui de l'agate classique correspondant. Le fond de l'oiseau est sans brun donc laisse bien apparaître le pigment lipochromique ou prend une teinte gris blanc chez le mosaïque et le fond blanc. L'ourlet sera nettement visible en bordure des rémiges et laissera nettement voir cette pureté du fond de l'oiseau. Le bec, les pattes et les ongles sont clairs. Les yeux sont noirs. Concernant les topaze mosaïque rouge on parle aussi de stries noires/grises "bleutées".

C’est dans l’agate que la mutation topaze s’exprime avec beaucoup d’intensité, donnant au canari à fond blanc ou mosaïque une luminosité considérable.

topaze6.jpg

Agate topaze rouge mosaïque bien typique, les stries discontinues (griffures) bordées d'un ourlet sont bien visibles. La tête est les flancs sont striés. L’oiseau ici est très lumineux et le lipochrome intense. Le patron mosaïque est bien représenté (rémiges colorées mais moins pénalisable chez les fonds rouge).

topaze7.JPG

Jeunes agate topaze mosaïque rouge à l’âge de deux semaines. L’on peut déjà distinguer l’ourlet typique de la mutation topaze sur les rémiges de ces jeunes oiseaux. A noter aussi l’intensité des stries plus marqué chez l’un que chez l’autre… un mâle et une femelle peut être ?

topaze8.jpg

topaze9.jpg

Voici deux agates topaze mosaïque jaune (fils et père). L’on peut constater les stries fines et discontinues en forme de griffures dorsales.

Particularité : Les femelles canari topaze ont souvent la mauvaise réputation d’être de mauvaises éleveuses. Ceci serait lié comme d’autres mutations (satiné, lutino, phaéo…) à la couleur des yeux qu’ont les petits à la naissance.

Les canaris topaze ne sont pas à recommander aux éleveurs débutants, car assez difficile en élevage. Il faut s’attacher à cultiver aussi chez ces oiseaux les qualités des mères éleveuses concernant le nourrissage et le réflexe de donner la becquée à leur progéniture.

topaze10.jpg

Remerciements à Djem pour ses clichés, à J.P Glémet pour le brun topaze mosaïque rouge et à Cédric pour la mise en page.

Salutations ornithologiques, venturon65.

jeudi, janvier 28 2010

Quelques caractéristiques du Gloster

Description de la huppe

  • La huppe doit être bien équilibrée, c'est-à-dire régulière, ronde frôlant le bec, passant par le milieu de l'oeil, descendant derrière l'oeil de chaque côté vers les joues et se fondant dans la nuque.
  • La huppe doit aussi être bien pleine, sans cassure et en forme de coupole comme un parapluie.
  • Elle doit présenter un point central bien au centre de la tête, à hauteur de l'oeil et le plus petit possible.
  • Il faut veiller à l'absence de plumes dressées dans la huppe et de trou dans la nuque.
  • La couleur de la huppe doit être vive avec une plume riche et soyeuse.
  • Les principaux défauts : huppe ovale, cornée, point central trop grand, trou dans la nuque, huppe fendue...

standard_gloster_figure_2.jpg

Description de la tête

  • La tête doit être bien ronde de profil en partant au-dessus du bec pour former une courbe régulière, sans plat au sommet du crâne.
  • De face, elle doit démarrer bien large au -dessus du bec sans laisser voir les yeux.
  • Elle doit être le support idéal de la huppe en forme de coupole décrite ci-avant.
  • Un léger sourcil doit marquer l'oeil de chaque côté sans le cacher.
  • La tête doit aussi présenter deux joues bien remplies.
  • Les principaux défauts : tête pincée présentant une ligne partant de l'oeil jusqu'à la nuque et se terminant par des "cornes", oeil visible du dessus (défaut encore plus grave chez les mâles !).

standard_gloster_figure_3.jpg

Description du corps

  • Le dos ne peut pas présenter de creux, il doit être une suite idéale à la courbe de la tête.
  • Le cou descend comme une cagoule sur les épaules, sans cassure entre la tête et le corps.
  • La poitrine doit être large et ronde vue de face comme de profil.
  • Le corps, très court, présente une courbe qui remonte immédiatement derrière les pattes.
  • Les ailes doivent être bien portées près du dos.
  • Les principaux défauts : corps trop long, pas de poitrine ou poitrine trop proéminente, mauvais port d'ailes, ailes trop longues ou ouvertes en éventail.

standard_gloster_figure_4.jpg

Description de la queue

  • Elle doit être courte, étroite et en forme de tuyau de pipe, dans la même ligne que le dos, en proportion avec le corps.
  • Les principaux défauts : queue trop longue, ouverte, en forme de queue de poisson.

standard_gloster_figure_6.jpg

Description du plumage

  • Il doit être serré, fermé et doit donner clairement l'apparence de la bonne qualité et de la bonne couleur de fond naturelle.
  • Il ne faut pas négliger son importance.
  • Les principaux défauts : plumage long, terne, délavé.
  • Ceci est la conséquence d'accouplements schimmel X schimmel d'oiseaux à mauvais plumage favorisant l'apparition des lumps (kystes folliculaires).

Description des pattes et du bec

  • Les pattes sont courtes avec les cuisses invisibles.
  • Le bec doit être court et conique.

standard_gloster_figure_5.jpg

Le maintien

  • Le Gloster doit prendre une position semi-érigée sur ses pattes courtes.
  • Il saute calmement d'un perchoir à l'autre sans frayeur, il est vif et curieux.
  • N'oubliez pas qu'un oiseau calme se relâche et montre ses qualités.
  • Les principaux défauts : oiseau nerveux, oiseau affalé sur le perchoir.

La taille

  • Tendant vers la miniature, mais je pense qu'il vaut mieux un oiseau un peu long avec de bonnes formes et proportions, qu'un oiseau court sans qualités.

La condition

  • Le Gloster doit montrer une bonne santé et être bien propre.

standard_gloster_figure_1.jpg

Remarques générales

Le Gloster est un oiseau à part entière, il n'est pas un mini-norwich, ni un mini-crest. Il faut éviter de le comparer à ces oiseaux.

En plus, de la miniature, le Gloster doit avoir les qualités reprises ci-dessous. Son plumage doit être impeccable, car, seul un bon plumage nous permettra de juger des formes et des qualités exactes de l'oiseau.

Les dessins que vous trouverez dans cet article ont été réalisé par l'auteur d'après le standard officiel de l'I.G.B.A. (International Gloster Breeder Association).

Article rédigé par Dominique FRENOY

vendredi, janvier 8 2010

Carence en vitamines - Avitaminose

La première conséquence d'un manque de vitamines est en quelque sorte une moindre résistance aux maladies, quelquefois même elle peut provoquer la stérilité chez les reproducteurs (avitaminose).

D'autres troubles viennent se greffer, exemple : arrêt de la croissance chez les jeunes, chute de plumes, amaigrissement, etc... Souvent il ne faut pas aller chercher bien loin, a cause est souvent la non-distribution d'aliments frais.

Pour pallier, certains amateurs ajoutent à l'alimentation de puissants complexes vitaminés.

Avitaminose A

Cette carence conduit au manque d'appétit chez les oiseaux, d'où amaigrissement, la ponte des œufs s'en trouvera affectée. La vitamine A se retrouve essentiellement dans l'huile de foie de morue, le maïs et les carottes.

Avitaminose B

La carence en vitamines du groupe B conduit à des névrites. La tête retombant sur le dos où des oiseaux perdant l'équilibre.

Avitaminose B12

Cette carence provoque l'amaigrissement, des retards dans l'évolution de la mue. Pour combler à ce désagrément, il conviendra de distribuer de la levure de bierre déshydratée, un apport de légumes verts (frais et crus) et si le cas l'exige, un bon complexe vitaminé incorporé dans l'eau de boisson.

Avitaminose C

Celle-ci n'apparaîtra que si vous avez administré des sulfamides à vos oiseaux. En règle générale, tous les oiseaux sont capables de synthétiser cette vitamine. Mon conseil sera d'ajouter des extraits de citron à l'eau de boisson après une prise de sulfamides, où alors du vinaigre de cidre pour dégorger le foie.

Avitaminose D

Elle se manifestera par un rachitisme, une inflammation des articulations et lors de la ponte, à des coquilles d'œufs très friables. L'exposition aux rayons solaires assurera la synthèse de la vitamine D à partir du cholestérol du tissu sous-cutané. L'huile de foie de morue est très riche dans la vitamine du groupe D.

Avitaminose E

Vous n'êtes pas sans savoir que la vitamine E, est la vitamine par excellence de la reproduction, donc un manque de celle-ci comportera des troubles lors de la reproduction. Il faudra ajouter à leur menu des graines germées, mais aussi ce que beaucoup ne connaissent pas, des navets où de l'huile de navets.

Avitaminose K

Cette carence se rencontre par une tendance aux hémorragies internes, les plaies tardant à se cicatriser. Pour diminuer l'activité microbienne qui synthétise la vitamine K, vous devrez faire une tisane de feuilles de mûrier et donner beaucoup de feuilles de pissenlit.

La Mélanine chez les Oiseaux

On désigne sous le nom de mélanine, des pigments très répandus dans le règne animalier. Produite par l'organisme, les mélanines colorent les productions de la peau, des griffes, des plumes, mais aussi des yeux.

Malgré des couleurs différentes, toutes les mélanines ont la même origine et des propriétés voisines, aussi dit-on la mélanine pour désigner leur ensemble.

Le principal rôle de la mélanine chez nos compagnons est la production de couleurs. De nombreux oiseaux, comme le Paon (Pavo cristatus), le Diamant mandarin (Taeniopygia guttata), le Ministre (Passerina caerulea), lui doivent toutes les couleurs de plumage, sans mélanine, ils seraient tous blancs.

Mais la mélanine, parce qu'elle est une protéine, contribue aussi à rendre les plumes plus robustes.

C'est ainsi que l'axe de nombreuses plumes et souvent les plumes de vol (ailes et queue) sont entièrement imprégnées de mélanine brune ou, le plus souvent, noire. Cette dernière est la plus résistante, insoluble dans l'eau et les solvants usuels, la mélanine résiste aux agents les plus corrosifs, mais elle est appréciée par des acariens, parasites du plumage qui se nourrissent des plumes.

La mue en assurant le renouvellement des plumes, permet à nos pensionnaires de disposer d'un plumage neuf tous les ans.

Dans l'oeil, la mélanine entoure la rétine et constitue la chambre noire. Elle colore également l'Iris, dont les couleurs très variées sont le résultat de phénomènes optiques résultant de l'état sous lequel se trouve la mélanine.

En l'absence de mélanine, l'œil devient rouge, ce qui est la couleur du sang qui y circule, la qualité de la vision est diminuée.

Mise en place :

Les mélanocytes sont situés dans le derme, sous la couche génératrice de la peau, la plume est produite par un bourgeon qui correspond au soulèvement de l'ectoderme.

Les mélanocytes migrent alors dans le bourgeon et ils vont coloniser la future plume. Celle-ci pousse par sa base, si bien que son extrémité se forme en premier. De fins prolongement permettent aux mélanocytes d'injecter avec précision, la mélanine dans la plume, il va en résulter des dessins très précis (fines stries, ponctuations, etc...).

Ces dessins dépendant de la croissance de la plume. Si la mélanisation est tardive, l'extrémité de la plume sera sans mélanine, si elle s'arrête trop tôt, c'est la base de la plume qui n'en contiendra pas.

La couleur de la mélanine est donc celle de la plume dépend du déroulement de la mélanisation: si l'eumélanine apparaît avec du retard, l'extrémité de la plume sera brune et sa base sera noire, etc...

Coloris produits par la mélanine :

La mélanine est d'abord un pigment et la couleur d'un pigment est celle des radiations qu'il renvoie : il est jaune s'il renvoie du jaune, brun s'il renvoie du brun, blanc s'il renvoie toutes les radiations et noir s'il n'en renvoie aucune. Dans ce dernier cas, toute la lumière reçue est absorbée.

Les phaéomélanines donnent aux plumes les couleurs brunes, l'eumélanine leur donne la couleur noire. Ces couleurs sont celles des écorces, des rochers, des feuilles mortes. Elles favorisent le camouflage, aussi sont elles fréquentes chez les femelles et chez les prédateurs (rapaces).

Mais le rôle de la mélanine est encore plus important, puisqu'elles sont indispensables pour la production du bleu, du vert et du violet chez les Psittacidés, et de toutes les couleurs du Paon.

Chez les oiseaux, la lumière est décomposée par des structures particulières et seules certaines radiations sont renvoyées, les autres sont absorbées par de la mélanine.

Chez les psittacidés et de nombreux oiseaux (Diamant de Gould), les plumes bleues ont dans les barbes une couche structurale riche en molécules géantes d'eumélanine absorbant la lumière qui n'est pas réfléchie. Le remplacement de cette eumélanine par de la phaéomélanine, transforme le bleu en violet.

Chez le Paon, la lumière est décomposée par des séries de micro-lamelles situées dans les barbules des plumes. Il en est de même chez les Colibris. De l'eumélanine située en profondeur, absorbe les radiations non réfléchies. Ce sont également des micro-lamelles qui sont à l'origine des couleurs irisées de nombreux oiseaux : Pigeon (Columba livia), coq (Gallus domesticus), corbeau (Corvus corax), ces couleurs changent selon l'orientation de la lumière qui frappe la plume.

La présence de Caroténoïdes dans la plume permet de passer du bleu au vert et du violet au pourpre, mais les micro-lamelles peuvent produire toutes les couleurs sans qu'il y ait des caroténoïdes.

En l'absence de mélanine noire, ces couleurs, dites structurales n'apparaissent pas. La mélanine noire intervient aussi dans la pureté des couleurs. Sa présence à la base des plumes du masque du Diamant de Gould, en rend le rouge plus pur, si une mutation la fait disparaître, le rouge devient plus clair. Chez la perruche ondulée, le bleu est produit par les barbes des plumes, mais il est d'autant plus sombre que les barbules sont riches en eumélanine.

Mutations de la couleur et du dessin du plumage :

La couleur du plumage est caractéristique de l'espèce et elle diffère souvent selon le sexe de l'oiseau. La répartition des couleurs est héréditaire et donc d'origine génétique. De nombreux gènes interviennent, les uns concernent la synthèse des mélanines, les autres, leur répartition dans l'ensemble du plumage et aussi dans les plumes.

La durée du dépôt est contrôlée par des gènes dont la mutation change le dessin de la plume. La répartition des pigments selon les régions du corps relève de gènes de localisation, qui souvent ont une action inhibitrice, ils empêchent le dépôt dans certaines régions.

Ainsi chez le Diamant de Gould, un gène inhibiteur permet l'apparition d'un masque rouge en inhibant le dépôt de mélanine noire.

Les changements que l'on observe dans la couleur des oiseaux peuvent être héréditaires. Dans ce cas, ils sont dus à des mutations de gènes intervenant dans la coloration du plumage. Il en résulte des modifications, soit dans le déroulement de la mélanisation, soit dans la durée du dépôt de pigment pendant la croissance des plumes, soit encore dans la localisation de la couleur.

On peut distinguer trois cas de mutations concernant la Mélanogenèse :

La mutation la plus fréquente chez les oiseaux de cage, est celle qui remplace la mélanine noire par de la mélanine brune. Cette mutation dites brune ou encore cinnamon (cas des Psittacidés) correspond apparemment à l'absence de polymérisation. En l'absence de l'enzyme qui permet cette polymérisation, l'eumélanine n'apparaît pas où seulement en petite quantité et très tardivement.

Chez le canari brun, le plumage est brun, mais, si on souffle dans les plumes, on voit un peu de mélanine noire à leur base. Un freinage important de la mélanisation entraine une couleur beige (brun dilué) caractéristique des oiseaux dits Isabelles (Canari,Moineau du Japon).

Mutations concernant la durée du dépôt :

Chez les Canaris inos, la mélanine est brune, et elle est localisée sur le bord des plumes. Des interruptions dans le dépôt sont à l'origine des zébrures et des bandes plus claires observées sur les plumes (canaris dits : ailes grises), si le dépôt de mélanine est très tardif, seules les bases des plumes sont noires (masque rouge chez le Gould).

Mutations concernant la localisation des couleurs:

Localement, une couleur peut disparaître. Ainsi la poitrine d'un Diamant de Gould peut devenir blanche. Chez le Diamant mandarin, les joues, normalement orangées chez le mâle, peuvent être blanches ou noires.

La synthèse de la mélanine et son dépôt étant coordonnés, il est fréquent qu'une mutation agisse à la fois sur la couleur de la mélanine, sur sa densité et sur sa répartition dans la plume.

Elle peut aussi concerner la couleur de l'œil. Chez le Canari ino, il n'y à que de la mélanine brune, celle-ci est diluée et présente seulement aux extrémités des grandes plumes, l'œil est rouge.

On retrouve des mutations comparables chez de nombreuses espèces d'élevage, ce qui témoigne d'une grande similitude dans la mélanogenèse et dans la pigmentation des plumes.

Article rédigé par Léon

jeudi, janvier 7 2010

Carences en sels mineraux

Les carences nutritives sont généralement dues à une alimentation peu diversifiées. Les symptômes sont très complexes. Il est par conséquent opportun de prévenir ces anomalies qui risquent de causer et d'affecter bien des tourments chez vos pensionnaires. On veillera à apporter aux oiseaux les substances particulièrement indiquées à leur croissance et à leur développement satisfaisants .

Le traitement à suivre consiste en l'administration ad hoc de solutions préparées, recommandée par le vétérinaire.

Les minéraux les plus importants sont les suivants :

Phosphore : c'est l'un des composants quantitatifs et qualitatifs les plus importants du squelette. Il régularise le métabolisme du Calcium, combat le rachitisme et agit comme un tonique sur la musculature et le cœur. Phosphore et Calcium représentent les 3/4 des substances minérales présentes dans l'organisme des oiseaux.

Magnésium : Il régularise l'équilibre du Calcium, stimule la reproduction,augmente la résistance aux infections, facilite la digestion et favorise également la croissance.

Souffre : Il régularise les fonctions ovariennes et facilite l'assimilation des protéines, c'est aussi une substance qui entre dans la composition des plumes.

Manganèse : Il facilite la croissance et la reproduction et assure le bon développement de la charpente osseuse (squelette).

Fer : c'est le composant principal de l'hémoglobine du sang.

Cuivre : Il joue un rôle prépondérant dans la lutte contre les infections, en stimulant la formation d'anticorps et en diminuant la résistance des microbes aux antibiotiques.

Cobalt : Il prévient l'anémie.

Zinc : Il régularise l'hypophyse, glande responsable de la croissance.

Article rédigé par Léon

- page 1 de 9