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samedi, mai 8 2010

La Reproduction chez les Canaris

Attendue avec impatience, la saison de reproduction commence tout doucement dans la plupart des élevages amateurs ou expérimentés.

L'élevage débute chez les canaris vers la mi-mars. Les canariculteurs choisissent souvent la date du 19 mars, dont le dicton est « Pour la Saint Joseph, chaque oiseau bâtit son château ». A cette période de l'année, les oiseaux de la nature entame la saison des amours.

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Anatomie du canari

Le système reproducteur des canaris est très éloigné de celui de l'homme. Le male et la femelle possède tous les deux un cloaque. Il s'agit de la partie terminale du système reproducteur, urinaire et digestif des oiseaux. Pour se reproduire, le mâle grimpe sur le dos de la femelle de manière à ce que les deux cloaques rentrent en contact. Il s'agit d'une position périlleuse et par conséquent elle ne dure que quelques secondes mais peut se répéter une ou plusieurs fois par jour.

La femelle n’a qu’un ovaire fonctionnel qui ressemble à une grappe de raisins. A l'intérieur de cet ovaire se trouvent les follicules (le jaune d’œuf) à différents stades de développement. Lorsqu'un follicule est prêt, il est évacué de l'ovaire et reste quelques instants dans le pavillon de l'ovaire. C'est à cet endroit que le follicule rencontre le sperme et donc cela déterminera si l'œuf sera fertile ou non. Ensuite, notre follicule va rejoindre l'oviducte où les différentes membranes vont se déposer (blanc de l'œuf tout d'abord puis un peu plus loin, la membrane de l'œuf et la chambre à air). Enfin, arrivé dans l'utérus, l'œuf prendra sa coquille de calcaire. L’œuf mettra entre 18-48 heures pour réaliser tout le parcours.

Choix des reproducteurs

A partir du mois d'octobre jusqu'à fin janvier, de nombreux oiseaux seront destinés à la vente. C'est à ce moment là, ou l'éleveur sélectionnera ses futurs reproducteurs. Il est conseillé de choisir des oiseaux âgés de minimum 10 mois pour la reproduction. Une femelle peut reproduire correctement jusqu'à l'âge de 4 ans et 5 ans pour un mâle.

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L'oiseau devra être en parfaite santé, il sera vif, fier, avec un plumage radieux, les pattes seront lisses et bien entretenues. En soufflant sur le ventre du canari, la peau doit être de couleur jaune orangé et non d'une couleur violacé (signes de maladies).

Sexage des canaris

Pour éviter des surprises lors de l'accouplement, l'éleveur veillera à sexer ses oiseaux avant de débuter la saison de reproduction.

On distingue facilement les mâles par leur chant, même s'il peut arriver à une femelle de chanter pratiquement comme un mâle.

Pour déterminer le sexe de l'oiseau, il suffit de souffler sur le bas ventre au niveau du cloaque. Les femelles ont leur sexe qui se termine dans le prolongement du corps, tandis que les mâles ont une excroissance de l'appareil génital, bien visible au moment de la reproduction.

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Femelle elevage_18_mai_2009__162.jpg

L'éleveur peut avoir recours à une bague amovible de couleurs (généralement en plastique), une fois qu'il a déterminé le sexe de ses occupants. Il aura ainsi une vision plus large sur le nombre de couples qu'il pourra former.

Choix du matériel d'élevage

L'éleveur choisira une cage spacieuse pour ses futurs occupants avec de préférence, une séparation centrale. Cette cage devra faire au minimum 60 cm x 40 cm x 30 cm. Elle pourra disposer d'une grille de fond de cage pour permettre aux oiseaux de ne pas être en contact avec leurs fientes et donc limiter le risque de maladies. Le canari vole en longueur, donc il est important que cette cage soit plus longue que haute. Les barreaux de la cage pour les canaris (becs droits) sont verticaux.

Des perchoirs stables permettront au mâle de cocher plus précisément sa dulcinée.

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Le nid sera soit en plastique, en terre cuite, ou en osier. Le plastique permet de nettoyer plus facilement le nid, tandis que le nid en terre cuite (poreux) permet de garder une humidité plus importante à l'intérieur de celui-ci. De nos jours, la plupart des amateurs utilisent le nid en plastique en forme de nichoir. Pour éviter de retrouver les œufs au fond de la cage, il est conseillé de fixer un feutre "antidérapant" dans le fond de chaque nid.

Il existe différents matériaux pour la construction du nid, de la charpie, du sisal, du coton, de la mousse séchée du jardin, de la fibre de coco, des fils de jute,...

Préparation

Beaucoup de personnes ignorent que l'accouplement de deux canaris, ne se prépare pas quelques jours auparavant, mais bien tout au long de l'année. C'est pour cette raison, que l'éleveur doit veiller à garantir une bonne santé et une bonne hygiène de vie à ses protégés. Les femelles sont généralement plus vite prêtes pour reproduire. Il est donc conseillé de séparer les mâles 2 mois avant d'accoupler. Les femelles pourront profiter de la volière commune au maximum, tandis que les mâles prendront place individuellement dans les cages de reproduction.

L'alimentation et les apports en vitamines seront différents pour les deux sexes. Pour les femelles, le choix de leur alimentation sera plus riche. De la pâtée aux œufs sera donnée deux fois par semaine jusqu'au début de la reproduction. Le choix d'une bonne alimentation est important ainsi qu'une eau renouvelée quotidiennement.

Facteurs de reproduction

L'élevage des canaris requière une lumière quotidienne de minimum 14 heures, et d'une température de 15 degrés Celsius (conditions optimales). La reproduction est enclenchée grâce à l'augmentation de lumière qui va agir sur l'hypophyse des oiseaux. C'est pour cette raison, que la date du 19 mars est retenue, car le temps de luminosité est suffisant en condition naturelle.

Quelques amateurs choisiront de débuter la reproduction au mois de janvier ou février, afin de terminer l'élevage plus tôt et pour obtenir des oiseaux plus costauds en vue des expositions. Avec cette méthode, l'utilisation d'un dimmer est vivement conseillée, pour permettre l'augmentation progressive de la lumière jusqu'au 14 heures nécessaires pour reproduire.

Toilletage des parents

Pour les races ou le plumage est assez long (surtout les schimmels), comme le gloster ou norwich par exemple, il est vivement conseillé de toiletter les oiseaux autour de leur cloaque, en coupant à l'aide d'un ciseau le surplus de plumes. Il ne faut cependant pas couper le plumeau (plumes entourant le sexe de l'oiseau), car elles permettent une meilleure transmission du liquide séminale lors de l'accouplement.

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Pour éviter des dégâts dans les nids (perçage des œufs), les ongles des reproducteurs doivent être recoupées.

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Afin de garantir un bon nourrissage, le bec des parents doit être de forme conique. Quand l’avant bec est trop long, l'excédent est à couper à l'aide d'une paire de petits ciseaux et il sera égalisé avec une lime à ongles.

Début de la reproduction

Une fois le nid terminé, la femelle commencera à pondre un œuf par jour, le matin de bonne heure, généralement après le levé du soleil. En moyenne, on peut compter 4 œufs par couvée. Le record connu à l'heure actuelle est de 9 œufs pondus. Il peut arriver que la femelle ne ponde pas un jour, mais le jour suivant. Dès que la femelle aura pondu, l'œuf tacheté de couleur gris bleuté sera retiré dans la matinée, après chaque nouvelle ponte et il sera remplacé par un œuf dit factice (oeuf en plastique, petite bille,...). Les canaris ne font pas la différence entre un œuf ou plusieurs dans leur nid, il n'est donc pas obligatoire de remplacer tous les œufs pondus par des factices, un seul suffira. La femelle commencera sûrement à couver l'œuf factice à partir du 3ème œuf pondu. L'utilisation d'oeufs factices permet de garantir une croissance constante au niveau des jeunes.

Pendant la période de ponte, les oeufs seront disposés dans un petit récipient ouvert, contenant par exemple des graines d'alpiste ou de l'ouate, à température ambiante. Il n'est pas nécessaire de retourner les oeufs quotidiennement, du moment ou l'oeuf est placé la pointe en bas.

Pour distinguer plus aisément la fin de la ponte, le dernier œuf pondu sera généralement plus bleuté que les précédents. Il faut savoir qu'un œuf retiré et non couvé, est valable une dizaine de jours.

Après la ponte, les œufs seront restitués au couple en les déposant délicatement dans leur nid. La couvaison commence réellement à partir de ce moment là. Afin de ne pas fatiguer la femelle, à couver inutilement, il est préférable de mirer les œufs à partir du sixième ou septième jour. Pour le mirage des œufs, il y a différentes techniques, mais la plus simple est d'utiliser une petite lampe de poche ou stylo mireur pour vérifier la bonne fécondité de ceux-ci. Un œuf fécondé est plus opaque à la lumière et laisse apparaitre parfois quelques vaisseaux sanguins. Tandis qu'un œuf non fécondé, dit œuf clair, est transparent. Si, un ou plusieurs œufs devaient s'avérer clairs, ceux-ci seraient retirés, ainsi que le nid, si la totalité était non fécondée. L'éclosion aura lieu vers le 13ème ou 14ème jour de couvaison.

Oeuf fécondé apdcanari_2_tour_j6_21_mars_06__024.jpg

Elevage des Nouveaux-Nés

Quand les poussins viennent juste de sortir de l’œuf, ils sont mouillés, ils ont une tête disproportionné par rapport à la grosseur de leur corps et les yeux sont clos. A partir du deuxième jour de vie, le duvet qui recouvre leur corps devient plus fin et, au bout de huit jours, ils ont doublé de volume, ouvert les yeux et réclament de la nourriture avec toujours plus d’insistance. Cette nourriture sera constituée de pâtée à base d’œufs, celle-ci doit être légèrement humidifiée et disposée dans une mangeoire, elle sera remplacée deux à trois fois par jour.

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Pendant les premiers jours de la vie, les petits réclament à manger continuellement. A mesure qu’ils se développent, la quantité de nourriture qu’ils peuvent avaler est plus importante et, par conséquent, les becquées deviennent moins fréquentes. Le mâle, aide la femelle à donner la becquée aux petits et la remplace sur le nid quand elle doit s’absenter pendant quelques instants.

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Entre le 18ème et le 20ème jour, les petits abandonnent le nid ; à trois semaines, ils commencent à pépier ; vers le 25ème jour, ils se nourrissent tout seuls. Trois semaines après leur naissance, leur alimentation doit nécessairement subir quelques modifications ; on réduit graduellement la quantité de pâtée à l’œuf pour le remplacer par un mélange de graines.

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Le baguage des oisillons

Vers le 6ème où 7ème jour, l'oisillon pourra recevoir une bague fermée (carte d'identité).

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Tenir le jeune dans une main et la bague dans l'autre. Passer les 3 doigts antérieurs dans la bague. Glisser la bague en tenant le doigt postérieur parallèlement à la patte du jeune.

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Une fois la bague passée le plus loin possible sur la patte (sans forcer), un cure dents permettra de ressortir le doigt postérieur de la bague. A cet âge là, les os de la patte ne sont pas encore solidifiés, c'est toujours du cartilage.

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Pour s'assurer que le jeune n'a pas été bagué trop tôt, il suffit d'essayer de faire ressortir la bague de la patte de l'oisillon, sans forcer. Dans le cas, ou la bague s'enlève facilement, il est conseillé de la retirer et d'essayer de le baguer à nouveau, le lendemain.

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Le jeune est bagué.

Pour éviter de retrouver les jeunes hors de la cage à cause des parents, il est parfois nécessaire d’entourer la bague de l'oisillon par un sparadrap de couleur chair.

Article rédigé par Cédric Courbois

samedi, janvier 9 2010

Préparation à l'elevage des femelles

De nombreux novices posent pas mal de questions sur la préparation des femelles en vue de l'élevage. .Je me permets donc de vous donner ma façon de procéder et que j'utilise depuis pas mal de saison sans soucis majeur.

Si vous n'utilisez pas d'éclairage artificiel, vous ne devez enloger vos femelles en cages d'élevages que vers le 15 mars. Ces cages auront au préalable été bien lavées et désinfectées. Mon avis est qu'il est plus important d'employer un désinfectant qu'un insecticide pour compléter le nettoyage, car les bactéries vivent sur le matériel (cage + perchoirs + accessoires), tandis que les poux et mites vivent sur les oiseaux.

Pour prévenir une éventuelle présence de ces poux et mites, je saupoudre mes oiseaux le 1er et le 15 de chaque mois à partir de la fin de la saison des shows (expositions) et ce jusqu'à l'élevage proprement dit. Touchons du bois, je n'ai pas encore constaté la présence de ces parasites pendant mes saisons d'élevage.

Le produit que j'utilise à cette fin est une poudre à base de Carbamate, inhibiteur de la Cholinestérase, des laboratoires Bayer, appelé "BOLFO" qui ma été recommandé par mon Vétérinaire. Cependant vous pouvez trouver du Pyrèthre (PY) auprès des pépiniéristes et aussi des meuniers.

Les becs et les ongles de tous mes oiseaux sont soigneusement taillés avant que ceux-ci ne rejoignent les cages d'élevages. Étant un amateur de canaris de posture, les cloaques aussi bien ceux des mâles que ceux des femelles sont "toilettés" afin de multiplier les chances d'appariements fertiles.

Vous pouvez craindre que, si vous accouplez à la période que l'on considère comme tout à fait normale, mais que pour d'innombrables amateurs est trop tardive (c.à.d. fin mars à début avril), vous n'aurez pas assez de jeunes à exposer avant fin octobre.

C'est donc la raison pour laquelle les éleveurs désirant exposer dès le premier week-end d'octobre, décident d'élever plus tôt. Ces amateurs devront donc en conséquence faire bénéficier leurs oiseaux d'un supplément d'éclairage artificiel, qui est rappelons-le un moyen de stimulation.

Une autre raison pour laquelle il est impératif de prendre un bon départ, c'est qu'en octobre, il vous faudra vous être fait une bonne idée des sujets que vous déciderez de garder dans votre cheptel et de ceux que vous pourrez céder : vous ne pouvez atteindre cet objectif si vos sujets sont encore en mue à ce moment.

Une bonne méthode de mettre précocement les oiseaux en condition, c'est l'augmentation du nombre d'heures de lumière.

Quand vous accouplez début avril, vous obtenez vos premiers jeunes début mai, ceux-çi sortiront du nid 21 à 25 jours plus tard et à ce moment de l'année, nous bénéficions d'environ 17 1/2 heures de lumière journellement contre seulement 6 1/2 heures d'obscurité, ce qui est impeccable pour assurer un nourrissage correct des nichées.

Il est vain de croire que les canaris puissent pondre et élever avant de pouvoir bénéficier des 14 heures de lumière tous les jours.

Il existe deux méthodes d'apparier les canaris :

  • La première consiste à placer une paroi opaque entre les futurs partenaires qui sera retirée après plus ou moins deux semaines afin qu'ils puissent se rejoindre.
  • La seconde préconise de placer le mâle dans la cage de la femelle sans leur avoir laissé l'occasion d'effectuer une approche "amoureuse", mais qui ne peut être réalisée que si les oiseaux (le couple) sont vraiment prêts à s'accoupler.

De mon côté, j'utilise une autre méthode, plus ancestrale, mais qui me donne toujours de bons résultats, elle consiste à l'enlogement de toutes mes femelles (celles que j'ai choisi pour le futur élevage) dans des cages d"élevages individuelles placées côte à côte de telle façon que je puisse mieux les observer séparément.

Environ deux semaines avant la date que je me suis fixé pour accoupler, j'accroche des nids-boites à la devanture de mes cages, ainsi qu'un râtelier contenant un peu de charpie (matériaux de confection du nid). Je crois que le fait de se mouvoir en charriant des matériaux autour du nid développe l'instinct de couvaison chez les femelles et ceci plus rapidement et plus naturellement que si elles sont contrariées par la présence d'un mâle énergique et qui peut même parfois se montrer agressif.

Lorsqu'une ou l'autre de mes reproductrices semble s'occuper sérieusement des matériaux, et par là je ne veux pas dire qu'elle ait construit le nid, mais simplement commencé, j'ai donc une bonne idée de sa condition. C'est à ce moment qu'elle est probablement réceptive à l'introduction du mâle que je lui destine.

Si vous avez l'intention d'apparier tel ou tel mâle à une seule femelle, je vous conseillerai de le laisser cohabiter avec elle pour qu'ils puissent élever la nichée de jeunes à deux. A condition cependant que ce mâle n'ait pas mauvais caractère, ni sois trop ardent.

Par contre, si vous avez l'intention de l'unir à plus d'une femelle, il doit être retiré de la cage dès qu'ils se sont accouplés, ce qui devrait avoir lieu presque immédiatement, sinon il peut être difficile de l'accoupler à une autre, des liens s'étant noués avec la première femelle avec laquelle il se sera accouplé. Quand on envisage ce mode d'accouplement, je trouve qu'il vaut quand même mieux de le présenter à la femelle de deux à quatre fois par jour jusqu'à ce que la ponte sois terminée.

N'oubliez pas de tenir scrupuleusement à jour votre registre d'élevage, en vous aidant par des annotations claires et précises.

Article rédigé par Léon

jeudi, novembre 1 2007

L'alimentation des oiseaux

L’alimentation doit permettre au canari de réaliser l’ensemble des diverses fonctions pendant le repos hivernal, la période de reproduction et la mue. Chacune de ces fonctions demandent des apports alimentaires différents qui se traduisent pour l’éleveur, par un changement de substances à distribuer.

La boisson

L’eau vient en premier lieu. C’est un élément essentiel dans l’alimentation comme pour tous les animaux puisque l’eau représente 70% du poids d’un canari. Elle doit être en permanence propre sinon elle sera le principal vecteur de transmission de maladies qui contaminera l’ensemble de l’élevage par la présence de fientes, sécrétions nasales, respiratoires ou oculaires dans l’abreuvoir ou les baignoires que les oiseaux boiront. Elle doit donc être changée tous les jours et veiller à ce qu’elle soit toujours dépourvue de toute déjection. En été, la température de l’eau augmente également : celle ci, si elle est souillée, devient en moins de 2 heures, un véritable bouillon de culture.

De façon régulière, ils reçoivent des compléments dans l’eau. Selon les périodes, ces compléments ou éléments nutritionnels seront différents et seront donnés à des cadences variables.

Les compléments alimentaires servent à combler les lacunes de l’alimentation. Ils apportent les vitamines, les minéraux et les acides aminés qui, même dans une ration alimentaire variée, viennent à manquer. En liberté, l’oiseau se nourrit de façon variée et ne développe pas de carences.

Il faut éviter de faire des mélanges de produits actifs, car certaines vitamines sont détruites par la présence d’autres éléments. C’est pour cela qu’il peut être intéressant d’ajouter certains produits à la pâtée, en même temps qu’un autre élément est donné dans la boisson.

La nourriture

Base de l'alimentation pour les granivores, les graines.

D’une manière générale, un bon mélange de graines doit contenir au moins 60% d’alpiste. Il doit être adapté au biotope c'est-à-dire aux conditions d’habitat des canaris (en volière, en cage, en intérieur ou à l’extérieur). Pour résumé, une alimentation moins riche en graines grasses (navette, gruau d’avoine) pour des conditions de vie en intérieur et légèrement plus riche, surtout en hiver, pour des oiseaux vivant à l’extérieur. Pour les miens qui vivent en intérieur, en volière et en cage, donc pas exposés, en hiver, à de trop fortes baisses de température notamment la nuit, j’ai adopté le mélange Canaris Suprême de chez BEYERS composé des éléments suivants :

Alpiste 72%, navette 12%, gruau d’avoine 5%, niger 3,5%, lin 3,5%, chenevis (chanvre) 2,5%, perilla 1%, laitue blanche 0,5%.

Ce mélange me donne de bons résultats. Une nourriture mal équilibrée associée parfois au peu d’exercice, peut engendrer des troubles de différentes natures au niveau de la santé des oiseaux : hépatites, stress qui réduit les défenses immunitaires les rendant ainsi plus sensibles aux infections.

Quelques exemples de mélanges de graines de chez Beyers :

53 CANARIS EXTRA

  1. ALPISTE
  2. NAVETTE
  3. COLZA
  4. LIN
  5. AVOINE PELLE
  6. CHANVRE
  7. NIGER

55 CANARIS SUPREME

  1. ALPISTE
  2. NAVETTE
  3. LIN
  4. AVOINE PELEE
  5. CHANVRE
  6. NIGER
  7. LAITUE BLANCHE
  8. PERILLA BRUN

80 CANARIS PREMIUM (sans navette)

  1. ALPISTE
  2. LIN
  3. AVOINE PELEE
  4. CHANVRE
  5. NIGER
  6. GRAINES SAUVAGES

52 CANARIS (sans chanvre)

  1. ALPISTE
  2. NAVETTE
  3. COLZA
  4. LIN
  5. AVOINE PELEE
  6. NIGER

77 CANARIVIT COULEURMIX

  1. ALPISTE
  2. NAVETTE
  3. COLZA
  4. LIN
  5. AVOINE PELEE
  6. NIGER
  7. COULEURMIX

82 GRAINES DE GERMINATION

  1. NAVETTE
  2. COLZA
  3. CHANVRE
  4. NIGER
  5. LAITUE BLANCHE
  6. GRAINES SAUVAGE
  7. KADJANG
  8. DARI BLANC
  9. SORGHO EXTRA
  10. MILLET BLANC

65 CANARIS ELEVAGE

  1. ALPISTE
  2. NAVETTE
  3. AVOINE PELEE
  4. CHANVRE
  5. NIGER

En savoir plus sur les graines

Autres compléments d'alimentation

La pâtée aux oeufs

Il existe dans le commerce deux types de pâtée, la sèche et la grasse. Généralement, la pâtée sèche doit être légèrement humidifiée pour la rendre plus homogène. Pour ma part, pour éviter des moisissures, suite à l’action de la chaleur et de l’humidité, qui par voie de conséquence feront apparaître des troubles intestinaux et des mycoses, j’utilise un mélange composé de 50% de pâtée sèche et 50% de pâtée grasse. Cette méthode me donne un mélange homogène qu’il n’est pas nécessaire d’humidifier.

Beaucoup de pâtées du commerce indiquent, selon le fabricant, des taux de protéine entre 12 et 16%. Celles que j’ai adoptées sont conçues avec un taux de protéine de 16% voire même 17%.

Selon la période, s’il y a des petits ou pas, je rajoute à ma pâtée un certain nombre d’éléments nutritionnels :

CAL’ VIT + sous forme de poudre, fabriquée par le laboratoire Brunet Wyon. C’est une association de Calcium, Phosphore, vitamine A, D3 et E indispensable pendant la période de reproduction pour une bonne formation des coquilles ainsi que une bonne formation du squelette des jeunes.

  • Dosage : 10g pour 1 kg de pâtée. CAL’VIT+ peut éventuellement être remplacé par Calci-lux ( Orlux) qui lui sera ajouter à l’eau de boisson

PERFORM : (Complément alimentaire 100% naturel composé d’huiles essentielles d’herboristerie fixé sur une base d’argile blanche). Améliore la condition générale, assure un bon fonctionnement de l’appareil digestif, apporte un tonus exceptionnel, favorise un plumage lisse et brillant, renforce les oiseaux lors de la mue et augmente les chances de réussite lors de la reproduction.

  • Dosage : 25g pour 1 kg de pâtée. Ce produit est fabriqué en Belgique par la société du même nom. Il est distribué, entre autre, par :

VAMA - Vredestraat 47 – 8790 Waregem ( Belgique ) - Tel : 003256615870 – Fax : 003256615871 Email : vama.waregem@telenet.be contact : Mr Patrick VANELSLANDER

Un probiotique. Il existe aujourd’hui dans le commerce différents probiotiques comme, entre autre, Bio-digest associé à Probi-zyme de Orlux, Orni Flor 3 en 1 de Brunet Wyon mais pour ma part j’utile toute l’année Ornilactyl de la société Ornis qui est un composé d’argile micro lamellaire, d’enzymes naturelles digestives et probiotique micro encapsulé gastro résistant.

  • Dosage : 1 cuillère à café pour 1 kg de pâtée

PROTEINE 90 (EIWIT 90) pour augmenter le taux de protéine de la pâtée durant la période de reproduction. Protéine 90 est une protéine animale, pauvre en graisse mais riche en acides aminés. Ce produit est également distribué par VAMA

SPIRULINE ou SPIRULINA

  • En complément alimentaire en vue de palier certaines insuffisances en éléments vitaux: vitamines, substances minérales sous forme de macro et d’oligo-éléments et surtout en acides aminés.
  • Pendant la reproduction : elle favorise la croissance des oisillons et assure une meilleure protection contre les staphylocoques et l’Escherichia Coli (colibacillose).
  • Pendant la période mue : Elle permet de surmonter la fatigue physique et les états de stress (et leurs conséquences) qui affectent nos oiseaux durant cette période délicate. De plus, elle favorise un plumage plus doux et plus solide.

Ce produit fait partie de la gamme PRIMA BIOTROPIC fabriquée par la société VAMA.

Les légumes et les fruits

Il est bien entendu pas déconseillé de donner parfois des légumes et des fruits en supplément des graines et de la pâtée, bien au contraire. Les canaris raffolent surtout de pommes, carottes, concombres, coupés en morceaux et de temps en temps des feuilles de salade frisée ou scarole, endives, fleurs de brocolis ou de chou fleur.

On peut par ailleurs donner du fenouil, des radis, des courgettes, des bananes, des poires ou bien encore des framboises, des mûres, des groseilles, des cerises, du melon, du kiwi, des oranges ou mandarines pas trop acides et du raisin.

Tous ces fruits et légumes seront bien entendu lavés et séchés avant de les donner aux oiseaux. Ceci est indispensable pour éliminer toute trace de terre, produits anti-limaces ou insecticides.

Les pommes, carottes, concombres, courgettes, seront rincés, épluchés et séchés. Pour les pommes, il faudra également éliminer tous les pépins qui sont un véritable concentré d’arsenic comme tous les noyaux de fruits.

A éviter : Le persil, l’avocat, le chou, le pamplemousse, le citron, les pruneaux et la rhubarbe ne sont pas bons pour les canaris.

Pour ma part, après avoir été confronté à quelques petits problèmes de diarrhée, je ne donne à mes oiseaux des fruits ou des légumes qu’une fois par semaine. En alternance : Pommes Golden, fleurs de brocolis ou feuilles d’endives.

Les minéraux

Les apports en minéraux sont indispensables. On apportent les minéraux sous la forme d’un os de seiche ou de blocs minéraux. L’oiseau s’y fera le bec, qui ainsi ne se déformera pas. On peut également déposer sur le fond de cage du sable chargé de coquilles d’huîtres broyées et distribuer dans un ramequin du Grit (mélange de coquilles d’huîtres broyées, algues marines séchées, charbon,….)

Article rédigé par Georges Buanomano

vendredi, janvier 5 2007

La législation sur la détention des oiseaux en France

Voilà il est grand temps de faire le point sur la legislation pour nos amis les éleveurs francais. Je tiens a remercier tous les gens qui m'ont aidé dans cette collecte d'information pas toujours évidente : DDSV du Rhone, CORA, l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, SORP, LPO ainsi que les membres Jojo, Exotic et Chituana.

Cela ne veut pas dire que l'article est finalisé, il reste encore beaucoup a faire et je compte sur votre aide à tous !

La legislation francaise distingue deux types d'oiseaux : les oiseaux domestiques et les oiseaux non domestiques.

Pour elever, detenir et vendre des oiseaux non domestiques, il faut posseder un certificat de capicité et etre declaré en prefecture.

Pour elever, detenir et vendre des oiseaux domestiques, aucune formalité n'est nécessaire dans le cadre d'un elevage amateur. Pour les professionnels (animalerie par exemple), il s'agit d'une profession reglementée qui necessite un certificat de capacité et de repondre aux exigences de la commercialité.

1. Le principe juridique de la détention

C'est l'Arrêté du 11 août 2006 publié au Journal Officiel le 7 octobre 2006 qui definit la liste des animaux domestiques et pour ce qui nous interesse des oiseaux domestiques.

Retrouvez le texte de l'arrêté : Arrêté du 11 août 2006

L'arrêté distingue espèce, race et varieté. Si je prend le canari : son espece est le fringillidé, sa race le serin et sa varieté est son phénotype (sa couleur) Dans le cas où rien n'est précisé, on considère que c'est la race ou l'espéce entière qui domestique.

Important ! Seules les variétés listées par l'arrêté peuvent etre considéré comme domestiques !

Retrouvez la liste des especes domestique en cliquant sur : Pour les eleveurs francais

Galliformes :

Phasianidés :

- les variétés domestiques de la caille du Japon (Coturnix japonica) ;

- les variétés domestiques de la caille peinte de Chine (Coturnix chinensis) ;

- les races et variétés domestiques du coq bankiva (Gallus gallus) ;

- la variété lavande du coq de Sonnerat (Gallus sonneratii) ;

- les variétés domestiques du paon ordinaire ou paon bleu (Pavo cristatus) :

- le paon blanc ;

- le paon panaché ou pie ;

- le paon nigripenne ;

- la variété blanche du paon spicifère (Pavo muticus) ;

- les variétés domestiques du faisan ordinaire (Phasianus colchicus) notamment :

- le faisan blanc ;

- le faisan pie ou panaché ;

- le faisan de Bohême ;

- les variétés gris cendré, fauve, isabelle, diluée ;

- les formes géantes ;

- les variétés domestiques du faisan doré (Chrysolophus pictus) :

- le faisan doré charbonnier (mutation « obscurus ») ;

- le faisan doré jaune (mutation « luteus ») ;

- le faisan doré saumoné ou isabelle (forme « infuscatus ») ;

- le faisan doré cannelle ;

- les races et variétés domestiques de la pintade à casque d'Afrique occidentale (Numida meleagris galeatus) ;

- les races et variétés domestiques du dindon mexicain (Meleagris gallopavo gallopavo).

Ansériformes :

Anatidés :

- le cygne dit « polonais » (Cygnus « immutabilis »), variété de couleur du cygne tuberculé ou cygne muet (Cygnus olor) ;

- la variété argentée du cygne noir (Cygnus atratus) ;

- les oies de Chine et de « Guinée », variétés domestiques de l'oie cygnoïde (Anser cygnoides) ;

- les races et variétés domestiques de l'oie cendrée (Anser anser) ;

- les variétés blanche et blonde de l'oie d'Egypte (Alopochen aegyptiaca) ;

- les races et variétés domestiques du canard colvert (Anas platyrhynchos) ;

- les variétés bleue et noire du canard ou sarcelle de Laysan (Anas laysanensis) ;

- la variété argentée du canard ou pilet des Bahamas (Anas bahamensis) ;

- les variétés blonde et blanche du canard carolin (Aix sponsa) ;

- la variété blanche du canard mandarin (Aix galericulata) ;

- les races et variétés domestiques dites canards de Barbarie, du canard musqué (Cairina moschata).

Columbiformes :

Columbidés :

- les races et variétés domestiques du pigeon biset (Columba livia) ;

- les variétés domestiques, constituant la tourterelle domestique ou tourterelle rieuse (Streptopelia « risoria »), de la tourterelle rose et grise (Streptopelia roseogrisea) ;

- les variétés domestiques de la colombe diamant (Geopelia cuneata).

Psittaciformes :

Psittacidés :

- les variétés domestiques de la perruche ondulée (Melopsittacus undulatus) ;

- les variétés pastel, cinnamon, lutino, opaline de la perruche omnicolore (Platycercus eximius eximius) ;

- les variétés bleue, jaune, cinnamon de la perruche de Pennant (Platycercus elegans) ;

- la variété cinnamon de la perruche palliceps (Platycercus adscitus) ;

- les variétés cinnamon, lutino, vert de mer, opaline de la perruche à croupion rouge (Psephotus haematonotus haematonotus) ;

- les variétés cinnamon, panaché, jaune aux yeux noirs, lutino, ailes en dentelles (lacewing) de la perruche à bandeau rouge ou kakariki à front rouge (Cyanoramphus novaezelandiae novaezelandiae) ;

- les variétés cinnamon, panaché, lutino, ailes en dentelles (lacewing) de la perruche à tête d'or ou kakariki à front jaune (Cyanoramphus auriceps) ;

- les variétés opaline (rose), jaune, fallow, ino, isabelle de la perruche de Bourke (Neopsephotus bourkii) ;

- les variétés foncée, lutino, panaché, cinnamon de la perruche élégante (Neophema elegans) ;

- les variétés foncée, ventre rouge, poitrine et ventre rouges, jaune, opaline, grise de la perruche d'Edwards ou perruche turquoisine (Neophema pulchella) ;

- les variétés bleu de mer, bleue à poitrine blanche, ino, ventre rouge, cinnamon, grise de la perruche splendide (Neophema splendida) ;

- les variétés domestiques de l'inséparable à face rose (Agapornis roseicolis) ;

- les variétés domestiques de l'inséparable de Fischer (Agapornis fischeri) ;

- les variétés domestiques de l'inséparable masqué ou à tête noire (Agapornis personatus) ;

- la variété lutino de l'inséparable de Liliane (Agapornis lilianae) ;

- les variétés foncée, bleue, violet de l'inséparable nigrigenis (Agapornis nigrigenis) ;

- les variétés domestiques de la perruche à collier d'Asie (Psittacula krameri manillensis) ;

- les variétés foncée et panachée de la perruche tête de prune (Psittacula cyanocephala) ;

- les variétés grise, lutino, albino de la perruche grande alexandre (Psittacula eupatria) ;

- les variétés bleue, lutino, albino de la perruche souris (Myiopsitta monachus monachus) ;

- les variétés vert foncé, bleue, foncé bleue, lutino, albino de la perruche rayée ou perruche catherine (Bolborhynchus lineola lineola) ;

- les variétés bleue, lutino, albino (bleue et lutino) de la perruche à calotte bleue ou perruche princesse de Galles (Polytelis alexandrae) ;

- les variétés bleue et ino de la perruche de Barnard (Barnardius zonarius barnardi) ;

- la variété bleue de la perruche à collier jaune ou perruche vingt-huit (Barnardius zonarius semitorquatus) ;

- les variétés bleue, fallow, lutino, albino, cinnamon de la perruche céleste (Forpus coelestis) ;

- les variétés bleue et cinnamon de la conure de molina (Pyrrhura molinae) ;

- les variétés domestiques de la perruche calopsitte (Nymphicus hollandicus).

Passériformes :

Corvidés :

- la variété opale du geai des chênes (Garrulus glandarius).

Sturnidés :

- la variété brune de l'étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris).

Turdidés :

- les variétés albino, blanche du merle noir (Turdus merula) ;

- les variétés brune, albino, satinée de la grive musicienne (Turdus philomelos).

Passeridés :

- les variétés brune, phaeo, agate, opale, blanche, albino, lutino ivoire, satinée, brune pastel du moineau domestique (Passer domesticus) ;

- les variétés brune, opale, brune opale du moineau friquet (Passer montanus).

Estrildidés :

- les variétés domestiques constituant le moineau du Japon (Lonchura « domestica ») du domino (Lonchura striata) ;

- les variétés domestiques du diamant mandarin (Taeniopygia guttata castanotis) ;

- les variétés domestiques du diamant de Gould (Eryhrura gouldiae) ;

- les variétés brune et isabelle du diamant modeste (Neochemia modesta) ;

- les variétés brune, à bec jaune, pastel et argenté du diamant à goutelettes (Stagonopleura guttata) ;

- les variétés à masque jaune et pastel du diamant à queue rousse (Neochmia ruficauda) ;

- les variétés brune, isabelle, crème ino du diamant à longue queue (Poephila acuticauda) ;

- la variété crème ino du diamant à bavette (Poephila cincta) ;

- la variété lutino du diamant de Kittlitz (Erythrura trichroa) ;

- la variété bleue du diamant psittaculaire ou pape de Nouméa (Erythrura psittacea) ;

- les variétés brune, opale, et grise du bec de plomb (Lonchura malabarica) ;

- les variétés brune, pastel, ventre noir et crème ino du bec d'argent (Lonchura cantans) ;

- les variétés blanche, brune, opale et pastel du padda ou calfat (Lonchura oryzivora) ;

- les variétés blanche, brune, collier jaune du cou-coupé (Amadina fasciata).

Fringillidés :

- les races et variétés domestiques, dites « canaris » du serin des Canaries (Serinus canaria) ;

- les variétés brune et phéo du roselin du Mexique (Carpodacus mexicanus) ;

- les variétés brune, agate et lutino du verdier de Chine (Carduelis sinica) ;

- les variétés brune, agate et lutino du verdier de l'Himalaya (Carduelis spinoïdes) ;

- les variétés brune et pastel du tarin rouge du Venezuela (Carduelis cucculata) ;

- les variétés brune, agate, isabelle, vert dilué, vert double dilué, brune diluée, brune double diluée, agate diluée, agate double diluée, isabelle diluée et isabelle double diluée du tarin des aulnes (Carduelis spinus) ;

- les variétés brune, agate, isabelle, pastel, brun pastel du sizerin flammé (Carduelis flammea) ;

- les variétés blanche, brune, agate, pastel, isabelle et satiné du chardonneret élégant (Carduelis carduelis) ;

- les variétés isabelle, agate, brune, isabelle satiné, lutino du verdier (Carduelis chloris) ;

- les variétés pastel, brune, brun pastel du bouvreuil (Pyrrhula pyrrhula) ;

- les variétés brune, agate, opale du pinson des arbres (Fringilla coelebs).

2. Le cas du chardonneret elegant (carduelis carduelis)

Il va donc falloir distinguer le chardonneret elegant en phénotype sauvage du chardonneret mutant dont la mutation est reconnue comme domestique.

A. Chardonneret en phénotype sauvage

La capture dans la nature est interdite. Pour etre légalement acheté, le chardonneret doit etre bagué et etre né et avoir été elevé en captivité. Les bagues doivent etre fermées et etre au numero de souche de l'eleveur. Un suivi de ces bagues est organisé : une naissance, une mort ou la vente/achat d'un oiseau fait l'objet d'une mise a jour sur les registres pour assurer la tracabilité des oiseaux en cas de controle.

Ainsi le proprietaire du chardonneret doit pour pouvoir le detenir avoir un certificat de capacité ou avoir deposé une demande (dossier à retirer et à renvoyer auprès de la DDSV du departement d'habitation qui peut ou non delivrer le certificat). Pour se procurer son oiseau (le transporter de son lieu d'elevage jusqu'à l'elevage du nouveau proprietaire), il doit également faire une demande d'autorisation d'ouverture d'un établissement d'élevage.

Par conséquent, l'ancien propriétaire et le nouveau doivent tous les deux posseder un certificat de capacité ou justifier qu'il en a fait la demande (demande avec accusé reception de la prefecture)

B. Le chardonneret en mutation classé en "oiseau domestique"

Depuis le 11 aout 2006, le chardonneret mutant (pour les mutations determinées dans l'arreté) est classé comme "oiseau domestique". Cela signifit que sa detention est libre (vente et achat également). Toutefois, un couple de chardonnerets mutants peut donner naissance à des jeunes chardonneret en phénotype sauvage. Dans ce cas, ces specimens sont soumis aux memes regles que les chardonnerets en phenotype sauvage (oiseau non domestique) à savoir que le propriétaire doit posseder ou la faire la demande d'un certificat de capacité et d'une autorisation d'ouverture d'un établissement d'élevage.

C. Les croisement avec le chardonneret (Hybrides)

Pour ce qui est des hybrides, c'est le statut de l'espèce le plus restrictif qui prend le dessus. Donc dans le cas d'une hybridation chardonneret-canari, le produit de cet accouplement est une espèce protégée au titre de l'arrêté ministériel du 17 avril 1981.

Sources

  • DDSV du Rhone (voir la lettre ci-dessous)
  • SORP (courriel très instructif)
  • www.legifrance.gouv.fr
  • CORA (centre Ornithologique Rhone Alpes)
  • LPO (Ligue de Protection des Oiseaux)

Superbe article rédigé par Florianne sur la législation de la détention d'oiseaux en France.

samedi, décembre 30 2006

Revue de l'AOB : Le Monde des Oiseaux

Le Monde des Oiseaux, est une revue ornithologique belge publiée par l'A.O.B (Association Ornithologique de Belgique). C'est une revue mensuelle qui rassemble differents articles sur toutes les espèces d'oiseaux en général. Dans chaque revue, vous trouverez un ou des articles sur les canaris. Les photos sont de très grandes qualités et les articles sont rédigés par des juges ou des eleveurs professionnels.

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