La huppe doit être bien équilibrée, c'est-à-dire régulière, ronde frôlant le bec, passant par le milieu de l'oeil, descendant derrière l'oeil de chaque côté vers les joues et se fondant dans la nuque.
La huppe doit aussi être bien pleine, sans cassure et en forme de coupole comme un parapluie.
Elle doit présenter un point central bien au centre de la tête, à hauteur de l'oeil et le plus petit possible.
Il faut veiller à l'absence de plumes dressées dans la huppe et de trou dans la nuque.
La couleur de la huppe doit être vive avec une plume riche et soyeuse.
Les principaux défauts : huppe ovale, cornée, point central trop grand, trou dans la nuque, huppe fendue...
Description de la tête
La tête doit être bien ronde de profil en partant au-dessus du bec pour former une courbe régulière, sans plat au sommet du crâne.
De face, elle doit démarrer bien large au -dessus du bec sans laisser voir les yeux.
Elle doit être le support idéal de la huppe en forme de coupole décrite ci-avant.
Un léger sourcil doit marquer l'oeil de chaque côté sans le cacher.
La tête doit aussi présenter deux joues bien remplies.
Les principaux défauts : tête pincée présentant une ligne partant de l'oeil jusqu'à la nuque et se terminant par des "cornes", oeil visible du dessus (défaut encore plus grave chez les mâles !).
Description du corps
Le dos ne peut pas présenter de creux, il doit être une suite idéale à la courbe de la tête.
Le cou descend comme une cagoule sur les épaules, sans cassure entre la tête et le corps.
La poitrine doit être large et ronde vue de face comme de profil.
Le corps, très court, présente une courbe qui remonte immédiatement derrière les pattes.
Les ailes doivent être bien portées près du dos.
Les principaux défauts : corps trop long, pas de poitrine ou poitrine trop proéminente, mauvais port d'ailes, ailes trop longues ou ouvertes en éventail.
Description de la queue
Elle doit être courte, étroite et en forme de tuyau de pipe, dans la même ligne que le dos, en proportion avec le corps.
Les principaux défauts : queue trop longue, ouverte, en forme de queue de poisson.
Description du plumage
Il doit être serré, fermé et doit donner clairement l'apparence de la bonne qualité et de la bonne couleur de fond naturelle.
Il ne faut pas négliger son importance.
Les principaux défauts : plumage long, terne, délavé.
Ceci est la conséquence d'accouplements schimmel X schimmel d'oiseaux à mauvais plumage favorisant l'apparition des lumps (kystes folliculaires).
Description des pattes et du bec
Les pattes sont courtes avec les cuisses invisibles.
Le bec doit être court et conique.
Le maintien
Le Gloster doit prendre une position semi-érigée sur ses pattes courtes.
Il saute calmement d'un perchoir à l'autre sans frayeur, il est vif et curieux.
N'oubliez pas qu'un oiseau calme se relâche et montre ses qualités.
Les principaux défauts : oiseau nerveux, oiseau affalé sur le perchoir.
La taille
Tendant vers la miniature, mais je pense qu'il vaut mieux un oiseau un peu long avec de bonnes formes et proportions, qu'un oiseau court sans qualités.
La condition
Le Gloster doit montrer une bonne santé et être bien propre.
Remarques générales
Le Gloster est un oiseau à part entière, il n'est pas un mini-norwich, ni un mini-crest. Il faut éviter de le comparer à ces oiseaux.
En plus, de la miniature, le Gloster doit avoir les qualités reprises ci-dessous. Son plumage doit être impeccable, car, seul un bon plumage nous permettra de juger des formes et des qualités exactes de l'oiseau.
Les dessins que vous trouverez dans cet article ont été réalisé par l'auteur d'après le standard officiel de l'I.G.B.A. (International Gloster Breeder Association).
La première conséquence d'un manque de vitamines est en quelque sorte une moindre résistance aux maladies, quelquefois même elle peut provoquer la stérilité chez les reproducteurs (avitaminose).
D'autres troubles viennent se greffer, exemple : arrêt de la croissance chez les jeunes, chute de plumes, amaigrissement, etc... Souvent il ne faut pas aller chercher bien loin, a cause est souvent la non-distribution d'aliments frais.
Pour pallier, certains amateurs ajoutent à l'alimentation de puissants complexes vitaminés.
Avitaminose A
Cette carence conduit au manque d'appétit chez les oiseaux, d'où amaigrissement, la ponte des œufs s'en trouvera affectée. La vitamine A se retrouve essentiellement dans l'huile de foie de morue, le maïs et les carottes.
Avitaminose B
La carence en vitamines du groupe B conduit à des névrites. La tête retombant sur le dos où des oiseaux perdant l'équilibre.
Avitaminose B12
Cette carence provoque l'amaigrissement, des retards dans l'évolution de la mue. Pour combler à ce désagrément, il conviendra de distribuer de la levure de bierre déshydratée, un apport de légumes verts (frais et crus) et si le cas l'exige, un bon complexe vitaminé incorporé dans l'eau de boisson.
Avitaminose C
Celle-ci n'apparaîtra que si vous avez administré des sulfamides à vos oiseaux. En règle générale, tous les oiseaux sont capables de synthétiser cette vitamine. Mon conseil sera d'ajouter des extraits de citron à l'eau de boisson après une prise de sulfamides, où alors du vinaigre de cidre pour dégorger le foie.
Avitaminose D
Elle se manifestera par un rachitisme, une inflammation des articulations et lors de la ponte, à des coquilles d'œufs très friables. L'exposition aux rayons solaires assurera la synthèse de la vitamine D à partir du cholestérol du tissu sous-cutané. L'huile de foie de morue est très riche dans la vitamine du groupe D.
Avitaminose E
Vous n'êtes pas sans savoir que la vitamine E, est la vitamine par excellence de la reproduction, donc un manque de celle-ci comportera des troubles lors de la reproduction.
Il faudra ajouter à leur menu des graines germées, mais aussi ce que beaucoup ne connaissent pas, des navets où de l'huile de navets.
Avitaminose K
Cette carence se rencontre par une tendance aux hémorragies internes, les plaies tardant à se cicatriser. Pour diminuer l'activité microbienne qui synthétise la vitamine K, vous devrez faire une tisane de feuilles de mûrier et donner beaucoup de feuilles de pissenlit.
On désigne sous le nom de mélanine, des pigments très répandus dans le règne animalier. Produite par l'organisme, les mélanines colorent les productions de la peau, des griffes, des plumes, mais aussi des yeux.
Malgré des couleurs différentes, toutes les mélanines ont la même origine et des propriétés voisines, aussi dit-on la mélanine pour désigner leur ensemble.
Le principal rôle de la mélanine chez nos compagnons est la production de couleurs. De nombreux oiseaux, comme le Paon (Pavo cristatus), le Diamant mandarin (Taeniopygia guttata), le Ministre (Passerina caerulea), lui doivent toutes les couleurs de plumage, sans mélanine, ils seraient tous blancs.
Mais la mélanine, parce qu'elle est une protéine, contribue aussi à rendre les plumes plus robustes.
C'est ainsi que l'axe de nombreuses plumes et souvent les plumes de vol (ailes et queue) sont entièrement imprégnées de mélanine brune ou, le plus souvent, noire.
Cette dernière est la plus résistante, insoluble dans l'eau et les solvants usuels, la mélanine résiste aux agents les plus corrosifs, mais elle est appréciée par des acariens, parasites du plumage qui se nourrissent des plumes.
La mue en assurant le renouvellement des plumes, permet à nos pensionnaires de disposer d'un plumage neuf tous les ans.
Dans l'oeil, la mélanine entoure la rétine et constitue la chambre noire. Elle colore également l'Iris, dont les couleurs très variées sont le résultat de phénomènes optiques résultant de l'état sous lequel se trouve la mélanine.
En l'absence de mélanine, l'œil devient rouge, ce qui est la couleur du sang qui y circule, la qualité de la vision est diminuée.
Mise en place :
Les mélanocytes sont situés dans le derme, sous la couche génératrice de la peau, la plume est produite par un bourgeon qui correspond au soulèvement de l'ectoderme.
Les mélanocytes migrent alors dans le bourgeon et ils vont coloniser la future plume. Celle-ci pousse par sa base, si bien que son extrémité se forme en premier. De fins prolongement permettent aux mélanocytes d'injecter avec précision, la mélanine dans la plume, il va en résulter des dessins très précis (fines stries, ponctuations, etc...).
Ces dessins dépendant de la croissance de la plume. Si la mélanisation est tardive, l'extrémité de la plume sera sans mélanine, si elle s'arrête trop tôt, c'est la base de la plume qui n'en contiendra pas.
La couleur de la mélanine est donc celle de la plume dépend du déroulement de la mélanisation: si l'eumélanine apparaît avec du retard, l'extrémité de la plume sera brune et sa base sera noire, etc...
Coloris produits par la mélanine :
La mélanine est d'abord un pigment et la couleur d'un pigment est celle des radiations qu'il renvoie : il est jaune s'il renvoie du jaune, brun s'il renvoie du brun, blanc s'il renvoie toutes les radiations et noir s'il n'en renvoie aucune. Dans ce dernier cas, toute la lumière reçue est absorbée.
Les phaéomélanines donnent aux plumes les couleurs brunes, l'eumélanine leur donne la couleur noire. Ces couleurs sont celles des écorces, des rochers, des feuilles mortes. Elles favorisent le camouflage, aussi sont elles fréquentes chez les femelles et chez les prédateurs (rapaces).
Mais le rôle de la mélanine est encore plus important, puisqu'elles sont indispensables pour la production du bleu, du vert et du violet chez les Psittacidés, et de toutes les couleurs du Paon.
Chez les oiseaux, la lumière est décomposée par des structures particulières et seules certaines radiations sont renvoyées, les autres sont absorbées par de la mélanine.
Chez les psittacidés et de nombreux oiseaux (Diamant de Gould), les plumes bleues ont dans les barbes une couche structurale riche en molécules géantes d'eumélanine absorbant la lumière qui n'est pas réfléchie. Le remplacement de cette eumélanine par de la phaéomélanine, transforme le bleu en violet.
Chez le Paon, la lumière est décomposée par des séries de micro-lamelles situées dans les barbules des plumes. Il en est de même chez les Colibris. De l'eumélanine située en profondeur, absorbe les radiations non réfléchies. Ce sont également des micro-lamelles qui sont à l'origine des couleurs irisées de nombreux oiseaux : Pigeon (Columba livia), coq (Gallus domesticus), corbeau (Corvus corax), ces couleurs changent selon l'orientation de la lumière qui frappe la plume.
La présence de Caroténoïdes dans la plume permet de passer du bleu au vert et du violet au pourpre, mais les micro-lamelles peuvent produire toutes les couleurs sans qu'il y ait des caroténoïdes.
En l'absence de mélanine noire, ces couleurs, dites structurales n'apparaissent pas. La mélanine noire intervient aussi dans la pureté des couleurs. Sa présence à la base des plumes du masque du Diamant de Gould, en rend le rouge plus pur, si une mutation la fait disparaître, le rouge devient plus clair. Chez la perruche ondulée, le bleu est produit par les barbes des plumes, mais il est d'autant plus sombre que les barbules sont riches en eumélanine.
Mutations de la couleur et du dessin du plumage :
La couleur du plumage est caractéristique de l'espèce et elle diffère souvent selon le sexe de l'oiseau. La répartition des couleurs est héréditaire et donc d'origine génétique.
De nombreux gènes interviennent, les uns concernent la synthèse des mélanines, les autres, leur répartition dans l'ensemble du plumage et aussi dans les plumes.
La durée du dépôt est contrôlée par des gènes dont la mutation change le dessin de la plume. La répartition des pigments selon les régions du corps relève de gènes de localisation, qui souvent ont une action inhibitrice, ils empêchent le dépôt dans certaines régions.
Ainsi chez le Diamant de Gould, un gène inhibiteur permet l'apparition d'un masque rouge en inhibant le dépôt de mélanine noire.
Les changements que l'on observe dans la couleur des oiseaux peuvent être héréditaires. Dans ce cas, ils sont dus à des mutations de gènes intervenant dans la coloration du plumage. Il en résulte des modifications, soit dans le déroulement de la mélanisation, soit dans la durée du dépôt de pigment pendant la croissance des plumes, soit encore dans la localisation de la couleur.
On peut distinguer trois cas de mutations concernant la Mélanogenèse :
La mutation la plus fréquente chez les oiseaux de cage, est celle qui remplace la mélanine noire par de la mélanine brune. Cette mutation dites brune ou encore cinnamon (cas des Psittacidés) correspond apparemment à l'absence de polymérisation. En l'absence de l'enzyme qui permet cette polymérisation, l'eumélanine n'apparaît pas où seulement en petite quantité et très tardivement.
Chez le canari brun, le plumage est brun, mais, si on souffle dans les plumes, on voit un peu de mélanine noire à leur base. Un freinage important de la mélanisation entraine une couleur beige (brun dilué) caractéristique des oiseaux dits Isabelles (Canari,Moineau du Japon).
Mutations concernant la durée du dépôt :
Chez les Canaris inos, la mélanine est brune, et elle est localisée sur le bord des plumes. Des interruptions dans le dépôt sont à l'origine des zébrures et des bandes plus claires observées sur les plumes (canaris dits : ailes grises), si le dépôt de mélanine est très tardif, seules les bases des plumes sont noires (masque rouge chez le Gould).
Mutations concernant la localisation des couleurs:
Localement, une couleur peut disparaître. Ainsi la poitrine d'un Diamant de Gould peut devenir blanche. Chez le Diamant mandarin, les joues, normalement orangées chez le mâle, peuvent être blanches ou noires.
La synthèse de la mélanine et son dépôt étant coordonnés, il est fréquent qu'une mutation agisse à la fois sur la couleur de la mélanine, sur sa densité et sur sa répartition dans la plume.
Elle peut aussi concerner la couleur de l'œil. Chez le Canari ino, il n'y à que de la mélanine brune, celle-ci est diluée et présente seulement aux extrémités des grandes plumes, l'œil est rouge.
On retrouve des mutations comparables chez de nombreuses espèces d'élevage, ce qui témoigne d'une grande similitude dans la mélanogenèse et dans la pigmentation des plumes.
Les carences nutritives sont généralement dues à une alimentation peu diversifiées. Les symptômes sont très complexes. Il est par conséquent opportun de prévenir ces anomalies qui risquent de causer et d'affecter bien des tourments chez vos pensionnaires. On veillera à apporter aux oiseaux les substances particulièrement indiquées à leur croissance et à leur développement satisfaisants .
Le traitement à suivre consiste en l'administration ad hoc de solutions préparées, recommandée par le vétérinaire.
Les minéraux les plus importants sont les suivants :
Phosphore : c'est l'un des composants quantitatifs et qualitatifs les plus importants du squelette. Il régularise le métabolisme du Calcium, combat le rachitisme et agit comme un tonique sur la musculature et le cœur. Phosphore et Calcium représentent les 3/4 des substances minérales présentes dans l'organisme des oiseaux.
Magnésium : Il régularise l'équilibre du Calcium, stimule la reproduction,augmente la résistance aux infections, facilite la digestion et favorise également la croissance.
Souffre : Il régularise les fonctions ovariennes et facilite l'assimilation des protéines, c'est aussi une substance qui entre dans la composition des plumes.
Manganèse : Il facilite la croissance et la reproduction et assure le bon développement de la charpente osseuse (squelette).
Fer : c'est le composant principal de l'hémoglobine du sang.
Cuivre : Il joue un rôle prépondérant dans la lutte contre les infections, en stimulant la formation d'anticorps et en diminuant la résistance des microbes aux antibiotiques.
Cobalt : Il prévient l'anémie.
Zinc : Il régularise l'hypophyse, glande responsable de la croissance.
Le canari est un oiseau remarquable tant par sa
couleur, sa posture et par son chant, ce sont d’ailleurs ces 3 éléments qui
classifient les canaris en sections distinctes. De nos jours, le choix est
tellement varié qu’il est préférable pour l’éleveur débutant de commencer avec
une ou deux espèces.
Canaris de
Couleurs
Suite à de nombreuses mutations et d’importantes sélections au départ du
canari sauvage (Serinus Canarius)
apparu pour la première fois aux Iles Canaries en 1442, nous pouvons compter à
l’heure actuelle, une panoplie de couleurs tout aussi intéressantes les unes
que les autres issues du canari sauvage (vert), sauf le facteur rouge qui
résulte d’un accouplement avec un Tarin du Venezuela.
La division moderne en canaris de couleurs reconnaît deux groupes
fondamentaux, les lipochromes et les mélanines.
En lipochrome, nous distinguons
trois couleurs de fond, le jaune, le rouge et le blanc même si cette dernière
n’est pas réellement une « couleur » du à l’absence de caroténoïde
qui empêche l’expression de la couleur lipochromique. Le plumage est clair et
la sous-plume est blanche. Les yeux sont noirs ou rouges, les pattes claires.
Chez les lipochromes
blancs, on distincte deux groupes différents :
-les
blancs dominants qui présentent toujours un peu de jaune dans les rémiges.
-les
blancs récessifs qui sont totalement blancs.
Les canaris lipochromes
présentant le facteur Ino, Satiné ou Eumo ont les yeux rouges ce qui peut être
un caractère distinctif de la variété.
Jaune aux yeux rouges =
Lutino
Rouge aux yeux rouges =
Rubino
Blanc aux yeux rouges =
Albino
En
mélanine, nous retrouvons les trois couleurs de fond qui sont le jaune, le
rouge et le blanc. Il faut savoir que la mélanine est composée d’eumélanine et
de phéomélanine.
L’eumélanine existe en noir
ou en brun, elle correspond aux stries chez le canari (dessins), on la retrouve
dans les rémiges, rectrices et dans les flancs de l’oiseau.
La phéomélanine est
caractérisée par une couleur variant du brun foncé au brun clair, on la
retrouve sur l’entièreté du corps du canari en formant une sorte de voile et se
situe autour de l’eumélanine.
Les canaris mélaniques sont
classifiés en deux groupes, les classiques qui comportent la série noire, la
série agate, la série brune, la série isabelle. En non classiques, les
différentes mutations sont : Pastel, Aile grise, Opale, Satiné, Ino,
Topaze, Eumo, Onyx, Cobalt, … La dernière mutation en date est le Jaspe.
En
canaris de couleurs, la couleur de fond jaune et rouge des canaris peut être
influencée par des facteurs, qui sont :
Le facteur intensif :
les plumes sont entièrement colorées jusqu’à la pointe, le canari est
d’une couleur uniforme et intense. Le plumage est plus court.
Le facteur schimmel : la pointe des plumes est décolorée, blanche,
avec des traces de givre. Le plumage est plus long.
Le facteur mosaïque : le pigment jaune ou rouge n’est présent que
sur certaines régions du plumage (tête, épaules, croupion) que l’on nomme
« patron mosaïque ». La particularité de ce facteur est d’exprimer le
dimorphisme sexuel (autosexable) du canari.
Le facteur ivoire : cette mutation affecte la couleur lipochromique
jaune ou rouge en l’atténuant de moitié.
Canaris de Postures
D’origine anglaise pour la
plupart, ils se distinguent par leur morphologie et leur attitude. Nous
retrouvons, les canaris de postures à plumes lisses (Bossu Belge, Scotch Fancy,
Munchener, Hoso), les canaris de formes (Border, Fife Fancy, Norwich,
Yorkshire, Bernois, Raza), les canaris huppés (Gloster, Huppé Allemand,
Crested, Lancashire), les canaris frisés (Frisé Parisien, Frisé du Nord, Frise
du Sud, Gibber Italicus, Frisé Padouan) et le canari à dessins (Lizard). Ils ne
sont généralement pas soumis à une couleur précise, car ceux-ci peuvent être
panachés, mais seule la couleur rouge n’est pas reconnue pour la plupart des
espèces.
Le standard
Vu le nombre d’espèces et
de couleurs différentes en canaris, il nous est impossible d’énumérer le
standard de chacun d’entre eux. C’est la raison pour laquelle nous allons nous
baser sur un standard, plus précisément celui du canari lipochrome jaune, le
plus commun d’entre tous.
Son standard est le
suivant : le bec et les pattes doivent être de couleur chair. Le plumage
sera court et bien serré chez les intensifs. La couleur sera uniformément
répartie. Le schimmel doit être réparti uniformément sur le corps.
Défauts les plus courants :
couleur de fond pas assez profonde ou inégale. Traces de schimmel. Reflet ou
teinte orange. Formations mélaniques dans le plumage, sur le bec, les pattes ou
les ongles (taches noires).
Accouplements, croisements à éviter
Frère x Sœur
Risque accru de transmission de tares, mortalité dans l'œuf.
Huppé x Huppé
Facteur létal (mort de 25% des jeunes dans l’œuf ou à la
naissance). Exemple Gloster Corona x Gloster Corona.
Schimmel plumes longues x
Schimmel plumes longues
Risque de Kystes folliculaires ou lumps
Intensif plumes courtes x
Intensif plumes courtes
Rend la plume cassante, manque de plumes à certains endroits
et qui de plus, à la longue en croisant les jeunes de tels accouplements
devient un facteur létal.
Yeux Rouges x Yeux Rouges
Risque de dégénérescence à la longue, diminution de la
taille, oiseaux chétifs, mortalité dans l'œuf, mortalité au nid.
Accouplements conseillés
Toujours croiser intensif x
schimmel ou schimmel x intensif.
Utiliser seulement des
sujets à plumage serré. Eliminer tous les oiseaux ayant une structure de plume
large (préférer les bouts de plume arrondis plutôt que les plumes ayant le bout
large et droit).
Il est parfois conseillé de
pratiquer le croisement en retour, afin de fixer le génotype au sein de son
élevage, on appelle ca, une lignée.
Sélection des canaris en vue des expositions
Exposer et sélectionner des
oiseaux pour les expositions peut sembler une tâche difficile pour l’éleveur
débutant, mais quelques points pourront déjà vous aider à mieux les choisir.
Il faut savoir qu’il existe
des oiseaux d’expositions et des oiseaux de travail (reproduction). En effet,
il ne suffit pas d’accoupler deux champions, pour obtenir des champions, que du
contraire. La sélection des oiseaux se fait tout au long de l’année.
Voici quelques
conseils :
Les ailes ne doivent jamais
se superposer, mais toujours se terminer en forme de V.
Pour exposer un oiseau,
vous devez toujours bien vérifier que la totalité des rémiges secondaires et
primaires soit présente. En cas de plume abimée ou cassée, il est préférable de
l'arracher entièrement. Il faut compter 6 semaines pour une repousse complète.
Au niveau de la queue, les
12 plumes ne doivent pas se terminer en éventail, mais bien dans le
prolongement du corps de l'oiseau en forme de V renversé à la fin de celle-ci.
Sur les flancs de l'oiseau,
les petites plumes ne doivent par partir dans tous les sens (plumage ébouriffé),
appelées plumes de coq. De plus, le plumage doit être uniforme, ce qui n'est
pas le cas ici.
Les oiseaux à tâches
(traces de mélanines), ne sont bien sur pas acceptés aux expositions, de même
pour un canari ayant un ongle ou un doigt en moins. La deuxième bague (bague
bleue ouverte) n'est pas autorisée lors des expositions.
Le gros défaut de cette
femelle jaune schimmel, c'est au niveau des joues proéminentes, donc à retirer
de l’élevage et des expositions.
Ici, l'oiseau a une
poitrine trop lourde, donc, régime obligatoire avant de vouloir l'exposer.
En règle générale, il est
conseillé pour l’éleveur débutant de fréquenter les expositions et de se
renseigner auprès d’éleveurs plus expérimentés qui ne refuseront jamais de vous
aider à sélectionner au mieux vos oiseaux.
Article parru dans Oiseaux Passion, numéro 3. Rédigé par Cédric Courbois
On ne peut penser à ce beau canari sans se rappeler le chant très doux du rossignol.
La voix du Malinois n'étourdit pas, elle est pénétrante, précise et procure à celui qui l'écoute des sensations douces et agréables.
Le nom de "Waterslager" par lequel on désigne habituellement le Malinois, signifie "bruit d'eau", et il se justifie car le répertoire de ce canari belge est basé sur trois mélodies qui rappellent le bruit de l'eau.
Pour la petite histoire de son origine
Cette race est très ancienne,elle remonte aux XVème et XVIème siècles. Les éleveurs d'Anvers et de Malines apprirent à chanter à ce canari que l'on peut, à juste titre, comparer à ce qu'il à été dit plus haut, au rossignol. Ses ancêtres appartiennent à des races variées, d'où sa beauté et ses dons, mais c'est surtout du Bossu Belge et du Hollandais frisé qu'il a hérité ses caractéristiques les plus intéressantes. Les traces de ces croisements sont révélées par la façon dont il se place sur le perchoir pour chanter et par sa silhouette robuste, allongée et élégante.
Parlons de cette silhouette
Elle est plus forte et plus élancée que celle des canaris de couleurs. Les plumes sont généralement d'un beau jaune franc(intensif) chez les mâles tandis que celles des femelles ont des nuances plus délicates tirant sur le jaune très pâle (schimmel).
Chant
Le chant du Malinois n'atteint pas la perfection de celui du Canari du Harz (Harzer), mais il se place sans aucun doute, parmi les plus beaux. Il y a dans son répertoire des phrases musicales qui rappellent les mouvements de l'eau. Les variantes de ses phrases sont des sons noués et caverneux, également des sons flûtés, balancés, métalliques et des sons de clochettes.
Les avis sont toutefois mitigés quant à la beauté et à la pureté des notes émises par le Malinois. Certains soutiennent que son chant n'a aucun rapport avec le chant du rossignol, d'autres au contraire pensent, que le Malinois, excellent imitateur, a beaucoup appris de son compagnon des forêts.
On ne peut le nier, malgré la diversité des opinions, que le Malinois ou Waterslager soit un excellent chanteur et que certains des sons graves ou moyens qui sortent de sa gorge (syrinx) sont enchanteurs et émouvants.
Le Malinois improvise, joue avec sa voix, se lance dans des concerts compliqués qu'il serait certainement incapable de répéter, quelques instants plus tard. Ceci confirme son exceptionnelle personnalité qui le pousse, à créer, à mettre en évidence ses qualités plutôt que de répéter une leçon déjà apprise.
L'éleveur, néanmoins ne doit jamais perdre de vue cette vérité : ou bien les Malinois sont des chanteurs extraordinaires ou bien ils ne valent rien. Dans cette race, il n'existe pas d'intermédiaires.
Photos de POLAKOWSKI Jean-Marc, lors de l'exposition de Reggio 2009.
Le canari est l’oiseau le plus sensible à cette pathologie.
Les causes
C’est une bactérie qui est nettement plus grande que les autres d’où son nom. Celle-ci est présente au niveau du proventricule chez l’oiseau sain. Elle est autorégulée par le PH au niveau de la muqueuse du proventricule. Elle a tendance à se multiplier de façon anarchique lorsque le PH augmente, entraînant des troubles de la digestion de l’oiseau.
L’augmentation du PH est due à une mauvaise alimentation qui est trop riche en graisse ; ceci arrive si l’oiseau mange trop de graines noires et de l’avoine pelée.
Les symptomes
Cette maladie non contagieuse évolue en à peu prés deux mois durant lesquels on constate :
Que l’oiseau va commencer à présenter de la diarrhée
Qu’il maigrit malgré un appétit normal
Qu’il se tiendra de plus en plus en boule avec des plumes rugueuses
L’apparition du bréchet saillant en forme de lame de couteau
Que le bec deviendra légèrement bleu
Le traitement
Si l’on veut éviter la mort de l’oiseau, il faut avant tout traiter préventivement.
Ce traitement un peu spécial, consiste à acidifier l’eau de boisson ou l’alimentation. Il existe dans le commerce différents produits (Mégabactin de Comed, Orni-Flor 3 en 1 sous la forme liquide de Brunet…..) mais ma préférence à titre préventif se porte sur l’eau de boisson que l’on peut acidifier avec du vinaigre de cidre à raison de 1 CAS pour 1 litre d’eau, deux jours en continu par semaine.
De plus, il faudra donner à l’oiseau un mélange composé de graines blanches, du grit et des vitamines.
A titre curatif : Si l’on soupçonne cette maladie, traiter à l’esprit de sel dans l’eau de boisson en continu jusqu’à la guérison.
Comment préparer la solution à l’esprit de sel ?
Prenez 10 ml d'esprit de sel 30% et ajoutez y 20 ml d'eau dans un récipient (abreuvoir non utilisé par exemple ou un flacon). Vous obtenez une solution de 30 ml.
Ensuite, prenez 2 ml des 30 ml de cette solution et mélangez les 2 ml avec 1 litre d'eau.
Respectez bien ce dosage, l'esprit de sel est un produit très dangereux si le dosage ci-dessus n'est pas suivi à la lettre.
Et pour terminer, remplissez l'abreuvoir avec ce mélange.
Alors Vinaigre de pomme ou acide chlorhydrique
Le texte ci-dessous n'a aucune prétention, ni scientifique ni didactique. Son seul but est d'essayer de comparer intelligiblement les deux produits couramment utilisés pour soigner la proventriculite et de faire son choix en connaissance de cause.
Le vinaigre de pomme
Le vinaigre de pomme est utilisé surtout préventivement pour la maintenance et la régularisation de l'acidité naturelle dans le système digestif de nos oiseaux (proventricule ==> estomac ==> intestin). Il assure et entretient une flore intestinale adéquate.
C'est l'acide acétique contenu dans le vinaigre de pomme qui contribue à cette régulation. La concentration en acide acétique contenue dans le vinaigre de pomme se titre en pourcent ou en degré. Ces deux unités de contrôle sont semblables et s'échelonnent l'une et l'autre de 0 à 100.
Le vinaigre de pomme à 5° (ou %) se trouve dans les animaleries spécialisées, mais plus simplement encore dans la plupart des grandes surfaces aux rayons "alimentation". Il peut être administré dans l'eau de boisson tout au long de l'année à la cadence d'une à deux fois par semaine à raison d'une cuillère à soupe par litre d'eau. Soit 15ml de vinaigre de pomme par litre d'eau. Certains éleveurs en donnent tous les jours en période d'élevage.
La Proventriculite ou Mégabactériose
La solution acide contenue dans le proventricule de nos oiseaux, pour avoir une action performante sur l'assimilation des protéines par certains enzymes, doit avoir un pH compris entre 2 et 3. Donc, moyennement acide.
Le pH et son contrôle sont décrit sommairement ci-après en fin d'article
Le manque d'acidité dans le système digestif en général et donc dans le proventricule, permet à des bactéries, appelées mégabactéries à cause de leur taille, de se développer en trop grand nombre dans le proventricule et d'y modifier en le faisant monter aux alentours de 6~7.
Cette carence en acide crée un état favorable à l'apparition d'une maladie appelée "Proventriculite" ou "Mégabactériose" qui entrave gravement l'assimilation des protéines contenues dans les aliments. Cette maladie bien connue est populairement appelée "maladie du couteau" à cause du bréchet de l'oiseau qui devient saillant par car cause d'amaigrissement excessif. Généralement, lorsqu'on constate cet amaigrissement, il est hélas souvent déjà trop tard.
Les graines non assimilées se concentrent dans le proventricule. L'oiseau se tient généralement près de la source de nourriture, ne s'alimente plus, dépérit et meurt à plus ou moins brève échéance.
Le bon remède pour rétablir le bon niveau d'acidité dans le système digestif est le ré-acidification par l'intermédiaire de l'eau de boisson.
Cette ré-acidification peut se faire par addition d'acide chlorhydrique (esprit de sel) dans l'eau de boisson. Ce procédé à l'aide d'un produit chimique très agressif donne une solution avec un pH compris entre 2 et 3, donc similaire au pH original du proventricule de l'oiseau.
Un même résultat, sinon plus naturel, est obtenu avec une solution de 20 millilitres de vinaigre de pomme à 5° par litre d'eau. Les dosage de cette solution étant beaucoup plus facile à réaliser, il y a donc aussi moins de danger à la préparer et à l'utiliser. Cette solution plus naturelle à un pH inférieur à 2, donc un peu plus acide que la précédente à base d'acide chlorhydrique et que le pH original du proventricule de l'oiseau. En conséquence, le traitement sera donc plus rapide qu'avec l'acide chlorhydrique.
Comme pour la solution à l'acide chlorhydrique, on renouvellera tous les jours la boisson ainsi obtenue jusqu'à guérison complète.
Cependant, si on a trop attendu avant de commencer les soins curatifs avec l'un ou l'autre des deux type de traitement, ils seront inefficaces et il faudra généralement se résoudre à une issue fatale.
Le contrôle de l'acidité et donc du pH
L'unité de contrôle de l'acidité ou de l'alcalinité d'une solution aqueuse (ce qui nous intéresse) est le pH. Le degré d'acidité/alcalinité se contrôle sur une échelle à progression logarithmique (soit à la puissance 10, soit 110) étalonnée de 0 à 14.
0 représente la concentration acide maximum, 14 égale donc la concentration alcaline maximum et corollairement, 7 est le point de neutralité ou l'acidité et l'alcalinité sont égales et s'annulent. Le tableau ci-dessous donne une idée de la progression tant en acidité qu'en alcalinité.
La valeur 0 est donc un million de fois plus acide que la valeur 6 et la valeur 14 est donc un million de fois plus alcaline que la valeur 8.
La valeur 7 est dite neutre car les pourcentages acide et alcalin s'égalent en quantité infinitésimale dans la solution (dilution de 1/10.000.000me).
Pour information, l'acidité naturelle d'une pomme représente un pH de ± 5, donc, très légèrement acide.
Remarque : L'utilisation d'antibiotiques est sans effets sur un cas avéré de proventriculite.
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