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vendredi, février 9 2007

La biologie des Pinsons des Arbres

Nom latin : Fringilla coelebs

Aspect général

D’une taille d’environ 15 cm pour un poids compris entre 22 et 29g, le mâle, en phénotype sauvage, est particulièrement coloré au printemps et en été, avec le dessus de la tête et le cou ardoisé, le dos brun roux, la poitrine et les joues rouge brique, le ventre blanchâtre et la queue bleu noir et fourchue. Durant la période de reproduction, son bec puissant prend une couleur bleue. Plus terne, la femelle a un plumage brun jaunâtre, avec le dessous un peu plus clair, pouvant être confondu de loin par un moineau. Néanmoins, la caractéristique de cet oiseau est qu’il aborde, aussi bien le mâle que la femelle, des rectrices externes blanches au niveau de la queue, plus particulièrement visible en vol. De plus, il possède une double barre alaire blanche. Il est également reconnu comme un oiseau d’une ardeur naturelle et fière.

En captivité, le pinson des arbres se retrouve sous diverses mutations :

  • Brun (facteur lié au sexe et récessif)
  • Agate (facteur lié au sexe et récessif)
  • Opale (facteur récessif autosomal et récessif)

S’ajoutent les autres mutations non reconnues pour les concours: Isabelle (combinaison de deux mutations : agate et brune) et Pastel (facteur lié au sexe et récessif)

Généralement, les pinsons des arbres sont bagués en 2,9 mm.

Pinson des Arbres mâle, en phénotype sauvage

Pinson du Nord mâle, en phénotype sauvage

Habitat

Le pinson des arbres est très répandu dans toute l’Europe (sauf l’extrême Nord). Il se plaît dans tous les milieux, aussi bien dans les bois, forêt, bord de route, parcs, jardins, vergers, etc…

Le pinson est un migrateur partiel. Vers la fin septembre, il vagabonde en bandes, parfois impressionnantes, de même sexe (d’où le nom latin de coelebs, signifiant célibataire), en compagnie d’autres oiseaux venus du Nord (notamment son cousin le pinson du Nord, Fringilla montifringilla). Les femelles descendent plus au Sud, allant jusqu’en Espagne.

Nidification

Dans la nature, le pinson aime bâtir son nid dans un arbre, situé sur une branche latérale ou une enfourchure, le site étant choisi par le mâle. En captivité, il va nicher dans des fagots de végétations situés dans la volière, l’élevage en batterie étant plus difficile. Le nid, construit artistiquement par la femelle, est garni de fibre de coco, de charpie, de plumes, de mousse, d’herbes sèches, de poils, etc… La femelle fait environ 1300 voyages pour réaliser ce véritable petit chef-d’œuvre, tout en étant accompagné par le chant du mâle.

Deux, exceptionnellement trois couvées, sont réalisées chaque année, d’avril jusqu’en août. La femelle pond quatre ou cinq œufs tachés de brun rouge sur un fond verdâtre ou brun lilas maculé de violacé, de dimensions moyennes de 19*14,5 mm, couvé durant 12 à 14 jours par la femelle parfois relayée par le mâle. L’élevage des petits est assuré par les deux parents, qui les nourrit principalement d’insectes. Cependant, une pâtée insectivore peut être donnée, à défaut de nourriture vivante. Les jeunes quittent le nid vers quinze jours et sont sevrés vers trente cinq jours.

Nourriture

Le pinson des arbres est essentiellement granivore. Dans la nature, il se nourrit de diverses graines de différents arbres, de plantes herbacées ou de graminées et de baies, trouvé sur le sol ou dans les arbres, même s'il préfère manger surtout des graines tombées à terre (faînes, céréales, mouron, etc…). En période de reproduction, les insectes complètent son menu.

En captivité, un mélange canari complété de graines de tournesol lui convient, sans oublier de la pâtée d’élevage pour canari et éventuellement une pâtée insectivore. Il apprécie également les fruits et légumes, tel que les pommes, choux, salade, pissenlit, chardon, etc… Durant la période de reproduction, il est conseillé de lui fournir de la nourriture vivante (mais pas en trop grande quantité, car il peut avoir alors comme conséquence des troubles intestinaux), afin de mieux réussir l’élevage de ce charmant oiseau.

Remarque

Le pinson des arbres est très peu élevé en captivité en France. Du côté de la Belgique, plus précisément en Flandre, ce dernier est reconnu par les scientifiques comme domestiqué. En effet, le taux de réussite et surtout le nombre d’éleveurs de cet oiseau est beaucoup plus important qu’en France ou encore qu’en Wallonie.

Législation pour la France

Les pinsons des arbres en mutation sont reconnus comme espèce domestique (arrêté du 10 août 2004). Par contre, en phénotype sauvage, le Certificat de Capacité est nécessaire. Renseignez-vous auprès de votre DDSV pour plus de renseignements.

Sources et liens intéressants

  • « Les oiseaux de France », de Jean-Claude CHANTELAT, édition Solar. (479 pages)
  • « Oiseaux des pays d’Europe », de Jiri FELIX, édition Gründ. (320 pages)

Article rédigé par Grégory JONAS, remerciement à freddo pour ses magnifiques photos !

samedi, janvier 27 2007

Diamant de Gould

Le diamant de Gould est un petit oiseau exotique à bec droit calme et sociable. Il fait partie des diamants les plus colorés. Il mesure environ 12 cm.

Origine : Nord de l’Australie

Longévité : 6 à 8 ans

A l’état sauvage, on trouve des oiseaux à tête rouge, noire ou jaune. Le masque est entouré d'une fine bande noire, la nuque est turquoise, le dos et les ailes sont verts, la gorge est noire, la poitrine violette, le ventre est jaune, la queue est noire avec deux rectrices fines d'environ 2 cm pour le mâle, sous caudales blanches, sus caudales bleues, le bec est blanc avec le bout rouge, noir, jaune, selon la couleur de la tête et la pureté de l'oiseau.

Mutations

On élève des oiseaux de beaucoup de couleurs n’existant pas dans la nature. Les mutations concernent : la couleur de la tête (tête rouge, tête noire, tête orange), la couleur de la poitrine (poitrine violette, poitrine blanche, poitrine lilas), la couleur du corps (vert, bleu, jaune).

Mâle et femelle

Le plumage de la femelle est plus terne que celui du mâle, et son bec devient presque noir en période de reproduction. Les plumes rectrices du mâle sont un peu plus longues. Lorsqu’il chante, le mâle pousse de petits cris aigus.

Alimentation

Mélange de graines vendues dans le commerce ou fait soi même. Ils aiment les grappes de millet. Ils apprécient aussi la verdure (mouron blanc, concombre, salade, pomme...) en petites quantités, pour éviter les diarrhées (maximum une à deux fois par semaine). Il faut mettre de la pâtée d'élevage avant, pendant et après la reproduction (jusqu'au sevrage des petits). Le Gould est principalement granivore, mais accepte les insectes.

Eau à disposition en permanence

Calcium et minéraux

Ils doivent disposer d'un os de seiche (calcium), éventuellement d'un bloc minéral et de sable contenant des coquilles marines en fond de cage.

Vitamines

Pendant les périodes de mue, de reproduction ou de maladie.

Habitat

Pour un couple de Gould, une cage de 60 cm de long sur 40 cm de largeur et de hauteur est un minimum. Le Gould est sujet au stress, il n'aime pas les changements. C'est un oiseau assez sociable en volière avec des oiseaux de même taille et de caractère calme. La reproduction en cage est plus difficile qu’en volière. L'entretien doit être facile et pour déranger le moins possible les oiseaux, les accessoires (mangeoires, nids, abreuvoirs, bains...) doivent être accessibles de l'extérieur. La cage doit comporter, sur son fond, un plateau mobile sur lequel on pourra mettra du sable.

Reproduction

La saison de reproduction est d’octobre à mars. Il faut un couple qui s'entend, une température de 20°C au moins, un taux d'humidité suffisant et une nourriture abondante. Il ne faut pas déranger les oiseaux au risque de voir un abandon du nid ou des petits. Il est conseillé d’utiliser des nids fermés en bois, placés en hauteur et faciles d’accès pour les oiseaux (perchoir).

Il est important de donner aux oiseaux de la pâtée d’élevage, des graines germées, éventuellement un apport vitaminé supplémentaire (en plus des apports alimentaires habituels).

La femelle pond de 3 à 7 œufs blancs, à 24 heures d’intervalle. Le couple couve à tour de rôle à partir du 3ème ou 4ème œuf. L’incubation dure environ 15 jours. Les parents nourrissent les petits qui sortent du nid au bout d'environ trois semaines. Ils sont sevrés 6 à 8 semaines après la sortie du nid.

Les Gould ont tendance à mal couver ou à éjecter hors du nid les jeunes. On donne donc souvent les œufs ou les jeunes à des parents de substitution : les moineaux du Japon. Les couleurs définitives commencent à apparaître vers l'âge de 3 mois, mais il arrive que cette première mue ne débute qu'à l'âge de 6 ou 7 mois.

Article rédigé par Sissou

mercredi, janvier 10 2007

Caille de Chine

Nom Scientifique : Coturnix chinesis

Distribution : Asie Du Sud Est

Taille : 11 à 13 centimetres

Dimorphisme sexuel

Il est très facile de différencier le mâle de la femelle. Celui ci porte un dessin noir et blanc bien marqué à la gorge, alors que la femelle revêt un plumage strié comme des écailles, couleur brune et blé (dans le cas des cailles de Chine type sauvage). Pour les cailles panachées, le mâle se distingue de la femelle pour des plumes rouges au niveau du bas du dos. L’absence de ces plumes rouges permet alors d’affirmer que telle caille est une femelle.

Comportement social

Les cailles de chine sont sociables entre elles et elles laissent en paix les autres espèces de la Volière. Par contre, les mâles sont assez agressifs entre eux. Ainsi il faut toujours mettre plus de femelles que de mâles. Ne pas oublier également de mettre plusieurs femelles pour un mâle (par exemple 2-3 femelles pour un mâle), pour éviter que le mâle épuise la même femelle.

La vie en captivité

Les cailles de chine se sentent à l'aise a peu prés partout, et il est préférable, pour leur bonheur, qu'elles aient la possibilité de gratter le sol et de prendre des bains de terre. Des cachettes seront également utiles pour leur bien-être.

Elles font un peu penser a des poules miniatures, mais bien plus actives et plus malines. Ce sont des oiseaux robustes qui ne craignent pas trop les faibles températures, du moment qu'elles ont les pieds au sec. Elles sont nourries d'un mélange de Graines pour exotiques ou pour canaris et elles passent leurs journées à attraper des petits insectes qu'elles se mettent sous le bec. Elles adorent manger des vers de farine dont elles raffolent.

Information complémentaires

  • Il existe plusieurs mutations concernant les dessins du plumage. Ils peuvent être de plusieurs couleurs : Fauve,Cannelle ,Blanc pur, Panaché et Pastel.
  • Les cailles sont très habiles pour la chasse aux moucherons, elles se mettent à courir à vive allure et faire de grands bons pour gober moucherons et mouches.

Reproduction de la Caille de Chine

La période de reproduction de cet oiseau s’étend généralement de février à septembre. Il existe deux méthodes pour obtenir des jeunes :

Manière naturelle

Leur reproduction est assez facile mais les femelles pondent un peu partout, voici une méthode bien particulière pour obtenir avec succès leur reproduction chaque été quand on possède plusieurs couples. En fait, il faut attendre qu'une femelle regroupe ses Oeufs dans petit nid rudimentaire, qu'elle confectionne de brindilles. C'est à ce moment là qu'il faut intervenir car la femelle commence à couver ses oeufs. Mais les autres femelles viennent rajouter les leurs et la mère couveuse se retrouve très vite sur un monticule d'une quinzaine d'oeufs. Il faut choisir alors sept oeufs ; les marquer d'un point rouge avec un vernis à ongle ce qui permet de les distinguer, puis, tous les jours, enlever les oeufs qui ont été rajouté.17 jours après le début de la couvaison les petits sortent de leurs oeufs et sont dans les heures qui suivent très actifs. Il faut leur donner des oeufs durs écrasés avec des petits morceaux de vers de farine coupé menu. Il faudra attendre à peu près 3 mois avant de les séparer de leur mère.

Manière artificielle

Il est assez rare de voir des femelles couver en captivité. Le plus souvent, il faut faire recours à un subterfuge : l’élevage en couveuse. Pour obtenir un bon pourcentage de réussite, il faut éviter de garder les œufs plus de 7 jours après la ponte, mais également attendre 24 heures après la ponte avant de les placer sous la couveuse. Les œufs en attende d’être couvés seront mis dans un bac où contienne des graines de canaris par exemple, la pointe en bas, dans une pièce à température ambiante. Une fois les œufs réunis, il faut maintenant préparer la couveuse. Le thermomètre sera réglé à 38°C ; ne pas oublier de remplir le bac réservé à l’eau pour maintenir une humidité constante. Les œufs seront marqués d’un repère fait à l’aide d’un vernis à ongle (ou bien d’un crayon de bois) pour pouvoir retourner les œufs deux fois par jour (dans le cas d’une couveuse manuelle, voir photo). 3 jours avant l’éclosion, ne plus manipuler les œufs. 17 jours après la mise en incubation, les œufs éclosent. Laisser les jeunes poussins quelques heures dans la couveuse pour les laisser sécher. Les placer ensuite dans une « éleveuse » (une caisse pourra faire l’affaire), où sera suspendue au-dessus une lampe infrarouge pour maintenir une température d’environ 37°C. Relever la lampe infrarouge au bout de quelques jours pour diminuer légèrement la température. Réaliser cette même étape tous les jours de manière à obtenir une température d’environ 20-25°C au bout de 3 semaines. Les jeunes pourront ensuite être placer dans une volière sans chauffage. Lorsque les jeunes sont dans l’« éleveuse », ne pas oublier de donner une nourriture spéciale poussin et de l’eau dans un petit abreuvoir pour canari (et non dans un bac car les jeunes peuvent facilement se noyer dans quelques millimètres d’eau). Les cailles étant des oiseaux nidifuges, ils peuvent se débrouiller seuls dès leur naissance, contrairement aux canaris, exotiques ou psittacidés qui sont eux des nidicoles. La différence est que les premiers naissent "finis" alors que les seconds continuent leur développement embryonnaire après la sortie de la coquille... les premiers sont donc autonomes dès leur sortie de l'oeuf.

Mâle

Femelle

Jeunes

Auteur de l'article et des photos : JONAS Grégory

samedi, janvier 6 2007

La biologie des verdiers de Chine

Nom latin : Carduelis sinica

Aspect général :

D’une taille d’environ 14 cm, le mâle, en phénotype sauvage, a, au niveau de la tête, le front et la couronne d’une couleur grise. Les joues sont gris noir tandis que le menton et la gorge sont jaunâtre. Ses yeux sont brun foncé et son bec conique est d’une couleur chair. Le ventre est brun clair, devenant blanc vers l’anus. Son manteau est d’une couleur brun verdâtre. Ses épaules sont brun vif, l’alula est noir et les régimes primaires sont noirs avec une bande jaune intensif tandis que les régimes secondaires présentent du blanc à leur base, devenant noir à leurs extrémités. Le croupion et la sous caudale est jaunâtre tandis que les rectrices sont noir brillant, s’éclaircissant légèrement à leur pointe. Les pattes sont d’une couleur chair tout comme les ongles. La femelle, quant à elle, a des couleurs plus pâles. Son manteau et sa poitrine est brun clair et sa bande alaire tout comme sa sous caudale est jaune clair, moins visible que chez le mâle.

En captivité, le verdier de Chine se retrouve sous diverses mutation:

  • Brun (facteur lié au sexe et récessif)
  • Agate (facteur lié au sexe et récessif)
  • Lutino (facteur lié au sexe et récessif)

Cet oiseau est généralement bagué en 2,7 mm.

Photos d'un mâle phénotype sauvage:

Photos d'une femelle phénotype sauvage:

Photos d'un couple:

Photos prises lors du National UOF 2006 à Noyelles-sous-Lens:

  • Verdier de Chine mutation brun, mâle:

  • Verdier de Chine phénotype sauvage, femelle:

Habitat :

Le verdier de Chine se retrouve dans la nature en Asie. Il habite dans les régions tempérées de la Chine, du Japon, de Taiwan et du Tibet. Il est possible de le trouver aux Etats-Unis durant le printemps.

L’hiver venu, les verdiers forment des bandes vagabondes. En effet, il est plus erratique que véritable migrateur.

Nidification :

En captivité, le verdier de Chine va nicher dans des fagots de végétations suspendus dans la volière ou encore dans une cage d’élevage. Il peut utiliser des nids type canari, qu’il va garnir de fibres de coco, de charpie, d’herbes sèches, de plumes, de mousses, etc…, ou encore il peut construire son nid lui-même s’il dispose de cachettes. Seule la femelle construit le nid, encouragé par le mâle de son chant.

Deux, voire trois couvées peuvent être réalisées chaque année, d’avril jusqu’en août. La femelle pond quatre à six œufs blancs rosés, que la femelle couve seule durant 13 à 15 jours, tandis que le mâle la nourrit au nid. L’élevage des petits est assuré par les deux parents, qui les nourrit principalement de graines pré décortiquées, de pâtée d’élevage pour canari, de plantes sauvages, etc… Les jeunes quittent le nid à quinze jours et sont sevrés vers trente cinq jours.

Nourriture :

Le verdier de Chine est essentiellement granivore. En captivité, un mélange pour canari lui convient, en ajoutant éventuellement des graines de tournesol. La pâtée pour canari complétera son menu, sans oublier la verdure et toutes les graines des plantes sauvages, tels que le pissenlit, le chiendent, la reine des près, le chardon, la salade. Il apprécie également les fruits et légumes, comme par exemple les fraises, pommes, poires, choux, endives, salades, etc… Pour éviter toute carence en calcium, un os de seiche et du gravier sera toujours à sa disposition.

La mue juvénile : la coccidiose.

Au moment de la mue, les jeunes verdiers sont affaiblis par le renouvellement de leur plumage. C’est à cette période cruciale que la coccidiose peut faire des ravages, entraînant la mort des jeunes verdiers. Cette maladie intestinale est souvent transmise par les parents, porteurs de la coccidiose, et qui transmet cette dernière par l'intermédiaire de l'oeuf à leurs futures progénitures. La coccidiose est une maladie parasitaire interne, provoquée par des organismes unicellulaires appelés coccidies (protozoaires), colonisant la muqueuse intestinale des oiseaux, où ils se reproduisent directement. La présence de ces coccidies dans l'intestin peut être mise en évidence par une coproscopie (observation de fientes au microscope). Cette maladie se manifeste par une diarrhée verdâtre intense, avec amaigrissement de l’oiseau et apathie, et, au stade final, une mortalité entre la 5ème et la 10ème semaine après la naissance. Comme traitement préventif ou curatif, il existe des médicaments "anticoccidiens", comme par exemple Baycox, ESB3, Trisulmix ou encore Océcoxil.

Dans le cas de l’océcoxil des laboratoires VIRBAC, l’association sulfadiméthoxine et pyriméthane permet une action bactéricide puissante, utilisé ainsi pour le traitement de la coccidiose et de la lankesterellose. Pour le traitement préventif, il faut ajouter 5 gouttes dans 60ml d'eau durant 3 jours par semaine de la 5ème semaine à la 10ème semaine de vie de l’oisillon. Dans le cas d’un traitement curatif, il s’agit du même dosage mais utilisé durant 5 jours d'affilés. Néanmoins, il ne faut pas administrer ce traitement chez les femelles en reproduction, dû fait que certaines espèces sensibles ne peuvent pas se reproduire en présence de sulfamides (car cela peut provoquer une stérilité temporaire).

D’autres traitements aussi efficaces sont sur le marché, tel que Baycox des laboratoires Bayer qui est un anticoccidien valable pour les canaris et petits oiseaux exotiques séjournant souvent au sol (Pytilies et autres Estrildidés), ou bien encore l’ESB3 qui est souvent utilisé par les éleveurs de Fringillidés ou de volailles. L’ESB3 est présenté sous la forme d’une poudre soluble dans l’eau. La substance active, la sulfaclozine, est un agent chimiothérapeutique et appartient au groupe chimique des sulfamides (comme l’océcoxil). S’ajoute également Trisulmix liquide, des laboratoires Coophavet, qui est une association de sulfadiméthoxine et de trimethoprime, dont la posologie est, en traitement préventif, 0,5 ml par litre d'eau, et, en traitement curatif, 1 ml par litre d'eau. La durée de ce traitement est de 5 jours consécutifs.

Après tout traitement anticoccidien, il est conseillé de donner, pendant 3 à 5 jours, un bon complément vitaminé aux oiseaux, avec éventuellement des probiotiques (comme par exemple Océproven des laboratoires Viguié-Virbac) pour reconstituer la flore intestinale qui protège naturellement l'oiseau contre les agressions microbiennes.

De plus, la chaleur et l’humidité sont des facteurs de risque par rapport à cette maladie. Ainsi, si, dès le sevrage, les jeunes verdiers se retrouvent dans un endroit bien sec, la mortalité due à cette maladie est fortement diminuée ; associé avec un traitement préventif "anticoccidiens" utilisé dès le sevrage et jusqu’au début de la mue, le taux de mortalité sera quasiment nul. Il ne faut pas non plus oublier de bien nettoyer et désinfecter régulièrement la cage ou volière et les accessoires, afin d’éviter la contamination par les fientes. NB : Les médicaments cités ci-dessus sont des anti-infectieux, ils ont une action antibactérienne et antiseptique. Les traitements "préventifs" répétés sans raison conduisent à l'inefficacité des produits et à l'accoutumance des oiseaux qui ne peuvent plus vivre sans médicaments. Faire dès lors attention à leur prescription. De plus, d’une façon générale, les sulfamides entraînent une stérilité provisoire ; il ne faut donc pas donner ce type de traitement pour les oiseaux en reproduction.

L’hybridation :

Du fait de la ressemblance et de la proche parenté avec le verdier à tête noire (carduelis ambigua), il n’est pas rare de trouver des hybrides c. ambigua*c. sinica ou l’inverse. Les hybrides obtenus sont fertiles, pouvant ainsi polluer les « espèces pures ». Il en est de même avec les verdiers d’Europe. Ainsi je pense qu’il faudrait privilégier les accouplements « purs », les sujets verdiers de Chine et verdiers à tête noire devenant de plus en plus dur à trouver.

Si vous voulez tenter l’expérience d’une hybridation avec le verdier de Chine (ou autre), je vous conseille de mettre, par exemple, un couple de verdiers de Chine avec plusieurs femelles canaris (dans le cadre du croisement c. sinica*s. canarinus, cf photos ci-dessous) ; ainsi vous pourrez avoir à la fois des jeunes verdiers de Chine et des hybrides.

Photos d'un hybride verdier de Chine*canari:

Auteur de l’article : JONAS Grégory.

Photo et élevage de JONAS Grégory, photo du National du même auteur.

vendredi, janvier 5 2007

La biologie des carpodaques du Mexique

Egalement appelés Roselins du Mexique, Bouvreuils du Mexique, Roselins familiers

Nom scientifique : Carpodacus mexicanus'

Aspect général

D’une taille d’environ 14 cm pour un poids compris entre 16 et 27 g, le mâle a la calotte et l’arrière de la tête brune, tout comme le dos, qui est rayé de brun plus foncé. Sa queue carrée est également brune. L’abdomen et les sous caudales sont blancs, marqués par de larges rayures brunes foncées. De plus, le mâle se distingue par le fait que son front, ses sourcils et son croupion soient rouges ou orangés.

La femelle, tout comme les juvéniles, est entièrement brune rayée de brun foncé. Elle a de larges bandes brunes sur fond de plumage blanc sur le ventre et la poitrine. La femelle ne présente pas de rouge sur ses plumes. Les juvéniles mâles obtiennent cette couleur lors de leur première mue, en automne.

Dans tous les cas, le carpodaque du Mexique a les yeux noirs, les pattes et les doigts bruns foncés et le bec court et conique.

En captivité, le carpodaque du Mexique se retrouve sous diverses mutations :

  • Brun
  • Phaeo
  • Blanc

Le baguage des jeunes s’effectue au diamètre de 2,9 mm.

Photos d'un mâle

Photo d'une femelle

Habitat

Le carpodaque du Mexique réside, en milieu sauvage, en Amérique. Il se retrouve du Sud du Canada jusqu’au Sud du Mexique. Il n’est pas rare de le rencontrer dans les zones herbeuses semi-arides, dans les forêts, parcs, jardins mais aussi en milieu urbain.

Les populations de carpodaques sont en constante augmentation. Ainsi, il peut être comparer en quelque sorte avec le moineau domestique de part le fait qu’il commet d’énormes dégâts dans les vergers et cultures.

Cet oiseau à l’habitude de vivre en groupe, même durant la période de reproduction. L’hiver venu, il va vagabonder (toujours en groupe). En effet, il s’agit d’un migrateur mais sur de courtes distances.

Nidification

Dans la nature, le carpodaque du Mexique aime construire son nid dans des buissons, bosquets, arbres ou bien encore dans un trou d’un mur. En captivité, il va nicher dans des fagots de végétations suspendus dans la volière ou encore dans une cage d’élevage, l’idéal bien sûr serait une volière plantée. Il peut utiliser des nids type canari ou une nichette métallique accrochée sur le grillage, que la femelle va garnir de charpie, de fibres de coco, d’herbe, de feuilles, de plumes, etc…

Pendant la période nuptiale, le mâle suit la femelle comme son ombre en chantant à tue-tête et en agitant ses ailes. De plus, il va offrir à sa partenaire de la nourriture.

Deux, voire trois couvées peuvent être réalisées chaque année, de mars jusqu’en août. La femelle pond quatre à six œufs bleus pâles tachetés de brun foncé, que la femelle couve seule 13 à 15 jours, tandis que le mâle la nourrit au nid. L’élevage des petits est assuré par les deux parents, qui les nourrit principalement de graines (mélange canari) et de pâtée d’élevage pour canari. Les jeunes quittent le nid à l’âge de quatorze à dix-sept jours et sont sevrés vers trente cinq jours.

Femelle au nid

Oeufs de carpodaque

Oisillon:

Juvénile:

Nourriture

Le carpodaque du Mexique est essentiellement granivore. Dans la nature, il se nourrit presque exclusivement de graines sauvages (plantain, chiendent etc…), mais il ne délaisse pas les bourgeons, fruits, verdures et insectes.

En captivité, un mélange pour canari lui convient, en ajoutant éventuellement des graines de tournesol si les oiseaux passent l’hiver dehors. La pâtée d’élevage pour canari complétera son menu, sans oublier la verdure et les graines sauvages, telles que le mouron, la bourse à pasteur, le pissenlit, etc… Il apprécie également les fruits et légumes, comme par exemple les fraises, pommes, poires, choux, endives, salades, etc… Si l’occasion se présente, il est aussi possible de donner de temps en temps des pinkies ou teignes de ruches.

Coloration

La femelle préfère un mâle au plumage rouge vif car il attire plus l’attention. Cette couleur rouge du plumage dépend de la nourriture ingérée par l’oiseau au moment de la mue, et plus particulièrement le taux de pigment en carotène. Ainsi, pour une bonne coloration des mâles, il est conseillé d’utiliser la même méthode que pour les canaris mosaïques. Il faut donc mélanger du colorant (comme par exemple du bogéna) à la pâtée et la distribuer à partir du 45ième jours suivant la naissance et ceux jusqu’à la fin de la mue.

Auteur des photos et du texte : JONAS Grégory

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