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Canariculture › Galerie des standards

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dimanche, janvier 3 2010

Le standard des Canaris

Le canari est un oiseau remarquable tant par sa couleur, sa posture et par son chant, ce sont d’ailleurs ces 3 éléments qui classifient les canaris en sections distinctes. De nos jours, le choix est tellement varié qu’il est préférable pour l’éleveur débutant de commencer avec une ou deux espèces.

Canaris de Couleurs

Suite à de nombreuses mutations et d’importantes sélections au départ du canari sauvage (Serinus Canarius) apparu pour la première fois aux Iles Canaries en 1442, nous pouvons compter à l’heure actuelle, une panoplie de couleurs tout aussi intéressantes les unes que les autres issues du canari sauvage (vert), sauf le facteur rouge qui résulte d’un accouplement avec un Tarin du Venezuela.

La division moderne en canaris de couleurs reconnaît deux groupes fondamentaux, les lipochromes et les mélanines.

En lipochrome, nous distinguons trois couleurs de fond, le jaune, le rouge et le blanc même si cette dernière n’est pas réellement une « couleur » du à l’absence de caroténoïde qui empêche l’expression de la couleur lipochromique. Le plumage est clair et la sous-plume est blanche. Les yeux sont noirs ou rouges, les pattes claires.




Chez les lipochromes blancs, on distincte deux groupes différents :

-         les blancs dominants qui présentent toujours un peu de jaune dans les rémiges.

-         les blancs récessifs qui sont totalement blancs.

Les canaris lipochromes présentant le facteur Ino, Satiné ou Eumo ont les yeux rouges ce qui peut être un caractère distinctif de la variété.

Jaune aux yeux rouges = Lutino

Rouge aux yeux rouges = Rubino

Blanc aux yeux rouges = Albino


En mélanine, nous retrouvons les trois couleurs de fond qui sont le jaune, le rouge et le blanc. Il faut savoir que la mélanine est composée d’eumélanine et de phéomélanine.

L’eumélanine existe en noir ou en brun, elle correspond aux stries chez le canari (dessins), on la retrouve dans les rémiges, rectrices et dans les flancs de l’oiseau.

La phéomélanine est caractérisée par une couleur variant du brun foncé au brun clair, on la retrouve sur l’entièreté du corps du canari en formant une sorte de voile et se situe autour de l’eumélanine.


Les canaris mélaniques sont classifiés en deux groupes, les classiques qui comportent la série noire, la série agate, la série brune, la série isabelle. En non classiques, les différentes mutations sont : Pastel, Aile grise, Opale, Satiné, Ino, Topaze, Eumo, Onyx, Cobalt, … La dernière mutation en date est le Jaspe.


En canaris de couleurs, la couleur de fond jaune et rouge des canaris peut être influencée par des facteurs, qui sont :

Le facteur intensif : les plumes sont entièrement colorées jusqu’à la pointe, le canari est d’une couleur uniforme et intense. Le plumage est plus court.

Le facteur schimmel : la pointe des plumes est décolorée, blanche, avec des traces de givre. Le plumage est plus long.

Le facteur mosaïque : le pigment jaune ou rouge n’est présent que sur certaines régions du plumage (tête, épaules, croupion) que l’on nomme « patron mosaïque ». La particularité de ce facteur est d’exprimer le dimorphisme sexuel (autosexable) du canari.


Le facteur ivoire : cette mutation affecte la couleur lipochromique jaune ou rouge en l’atténuant de moitié.

Canaris de Postures

D’origine anglaise pour la plupart, ils se distinguent par leur morphologie et leur attitude. Nous retrouvons, les canaris de postures à plumes lisses (Bossu Belge, Scotch Fancy, Munchener, Hoso), les canaris de formes (Border, Fife Fancy, Norwich, Yorkshire, Bernois, Raza), les canaris huppés (Gloster, Huppé Allemand, Crested, Lancashire), les canaris frisés (Frisé Parisien, Frisé du Nord, Frise du Sud, Gibber Italicus, Frisé Padouan) et le canari à dessins (Lizard). Ils ne sont généralement pas soumis à une couleur précise, car ceux-ci peuvent être panachés, mais seule la couleur rouge n’est pas reconnue pour la plupart des espèces.


Le standard

Vu le nombre d’espèces et de couleurs différentes en canaris, il nous est impossible d’énumérer le standard de chacun d’entre eux. C’est la raison pour laquelle nous allons nous baser sur un standard, plus précisément celui du canari lipochrome jaune, le plus commun d’entre tous.

Son standard est le suivant : le bec et les pattes doivent être de couleur chair. Le plumage sera court et bien serré chez les intensifs. La couleur sera uniformément répartie. Le schimmel doit être réparti uniformément sur le corps.

Défauts les plus courants : couleur de fond pas assez profonde ou inégale. Traces de schimmel. Reflet ou teinte orange. Formations mélaniques dans le plumage, sur le bec, les pattes ou les ongles (taches noires).

Accouplements, croisements à éviter

Frère x Sœur

Risque accru de transmission de tares, mortalité dans l'œuf.

Huppé x Huppé

Facteur létal (mort de 25% des jeunes dans l’œuf ou à la naissance). Exemple Gloster Corona x Gloster Corona.

Schimmel plumes longues x Schimmel plumes longues

Risque de Kystes folliculaires ou lumps

Intensif plumes courtes x Intensif plumes courtes

Rend la plume cassante, manque de plumes à certains endroits et qui de plus, à la longue en croisant les jeunes de tels accouplements devient un facteur létal.

Yeux Rouges x Yeux Rouges

Risque de dégénérescence à la longue, diminution de la taille, oiseaux chétifs, mortalité dans l'œuf, mortalité au nid.

Accouplements conseillés

Toujours croiser intensif x schimmel ou schimmel x intensif.

Utiliser seulement des sujets à plumage serré. Eliminer tous les oiseaux ayant une structure de plume large (préférer les bouts de plume arrondis plutôt que les plumes ayant le bout large et droit).

Il est parfois conseillé de pratiquer le croisement en retour, afin de fixer le génotype au sein de son élevage, on appelle ca, une lignée.


Sélection des canaris en vue des expositions

Exposer et sélectionner des oiseaux pour les expositions peut sembler une tâche difficile pour l’éleveur débutant, mais quelques points pourront déjà vous aider à mieux les choisir.

Il faut savoir qu’il existe des oiseaux d’expositions et des oiseaux de travail (reproduction). En effet, il ne suffit pas d’accoupler deux champions, pour obtenir des champions, que du contraire. La sélection des oiseaux se fait tout au long de l’année.

Voici quelques conseils :

Les ailes ne doivent jamais se superposer, mais toujours se terminer en forme de V.


Pour exposer un oiseau, vous devez toujours bien vérifier que la totalité des rémiges secondaires et primaires soit présente. En cas de plume abimée ou cassée, il est préférable de l'arracher entièrement. Il faut compter 6 semaines pour une repousse complète.


Au niveau de la queue, les 12 plumes ne doivent pas se terminer en éventail, mais bien dans le prolongement du corps de l'oiseau en forme de V renversé à la fin de celle-ci.


Sur les flancs de l'oiseau, les petites plumes ne doivent par partir dans tous les sens (plumage ébouriffé), appelées plumes de coq. De plus, le plumage doit être uniforme, ce qui n'est pas le cas ici.


Les oiseaux à tâches (traces de mélanines), ne sont bien sur pas acceptés aux expositions, de même pour un canari ayant un ongle ou un doigt en moins. La deuxième bague (bague bleue ouverte) n'est pas autorisée lors des expositions.


Le gros défaut de cette femelle jaune schimmel, c'est au niveau des joues proéminentes, donc à retirer de l’élevage et des expositions.


Ici, l'oiseau a une poitrine trop lourde, donc, régime obligatoire avant de vouloir l'exposer.


En règle générale, il est conseillé pour l’éleveur débutant de fréquenter les expositions et de se renseigner auprès d’éleveurs plus expérimentés qui ne refuseront jamais de vous aider à sélectionner au mieux vos oiseaux.


Article parru dans Oiseaux Passion, numéro 3. Rédigé par Cédric Courbois

jeudi, janvier 18 2007

Canaris frisés, de formes et de postures

Canaris frisés, de formes et de postures

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