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vendredi, janvier 21 2011

Le Canari Lipochrome Jaune

Pardon monsieur, qu’avez-vous comme oiseau dans cette cage ? C’est un canari, chère madame. Ah bon ! Un canari ce n’est pas jaune ?

Beaucoup de personnes l’ignorent, mais un canari n’est pas simplement de couleur jaune. Fort heureusement, il existe de nombreuses variétés en canaris de couleur. Cependant, la couleur jaune du canari est entrée dans les mœurs depuis bien longtemps, l’utilisation de l’expression « jaune canari » est devenue monnaie courante de nos jours. Ce canari a toujours autant de succès aux yeux des éleveurs, comme le démontre la quantité d’oiseaux présentés lors des expositions. Cependant, l’obtention de jaunes de qualité correspondant au standard n’est pas chose aisée.

Le canari jaune est classifié dans la famille des lipochromes en canaris de couleur. La couleur jaune est uniformément répartie sur le plumage de l’oiseau. Les parties cornées sont de couleur claire (chair). La taille idéale de l’oiseau est de 14cm (de la tête à la queue).

jaune_schimmel.jpg Lipochrome Jaune Schimmel

Le lipochrome jaune est un oiseau très agréable à contempler tant par sa couleur que par son chant. Il existe depuis des siècles et trouve son origine auprès des canaris verts (noir-jaune). Suite à son élevage, d’autres mutations apparurent et les résultats de ces accouplements sont à la base de la mutation ivoire et du canari lipochrome blanc. C’est aussi grâce à l’accouplement entre le Tarin du Venezuela et le lipochrome jaune que le canari orange vu le jour (le lipochrome rouge d’aujourd’hui).

Chez le canari jaune, aucune mélanine n’est visible, du à l’absence de travail du facteur enzyme, désigné par la lettre E+, mais il possède toujours les caractères héréditaires du noir, de l’agate, du brun ou de l’isabelle.

En lipochrome jaune, la mutation ivoire peut être combinée. Le symbole génétique pour caractériser un canari jaune pur est BL+

Facteur Optique Bleu

La tonalité de la couleur jaune s’exprime du jaune citron, jaune moyen, jaune doré, voir jusqu’à l’orangé. En présence du facteur optique bleu, la couleur jaune ressemble à la teinte du citron (fruit), on parle alors de la couleur « jaune citrin ». Il apporte de la luminosité dans le plumage. Il faut préférer les oiseaux possédant ce facteur optique, car dans le cas inverse, les canaris jaunes sont souvent trop dorés. Ce facteur peut s’exprimer en double exemplaire. Le facteur bleu, est aussi appelé facteur de réflexion.

Formulation génétique :

  • B = facteur bleu
  • B+ = sans facteur bleu

Chaque personne à une vision différente de la couleur d’un canari jaune et la qualité de la lumière influencera notre perception.

Facteur de Concentration

Le facteur de concentration des caroténoïdes*, désigné par la lettre J, est responsable de trois nuances de jaune.

(*) Les caroténoïdes sont des pigments orangés (carotènes) et jaunes (xanthophylles).

Formulation génétique :

  • JJ = jaune soutenu
  • JJ+ = jaune non soutenu
  • Lorsque le canari jaune a deux facteurs J (homozygote), il est jaune paille, correspondant au génotype JJ. La couleur jaune est très soutenue. Les canaris sont à garder pour l’élevage ou pour les concours.
  • Lorsqu'il possède seulement un facteur J (hétérozygote), il est jaune moyen, correspondant au génotype JJ+. Les canaris sont moyens pour l’accouplement et sont les plus courants dans nos élevages.
  • Lorsqu'il ne possède pas de facteur J, il est jaune jonquille, correspondant au génotype J+J+. Il faut se séparer de ces oiseaux, car le jaune est trop pâle.

Il faut donc privilégier les canaris dont la couleur jaune est soutenue JJ et combinée au facteur optique bleu en double exemplaire BB. L’oiseau ne paraitra donc pas doré du au facteur optique et correspondra idéalement au lipochrome jaune.

Lipochrome jaune aux yeux noirs ou aux yeux rubis (rouges)

Il existe des canaris jaunes aux yeux noirs ou aux yeux rubis, dans ce deuxième cas, on parlera de lutinos, grâce à l’apport de la mutation Ino ou plus couramment de la mutation satinée. Les inos ont les yeux plus rouges que les satinés. L’élevage des lutinos est plus difficile et aussi moins prolifique. La vue de ces oiseaux est déficiente du au résultat de plusieurs mutations. A la naissance des oisillons, l’éleveur distinguera aisément les lutinos dans une nichée, grâce à la couleur des yeux qui s’observe paupière fermée par transparence (yeux rubis). Il peut arriver que les yeux soient rouges à la naissance et deviennent noirs en quelques jours, c’est du au cas d’isabellisme et ces oiseaux ne seront donc pas classifiés comme des lutinos.

L’avantage des lutinos, c’est qu’ils ne permettent pas la formation de traces noires dans le plumage, car la mutation ino et satinée, inhibent le noir. Il est important de ne pas accoupler un lutino ino avec un lutino satiné ou inversement, car il s’agit de deux mutations différentes. Il est impératif de se renseigner auprès de l’éleveur avant achat, pour connaitre le patrimoine génétique des oiseaux.

yeux_rouges_noirs.jpg La différence de la couleur des yeux permet de distinguer un Lutino Intensif (yeux rubis) d’un Jaune Intensif (yeux noirs).

Résultats d'accouplements : La mutation Ino est récessive libre.

Jaune Ino x Jaune Ino

  • 100% Jaune Ino

Jaune Ino x Jaune

  • 100% Jaune Porteur Ino

Jaune Porteur Ino x Jaune Ino

  • 50% Jaune Ino
  • 50% Jaune Porteur Ino

Jaune Porteur Ino x Jaune

  • 50% Jaune
  • 50% Jaune Porteur Ino
  • Accouplement déconseillé, car il est impossible de distinguer les porteurs des non-porteurs

Jaune Porteur Ino x Jaune Porteur Ino

  • 25% Jaune Ino
  • 25% Jaune
  • 50% Jaune Porteur Ino
  • Accouplement déconseillé, car il est impossible de distinguer les porteurs des non-porteurs

Signification d’un porteur :

  • Un porteur, c’est un sujet hétérozygote possédant une mutation qu’il n’exprime pas visuellement.

nichee_lipochrome_jaune_yeux_rouges_noirs.jpg Une nichée de Lipochromes Jaunes, dont le sujet central est un Lutino (yeux rubis)

Résultats d'accouplements : La mutation Satinée est liée au sexe.

Mâle Jaune Satiné x Femelle Jaune Satinée

  • 100% Jaune Satiné

Mâle Jaune Satiné x Femelle Jaune

  • 50% Mâle Jaune Porteur Satiné
  • 50% Femelle Jaune Satinée
  • Accouplement autosexables

Mâle Jaune x Femelle Jaune Satiné

  • 50% Mâle Jaune Porteur Satiné
  • 50% Femelle Jaune

Mâle Jaune Porteur Satiné x Femelle Jaune Satinée

  • 25% Mâle Jaune Satiné
  • 25% Mâle Jaune Porteur Satiné
  • 25% Femelle Jaune Satinée
  • 25% Femelle Jaune

Mâle Jaune Porteur Satiné x Femelle Jaune

  • 25% Mâle Jaune
  • 25% Mâle Jaune Porteur Satiné
  • 25% Femelle Satinée
  • 25% Femelle Jaune

jaunes_lutinos_intensifs_sc.jpg De gauche à droite : Jaune schimmel – Lutino intensif – Lutino schimmel – Jaune intensif

Le Facteur Intensif – Schimmel – Mosaïque

Le lipochrome jaune se caractérise en 3 catégories pour désigner la qualité et la structure de la plume. Le partie inférieure de la plume, appelée sous-plume est commune aux trois, elle est de couleur blanche.

La partie supérieure de la plume est :

  • pour l’intensif, colorée jusqu’à son extrémité et uniformément répartie
  • pour le schimmel, colorée en laissant apparaitre à son extrémité une bordure blanche
  • pour le mosaïque, colorée uniquement à la moitié de la plume.

schema_facteurs.jpg

L’intensif

Le facteur intensif est une mutation dominante sur le schimmel. Il permet aux pigments caroténoïdiens de se fixer de façon maximale sur les barbes et barbules de la plume. La croissance de la plume chez l’intensif est ralentie, ce qui a pour résultat de donner un plumage plus serré et fortement coloré en jaune. Généralement, les lipochromes intensifs ont une structure de plumes courtes, cependant, des canaris intensifs à plumes longues existent aussi.

Le standard stipule : « Il faut préférer les sujets qui présentent aucune trace de givrage. Chez eux, le pigment lipochromique doit atteindre l’extrémité de chaque plume.»

En concours, il est conseillé de présenter les mâles, car les femelles présentent généralement un givrage trop important dans la partie dorsale de l’oiseau, au niveau de la nuque. Cependant, il existe des femelles possédant un plumage exceptionnel et qui dans ce cas pourront concourir.

lipochrome_jaune_intensif_braives.jpg Lipochrome Jaune Intensif

duo_jaune_intensif.jpg Duo de Lipochromes Jaune Intensifs

Les principaux défauts à éviter :

  • traces de mélanine sur les parties cornées ou dans le plumage
  • manque de profondeur et de richesse dans la couleur de fond
  • trace de schimmel
  • bicolore
  • manque de coloration des rémiges et des rectrices
  • plumage trop doré
  • manque de facteur optique

Dans cette catégorie sont repris :

  • Jaune intensif
  • Jaune ivoire intensif
  • Lutino intensif
  • Lutino ivoire intensif

Formulation génétique :

  • I = intensif

difference_categorie_intensif_schimmel_lipochrome_jaune.jpg Une bordure blanche est bien visible à l’extrémité de la plume pour le schimmel (à gauche), tandis que pour l’intensif, la plume est colorée entièrement (à droite).

Le Schimmel

Le facteur schimmel, d’origine sauvage, permet aux pigments caroténoïdiens de se fixer en grande partie sur les barbes et barbules de la plume. Il reste une partie non-colorée à l’extrémité de la plume, qui donne au plumage de l’oiseau un aspect givré (écaillage). La structure de la plume est différente, elle est plus volumineuse, plus souple et généralement plus longue.

Le standard stipule : « Il faut préférer les sujets dont l’écaillage est petit, net et uniforme. »

En concours, il faut privilégier les mâles, car le schimmel est généralement mieux réparti. Chez les femelles schimmel, des traces de givre sont souvent trop importantes au niveau du cou, du dos et des flancs.

lipochrome_jaune_schimmel_braives.jpg Lipochrome Jaune Schimmel

stam_jaunes_schimmel.jpg Un Stam de Lipochromes Jaunes Schimmels

Les principaux défauts à éviter :

  • traces de mélanine sur les parties cornées ou dans le plumage
  • manque de profondeur et de richesse dans la couleur de fond
  • bicolore
  • manque de coloration des rémiges et des rectrices
  • manque de facteur optique
  • couleur de fond impure
  • givrage trop important et mal réparti

Dans cette catégorie sont repris :

  • Jaune schimmel
  • Jaune ivoire schimmel
  • Lutino schimmel
  • Lutino ivoire schimmel

Formulation génétique :

  • I+ = non-intensif = schimmel*

(*) Le facteur schimmel est aussi appelé « non-intensif ».

difference_jaune_schimmel.jpg Différence de schimmel entre deux lipochromes jaunes. Il faut préférer un jaune schimmel dont l’écaillage est net, petit et uniformément réparti sur le plumage, comme le sujet de droite.

Le Mosaïque

Le facteur mosaïque a trouvé son origine suite à l’hybridation avec le Tarin du Venezuela. Le canari mosaïque a la particularité d’exprimer la couleur jaune (caroténoïdes) uniquement aux points d’élections, qui sont au nombre de quatre, la tête, les épaulettes, la poitrine et le croupion. Ces quatre zones forment le ‘patron mosaïque’ de l’oiseau.

Le sexage chez les mosaïques est facilité par la différence entre le mâle et la femelle, on parle alors de dimorphisme sexuel. Le mâle dispose d’un masque complet entourant le bec s’arrêtant en pointe en arrière des yeux, tandis que la femelle dispose d’une ligne oculaire parfaitement visible.

En concours, le terme T1 (type 1) est utilisé pour désigner les femelles et le terme T2 (type 2) pour les mâles. Les deux sexes peuvent être présentés. Le patron mosaïque doit être parfait, car c’est un oiseau de contraste.

jaune_mosaique_type_2.jpg Lipochrome Jaune Mosaïque T2 (Mâle)

jaune_mosaique_type_1.jpg Lipochrome Jaune Mosaïque T1 (Femelle)

Les principaux défauts à éviter :

  • traces de mélanine sur les parties cornées ou dans le plumage
  • masque trop important derrière l’œil chez les mâles
  • ligne oculaire trop étendue chez les femelles
  • manque de profondeur dans le patron mosaïque
  • zones d’élections mal définies
  • givrage trop important sur le plumage long des femelles
  • manque de pureté dans les zones claires (blanches)
  • lipochrome trop important dans les rectrices
  • ailes et queues colorées

Dans cette catégorie sont repris :

  • Jaune mosaïque
  • Jaune ivoire mosaïque
  • Lutino mosaïque
  • Lutino ivoire mosaïque

Formulation génétique :

  • Im = mosaïque (pour la répartition du lipochrome sur chaque plume)
  • pm = patron mosaïque (les zones d’élections)
  • pm+ = non-mosaïque

La Mutation Ivoire

L’ivoire a pour influence d’atténuer de moitié la couleur lipochromique du canari jaune. La tonalité de jaune est comparable à une couleur crème, d’où le nom d’ivoire donné à cette mutation. La structure de la plume est modifiée, la plume est plus douce et plus soyeuse.

La mutation ivoire étant combinée aux facteurs intensifs, schimmels ou mosaïques, les principaux défauts à éviter ont déjà été cités. Cependant, en ivoire, une erreur récurrente, les oiseaux sont trop ternes et manquent de luminosité.

lipochrome_jaune_ivoire_intensif.jpg Lipochrome Jaune Ivoire Intensif

lipochrome_jaune_ivoire_schimmel.jpg Lipochrome Jaune Ivoire Schimmel

Formulation génétique :

  • iv = mutation ivoire
  • iv+ = non ivoire

Résultats d'accouplements : L’Ivoire est une mutation récessive liée au sexe.

Mâle Jaune Ivoire x Femelle Jaune Ivoire

  • 100% Jaune Ivoire

Mâle Jaune Ivoire x Femelle Jaune

  • 50% Mâle Jaune Porteur Ivoire
  • 50% Femelle Jaune Ivoire
  • Accouplement autosexables

Mâle Jaune x Femelle Jaune Ivoire

  • 50% Mâle Jaune Porteur Ivoire
  • 50% Femelle Jaune

Mâle Jaune Porteur Ivoire x Femelle Jaune Ivoire

  • 25% Mâle Jaune Ivoire
  • 25% Mâle Jaune Porteur Ivoire
  • 25% Femelle Jaune Ivoire
  • 25% Femelle Jaune

Mâle Jaune Porteur Ivoire x Femelle Jaune

  • 25% Mâle Jaune
  • 25% Mâle Jaune Porteur Ivoire
  • 25% Femelle Ivoire
  • 25% Femelle Jaune
  • Accouplement déconseillé, car il est impossible de distinguer les porteurs des non-porteurs

Le lipochrome aux ailes blanches

Crée par nos amis Italiens, le lipochrome aux ailes blanches est une nouvelle mutation reconnue depuis peu. Sa transmission est liée au sexe. Les rémiges et rectrices sont blanches par inhibition de dépôt du lipochrome. Cette mutation commence seulement à arriver dans les élevages européens.

Méthode de sexage

Dès la fin de la mue, l’éleveur séparera les intensifs des schimmels. Il distinguera aisément les mâles des femelles grâce à la différence de tonalité dans la couleur jaune chez l’intensif. Les mâles ont une couleur plus soutenue, plus chaude et sont généralement plus long en taille. Les femelles sont généralement plus citrin. De plus, une ligne de givre dans la nuque caractérise généralement les femelles. Chez les schimmels, le givrage sur le dos est souvent plus marqué pour les femelles que les mâles, du à une longueur de plumes plus importante.

Concernant les mosaïques, il est très facile de sexer les canaris, car leur accouplement est dit autosexable, du à la différence de patron mosaïque.

Accouplement

Le lipochrome jaune est un oiseau souvent conseillé pour les débutants, car il s’élève assez facilement. Cependant, le choix d’un bon accouplement n’est pas aisé. Il est déconseillé d’accoupler deux intensifs ensembles (jeunes chétifs, mauvaise qualité de plume), de même pour deux schimmels (plumage trop long et schimmel mal réparti). L’accouplement idéal est un mâle jaune intensif avec une femelle jaune schimmel ou inversement. Il faut accoupler les sujets ayant un plumage serré.

Les oiseaux comportant des traces de mélanine dans le plumage (tâches noires) pourront être accouplés, à moins que ces zones noires soient trop importantes. Un oiseau tâché ne donnera pas forcement des sujets tachés ou inversement. Cependant, la présence de mélanine est importante pour garder une souche saine et pure. Il est conseillé de ne pas accoupler des oiseaux possédant des tâches noires aux parties cornées (bec et pattes).

melanine_plumage_lipochrome_jaune.jpg Tâche noire acceptable pour l’accouplement quand l’oiseau possède de nombreuses autres qualités.

defaut_melanine_bec_lipochrome_jaune.jpg Tâche noire sur le dessus du bec (partie cornée). Cet oiseau est à écarter de l’élevage.

defaut_melanine_patte_lipochrome_jaune.jpg Tâche de mélanine sur le long de la patte (partie cornée). Ce lipochrome jaune est à écarter de l’élevage.

melanine_queue_lipochrome_jaune.jpg Tâche brune sur les plumes de la queue (rectrices). L’oiseau possède toujours les caractères héréditaires de l’isabelle et du brun.

Coloration ou pas ?

La coloration est une arme à double tranchants. Quand elle est mal utilisée, elle peut donner des lipochromes trop dorés qui seront pénalisés en concours. Les colorants utilisés sont la xanthophylle ou de la lutéine pour colorer les fonds jaunes. La canthaxanthine quant à elle, est réservée uniquement aux fonds rouges et en cas d’utilisation, les canaris jaunes deviendront orangés. La coloration des rémiges et rectrices s’effectue au nid jusqu’à la fin de la mue.

C’est au gout de l’éleveur de l’utiliser ou non, mais généralement on préfère la méthode naturelle, qui permet une meilleure sélection dans le choix des accouplements.

Les expositions

La concurrence en expositions, dans la série des lipochromes jaune est très élevée. Il n’est pas difficile de constater que cette série est l’une des plus représentée.

Comme il a été dit, en lipochrome jaune intensif et schimmel, il est préférable d’exposer uniquement les mâles, aussi bien pour les lutinos et les ivoires. Pour les mosaïques, les deux sexes sont acceptés et dispose d’une catégorie distincte en concours.

Avant d’exposer un lipochrome jaune, il est important de le laver correctement, en utilisant un shampoing pour bébé. L’oiseau sera plongé jusqu’à la nuque dans un bassin d’eau tiède contenant le shampoing. Le plumage sera nettoyé délicatement avec un blaireau. Le canari sera ensuite rincé à l’eau tiède et épongé soigneusement. Cette opération doit s’effectuer en matinée, pour permettre au canari de se sécher correctement dans sa cage ou dans une cage chauffante et ainsi éviter le refroidissement. Le lavage des oiseaux doit s’effectuer 48 heures avant le jugement, afin de rendre le plumage soyeux et en ordre.

stam_lipochrome_jaune_braives.jpg 4 Stams de Lipochrome Jaune

Fiche de jugement : Lipochrome jaune et mosaïque

  • Lipochrome : 30 points
  • Catégorie (Int.-Sch.-Mos.) : 25 points
  • Plumage : 15 points
  • Taille et forme : 15 points
  • Maintien : 10 points
  • Impression générale : 5 points
  • Total : 100 points

Conclusion

Le lipochrome jaune est un canari méritant toute notre attention et sa couleur flamboyante en séduira plus d’un. Que se soit seul ou un groupe, le canari jaune continuera à donner de luminosité et de la gaieté dans les yeux de l’amateur.

Article rédigé par Cédric Courbois pour Oiseaux Passion n°8

samedi, mai 8 2010

La Reproduction chez les Canaris

Attendue avec impatience, la saison de reproduction commence tout doucement dans la plupart des élevages amateurs ou expérimentés.

L'élevage débute chez les canaris vers la mi-mars. Les canariculteurs choisissent souvent la date du 19 mars, dont le dicton est « Pour la Saint Joseph, chaque oiseau bâtit son château ». A cette période de l'année, les oiseaux de la nature entame la saison des amours.

apdcanari_jeunes_gloster_21_jours__091.jpg

Anatomie du canari

Le système reproducteur des canaris est très éloigné de celui de l'homme. Le male et la femelle possède tous les deux un cloaque. Il s'agit de la partie terminale du système reproducteur, urinaire et digestif des oiseaux. Pour se reproduire, le mâle grimpe sur le dos de la femelle de manière à ce que les deux cloaques rentrent en contact. Il s'agit d'une position périlleuse et par conséquent elle ne dure que quelques secondes mais peut se répéter une ou plusieurs fois par jour.

La femelle n’a qu’un ovaire fonctionnel qui ressemble à une grappe de raisins. A l'intérieur de cet ovaire se trouvent les follicules (le jaune d’œuf) à différents stades de développement. Lorsqu'un follicule est prêt, il est évacué de l'ovaire et reste quelques instants dans le pavillon de l'ovaire. C'est à cet endroit que le follicule rencontre le sperme et donc cela déterminera si l'œuf sera fertile ou non. Ensuite, notre follicule va rejoindre l'oviducte où les différentes membranes vont se déposer (blanc de l'œuf tout d'abord puis un peu plus loin, la membrane de l'œuf et la chambre à air). Enfin, arrivé dans l'utérus, l'œuf prendra sa coquille de calcaire. L’œuf mettra entre 18-48 heures pour réaliser tout le parcours.

Choix des reproducteurs

A partir du mois d'octobre jusqu'à fin janvier, de nombreux oiseaux seront destinés à la vente. C'est à ce moment là, ou l'éleveur sélectionnera ses futurs reproducteurs. Il est conseillé de choisir des oiseaux âgés de minimum 10 mois pour la reproduction. Une femelle peut reproduire correctement jusqu'à l'âge de 4 ans et 5 ans pour un mâle.

apdcanari_jeunes_13_mars_06__013.jpg

L'oiseau devra être en parfaite santé, il sera vif, fier, avec un plumage radieux, les pattes seront lisses et bien entretenues. En soufflant sur le ventre du canari, la peau doit être de couleur jaune orangé et non d'une couleur violacé (signes de maladies).

Sexage des canaris

Pour éviter des surprises lors de l'accouplement, l'éleveur veillera à sexer ses oiseaux avant de débuter la saison de reproduction.

On distingue facilement les mâles par leur chant, même s'il peut arriver à une femelle de chanter pratiquement comme un mâle.

Pour déterminer le sexe de l'oiseau, il suffit de souffler sur le bas ventre au niveau du cloaque. Les femelles ont leur sexe qui se termine dans le prolongement du corps, tandis que les mâles ont une excroissance de l'appareil génital, bien visible au moment de la reproduction.

Mâle elevage_18_mai_2009__159.jpg

Femelle elevage_18_mai_2009__162.jpg

L'éleveur peut avoir recours à une bague amovible de couleurs (généralement en plastique), une fois qu'il a déterminé le sexe de ses occupants. Il aura ainsi une vision plus large sur le nombre de couples qu'il pourra former.

Choix du matériel d'élevage

L'éleveur choisira une cage spacieuse pour ses futurs occupants avec de préférence, une séparation centrale. Cette cage devra faire au minimum 60 cm x 40 cm x 30 cm. Elle pourra disposer d'une grille de fond de cage pour permettre aux oiseaux de ne pas être en contact avec leurs fientes et donc limiter le risque de maladies. Le canari vole en longueur, donc il est important que cette cage soit plus longue que haute. Les barreaux de la cage pour les canaris (becs droits) sont verticaux.

Des perchoirs stables permettront au mâle de cocher plus précisément sa dulcinée.

debut_reproduction_26_fevrier_2010__077.jpg

Le nid sera soit en plastique, en terre cuite, ou en osier. Le plastique permet de nettoyer plus facilement le nid, tandis que le nid en terre cuite (poreux) permet de garder une humidité plus importante à l'intérieur de celui-ci. De nos jours, la plupart des amateurs utilisent le nid en plastique en forme de nichoir. Pour éviter de retrouver les œufs au fond de la cage, il est conseillé de fixer un feutre "antidérapant" dans le fond de chaque nid.

Il existe différents matériaux pour la construction du nid, de la charpie, du sisal, du coton, de la mousse séchée du jardin, de la fibre de coco, des fils de jute,...

Préparation

Beaucoup de personnes ignorent que l'accouplement de deux canaris, ne se prépare pas quelques jours auparavant, mais bien tout au long de l'année. C'est pour cette raison, que l'éleveur doit veiller à garantir une bonne santé et une bonne hygiène de vie à ses protégés. Les femelles sont généralement plus vite prêtes pour reproduire. Il est donc conseillé de séparer les mâles 2 mois avant d'accoupler. Les femelles pourront profiter de la volière commune au maximum, tandis que les mâles prendront place individuellement dans les cages de reproduction.

L'alimentation et les apports en vitamines seront différents pour les deux sexes. Pour les femelles, le choix de leur alimentation sera plus riche. De la pâtée aux œufs sera donnée deux fois par semaine jusqu'au début de la reproduction. Le choix d'une bonne alimentation est important ainsi qu'une eau renouvelée quotidiennement.

Facteurs de reproduction

L'élevage des canaris requière une lumière quotidienne de minimum 14 heures, et d'une température de 15 degrés Celsius (conditions optimales). La reproduction est enclenchée grâce à l'augmentation de lumière qui va agir sur l'hypophyse des oiseaux. C'est pour cette raison, que la date du 19 mars est retenue, car le temps de luminosité est suffisant en condition naturelle.

Quelques amateurs choisiront de débuter la reproduction au mois de janvier ou février, afin de terminer l'élevage plus tôt et pour obtenir des oiseaux plus costauds en vue des expositions. Avec cette méthode, l'utilisation d'un dimmer est vivement conseillée, pour permettre l'augmentation progressive de la lumière jusqu'au 14 heures nécessaires pour reproduire.

Toilletage des parents

Pour les races ou le plumage est assez long (surtout les schimmels), comme le gloster ou norwich par exemple, il est vivement conseillé de toiletter les oiseaux autour de leur cloaque, en coupant à l'aide d'un ciseau le surplus de plumes. Il ne faut cependant pas couper le plumeau (plumes entourant le sexe de l'oiseau), car elles permettent une meilleure transmission du liquide séminale lors de l'accouplement.

coupe_plumes_cloaque__123.jpg

Pour éviter des dégâts dans les nids (perçage des œufs), les ongles des reproducteurs doivent être recoupées.

schema_coupe_ongles.jpg

Afin de garantir un bon nourrissage, le bec des parents doit être de forme conique. Quand l’avant bec est trop long, l'excédent est à couper à l'aide d'une paire de petits ciseaux et il sera égalisé avec une lime à ongles.

Début de la reproduction

Une fois le nid terminé, la femelle commencera à pondre un œuf par jour, le matin de bonne heure, généralement après le levé du soleil. En moyenne, on peut compter 4 œufs par couvée. Le record connu à l'heure actuelle est de 9 œufs pondus. Il peut arriver que la femelle ne ponde pas un jour, mais le jour suivant. Dès que la femelle aura pondu, l'œuf tacheté de couleur gris bleuté sera retiré dans la matinée, après chaque nouvelle ponte et il sera remplacé par un œuf dit factice (oeuf en plastique, petite bille,...). Les canaris ne font pas la différence entre un œuf ou plusieurs dans leur nid, il n'est donc pas obligatoire de remplacer tous les œufs pondus par des factices, un seul suffira. La femelle commencera sûrement à couver l'œuf factice à partir du 3ème œuf pondu. L'utilisation d'oeufs factices permet de garantir une croissance constante au niveau des jeunes.

Pendant la période de ponte, les oeufs seront disposés dans un petit récipient ouvert, contenant par exemple des graines d'alpiste ou de l'ouate, à température ambiante. Il n'est pas nécessaire de retourner les oeufs quotidiennement, du moment ou l'oeuf est placé la pointe en bas.

Pour distinguer plus aisément la fin de la ponte, le dernier œuf pondu sera généralement plus bleuté que les précédents. Il faut savoir qu'un œuf retiré et non couvé, est valable une dizaine de jours.

Après la ponte, les œufs seront restitués au couple en les déposant délicatement dans leur nid. La couvaison commence réellement à partir de ce moment là. Afin de ne pas fatiguer la femelle, à couver inutilement, il est préférable de mirer les œufs à partir du sixième ou septième jour. Pour le mirage des œufs, il y a différentes techniques, mais la plus simple est d'utiliser une petite lampe de poche ou stylo mireur pour vérifier la bonne fécondité de ceux-ci. Un œuf fécondé est plus opaque à la lumière et laisse apparaitre parfois quelques vaisseaux sanguins. Tandis qu'un œuf non fécondé, dit œuf clair, est transparent. Si, un ou plusieurs œufs devaient s'avérer clairs, ceux-ci seraient retirés, ainsi que le nid, si la totalité était non fécondée. L'éclosion aura lieu vers le 13ème ou 14ème jour de couvaison.

Oeuf fécondé apdcanari_2_tour_j6_21_mars_06__024.jpg

Elevage des Nouveaux-Nés

Quand les poussins viennent juste de sortir de l’œuf, ils sont mouillés, ils ont une tête disproportionné par rapport à la grosseur de leur corps et les yeux sont clos. A partir du deuxième jour de vie, le duvet qui recouvre leur corps devient plus fin et, au bout de huit jours, ils ont doublé de volume, ouvert les yeux et réclament de la nourriture avec toujours plus d’insistance. Cette nourriture sera constituée de pâtée à base d’œufs, celle-ci doit être légèrement humidifiée et disposée dans une mangeoire, elle sera remplacée deux à trois fois par jour.

eclosion_20_mars_2007__062.jpg

Pendant les premiers jours de la vie, les petits réclament à manger continuellement. A mesure qu’ils se développent, la quantité de nourriture qu’ils peuvent avaler est plus importante et, par conséquent, les becquées deviennent moins fréquentes. Le mâle, aide la femelle à donner la becquée aux petits et la remplace sur le nid quand elle doit s’absenter pendant quelques instants.

evolution_reproduction_mai_2009__118.jpg

petit_oeuf_apdcanari__018.jpg

Entre le 18ème et le 20ème jour, les petits abandonnent le nid ; à trois semaines, ils commencent à pépier ; vers le 25ème jour, ils se nourrissent tout seuls. Trois semaines après leur naissance, leur alimentation doit nécessairement subir quelques modifications ; on réduit graduellement la quantité de pâtée à l’œuf pour le remplacer par un mélange de graines.

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Le baguage des oisillons

Vers le 6ème où 7ème jour, l'oisillon pourra recevoir une bague fermée (carte d'identité).

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Tenir le jeune dans une main et la bague dans l'autre. Passer les 3 doigts antérieurs dans la bague. Glisser la bague en tenant le doigt postérieur parallèlement à la patte du jeune.

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Une fois la bague passée le plus loin possible sur la patte (sans forcer), un cure dents permettra de ressortir le doigt postérieur de la bague. A cet âge là, les os de la patte ne sont pas encore solidifiés, c'est toujours du cartilage.

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Pour s'assurer que le jeune n'a pas été bagué trop tôt, il suffit d'essayer de faire ressortir la bague de la patte de l'oisillon, sans forcer. Dans le cas, ou la bague s'enlève facilement, il est conseillé de la retirer et d'essayer de le baguer à nouveau, le lendemain.

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Le jeune est bagué.

Pour éviter de retrouver les jeunes hors de la cage à cause des parents, il est parfois nécessaire d’entourer la bague de l'oisillon par un sparadrap de couleur chair.

Article rédigé par Cédric Courbois