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Raspberry and Plum
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Le plumage des oiseaux
Les oiseaux se distinguent des autres animaux par leur plumage.
Il est généralement admis que les plumes trouvent leur origine dans les écailles originelles des reptiles qui sont aussi généralement considérés comme les ancêtres des oiseaux selon l'évolution. Les plumes consistent en cellules dermiques superficielles cornées, de manière analogue à nos ongles. Le plumage ne sert pas qu'à calorifuger l'être qui le porte ou a permettre de voler (ailes) il est aussi une palette de nuances indéfinies de couleurs inégalées et inégalables. Plumage Le plumage est réparti de manière assez inégale sur le corps des oiseaux, voilà déjà quelque chose de remarquable. Il n'est donc pas un tout fermé mais toutes les plumes séparées les unes des autres sont disposées selon un patron de différentes zones groupées : les ptérylies. Les ptérylies sont de petites zones de la peau des oiseaux où certaines plumes spécifiques poussent. A chaque type de plume sa ptérylie, il existe 13 zones où sont implantées les plumes du contour au total, ainsi réparties : tête (1) ventre(2) queue (1) milieu du dos (1) base de l'aile (2) base de la patte (2) cuisse (2). On remarque différentes zones de peau nue dépourvues de plumes de contour entre les ptérylies, ce sont les aptéties couvertes par les plumes des ptérylies. Type de plumes La plume est chez les oiseaux, un appendice tégumentaire complexe constitué de kératine qui recouvre la quasi-totalité du corps. On distingue deux types de plumes : a) Duvet - Plumes très douces et de périmètres changeants. b) Plumes de contour - Celles-ci ont un périmètre et une forme définies. Le premier habit de la plupart des jeunes oiseaux est fait de duvet. Le duvet n'à pas de rachis, les barbes molles et libres sortent du calamus, il n'y a pas de barbes raides s'accrochant les unes aux autres pour former un tout cohérent. Ce duvet couvre tout le corps des jeunes oiseaux à l'exception de certaines espèces dont les petits naissent nus. Il en reste un certain temps après l'émergence des plumes de contour (souvent à la pointe même de celles-ci). Toute plume de contour se compose à la base du calamus (tige creuse) qui se remplit pour devenir le rachis (tige pleine). De chaque côté de ce rachis nous trouvons une lame. Les grandes plumes (rémiges - rectrices) possèdent deux lames de surfaces différentes; l'une étroite et l'autre plus large. La partie la plus étroite parfois nommée "lame antérieure" et la partie la plus large qualifiée de "lame intérieure". Chaque lame est faite de barbes qui sont implantées sur le rachis. Les barbes sont elles-mêmes porteuses de barbules (petits crochets) sauf a la base. Barbes et barbules s'imbriquent pour former un ensemble (plume) solidaire. Les barbes situées à la base de la plume sont minces et sans barbules, il s'agit là du "duvet" de la plume ("barbes molles et libres"). La couleur du duvet est très primitive et n'influence pas la vision que l'on a de l'oiseau. La couleur réelle se situe dans les barbes et les barbules à la partie supérieure de la plume, celle qui englobe le rachis, c'est ainsi que la couleur est principalement déterminée par sa présence dans l'extrémité des plumes. Bien que le rachis contienne lui aussi des pigments, ceux-ci non guère ou pas d'influence sur la couleur totale de l'oiseau. Développement de la plume Dès l'œuf, le développement du jeune oiseau, plus spécialement du tissu dermique, émerge un papille qui s'enfonce dans la peau au fur et à mesure de la croissance du jeune. Elle va finalement se loger dans le follicule de la future plume autour duquel se situe une zone dite "de différentiation" composée de cellules spécialisée contenant des enzymes qui vont déterminer génétiquement la nature et la forme de la future plume, l'apparition ou l'empêchement de certains pigments et le schéma de couleur. La papille est riche en capillaires qui subviennent à l'approvisionnement de la future plume. Un embryon de plume cylindrique voit le jour, il est cerné d'un étui ténu qui suit la plume dans sa croissance. En dessous, dans le follicule de la plume, le calamus se forme. La membrane qui se trouve au-dessus de la papille à ce stade de développement, va à l'abri de l'étui œuvrer à la création de la plume proprement dite. Le calamus va ensuite devenir le rachis et la membrane va se transformer en barbes et barbules. Ensuite et selon l'état d'avancement de la croissance, les cellules vont se changer en kératine depuis le haut de la plume, seul le calamus conserve un peu de matière vivante dans sa partie cornée entourant encore toujours l'embryon de plume. Il se fracture ensuite et les éléments de la plume émerge. Des pigments spécifiques sont déposés dans la plume, s'ajoutant aux éléments nutritifs déjà présentes. Pigments Les mélanines sont les colorants les plus courants chez les oiseaux. La mélanine est un polymère de structure encore inconnue, de forme lenticulaire, circulaire ou granulaire. Elle est formée dans le plumage. Lorsqu'on traite de mélanine, on pense surtout "granule" mais il s'agit en fait d'entités très petites et variables (de petits sacs) remplies d'une certaine sorte de mélanine. La mélanine commune chez les Agapornides est une mélanine granulaire (granules) due à l'acide aminé du nom de tyrosine. Le mécanisme de formation de la mélanine est très complexe et les mécanismes précis pour toutes les variétés ne sont pas encore totalement élucides. La mélanine est produite à partir de tyrosine grâce à l'enzyme tyrosinase. La tyrosine est tout d'abord convertie en DOPA, puis en DOPAquinone. En l'absence de cystéine, de l'indole 5-6 quinone est formé, donnant l'eumélanine. En présence de cystéine, du cystéinyl-DOPA est formé, donnant de la phaeomélanine. Ces deux pigments polymérisent à un degré variable selon leur nature. Les différentes expressions visibles d'eumélanine sont selon l'acception généralement admise, la suite du degré d'oxydation. La mélanine noire est créée suite à un fort degré d'oxydation. L'absence occasionnelle de tyrosinase déterminant aussi le degré d'oxydation héréditaire résulte en l'absence de mélanine autrement connue sous le nom d'albinisme. Nous trouvons aussi d'autres pigments dans le plumage des Agapornides, ce sont les caroténoïdes. Les caroténoïdes sont des pigments plutôt oranges et jaunes répandus chez de très nombreux organismes vivants. Liposolubles, ils sont en général facilement assimilables par les organismes. Ils font partie du groupe des terpénoïdes. Les principaux caroténoïdes sont des hydrates de carbone insaturés comme la carotène et les alcools comme les xanthophylles. On les rencontre dans les chloroplastes ou les chromoplastes des cellules végétales, notamment dans les pétales de certaines fleurs de couleur jaune, orange ou rouge ( pissenlit, tomate, carotte) et chez les algues, par exemple les algues brunes (Phéophycées) où celles-ci masquent la chlorophylle. Les caroténoïdes sont absorbés par les oiseaux via la nourriture. Ils cheminent via le tube digestif et les vaisseaux sanguins pour aboutir directement ou indirectement dans les plumes en croissance. Certains oiseaux sont capables d'implémenter la lutéine jaune directement dans leur plumage d'autres espèces par contre comme notre Canari mutent initialement la lutéine en xanthophylle. Nous voyons que le plumage des Agapornides contient des caroténoïdes rouges et jaunes, tant sous une forme pure que mixte. La composition chimique de ces caroténoïdes n'est pas connue... Cela n'a pas grande importance pour les éleveurs pour qui du jaune est du jaune et du rouge est du rouge. La transformation des caroténoïdes absorbés sous forme d'aliments se fait par l'action d'enzymes contrôlés par des facteurs héréditaires.
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Si vous avez des anecdotes, des suivis d'élevage, des histoires sur les oiseauxpourquoi ne pas les partager avec nous. Amicalement vôtre Dernière modification par maloute45 ; 18/12/2015 à 17h48. |
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