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Canariculture › Les canaris de posture

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lundi, décembre 28 2009

Le canari Malinois

On ne peut penser à ce beau canari sans se rappeler le chant très doux du rossignol.

La voix du Malinois n'étourdit pas, elle est pénétrante, précise et procure à celui qui l'écoute des sensations douces et agréables. Le nom de "Waterslager" par lequel on désigne habituellement le Malinois, signifie "bruit d'eau", et il se justifie car le répertoire de ce canari belge est basé sur trois mélodies qui rappellent le bruit de l'eau.

Pour la petite histoire de son origine

Cette race est très ancienne,elle remonte aux XVème et XVIème siècles. Les éleveurs d'Anvers et de Malines apprirent à chanter à ce canari que l'on peut, à juste titre, comparer à ce qu'il à été dit plus haut, au rossignol. Ses ancêtres appartiennent à des races variées, d'où sa beauté et ses dons, mais c'est surtout du Bossu Belge et du Hollandais frisé qu'il a hérité ses caractéristiques les plus intéressantes. Les traces de ces croisements sont révélées par la façon dont il se place sur le perchoir pour chanter et par sa silhouette robuste, allongée et élégante.

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Parlons de cette silhouette

Elle est plus forte et plus élancée que celle des canaris de couleurs. Les plumes sont généralement d'un beau jaune franc(intensif) chez les mâles tandis que celles des femelles ont des nuances plus délicates tirant sur le jaune très pâle (schimmel).

Chant

Le chant du Malinois n'atteint pas la perfection de celui du Canari du Harz (Harzer), mais il se place sans aucun doute, parmi les plus beaux. Il y a dans son répertoire des phrases musicales qui rappellent les mouvements de l'eau. Les variantes de ses phrases sont des sons noués et caverneux, également des sons flûtés, balancés, métalliques et des sons de clochettes.

Les avis sont toutefois mitigés quant à la beauté et à la pureté des notes émises par le Malinois. Certains soutiennent que son chant n'a aucun rapport avec le chant du rossignol, d'autres au contraire pensent, que le Malinois, excellent imitateur, a beaucoup appris de son compagnon des forêts.

On ne peut le nier, malgré la diversité des opinions, que le Malinois ou Waterslager soit un excellent chanteur et que certains des sons graves ou moyens qui sortent de sa gorge (syrinx) sont enchanteurs et émouvants.

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Le Malinois improvise, joue avec sa voix, se lance dans des concerts compliqués qu'il serait certainement incapable de répéter, quelques instants plus tard. Ceci confirme son exceptionnelle personnalité qui le pousse, à créer, à mettre en évidence ses qualités plutôt que de répéter une leçon déjà apprise.

L'éleveur, néanmoins ne doit jamais perdre de vue cette vérité : ou bien les Malinois sont des chanteurs extraordinaires ou bien ils ne valent rien. Dans cette race, il n'existe pas d'intermédiaires.

Photos de POLAKOWSKI Jean-Marc, lors de l'exposition de Reggio 2009.

lundi, novembre 23 2009

La sélection des Glosters

Cet article s’adresse principalement aux amateurs débutant en gloster mais certains principes pourraient être appliqués à d’autres oiseaux.

Régulièrement, je reçois des appels, des mails ou simplement des demandes de conseils sur la sélection ou l’acquisition des oiseaux d’élevage, parfois, les amateurs font fausse route dans cette démarche. Je vais tenter de partager quelques idées afin de ne pas tomber dans certaines idées préconçues du style « champion x champion = champions » car souvent les demandes sont dirigées sur des oiseaux d’exposition et de préférence vers ceux qui ont été pointés à 92 ou premier de série. Il faut savoir qu’un bon gloster d’exposition n’est pas nécessairement un bon gloster d’élevage ! En effet, il faut distinguer oiseau « d’expo » et oiseau « de travail ». Un bon sujet d’exposition est un oiseau très proche du standard de la forme avec des défauts minimes, la taille sera la « plus petite possible » mais puissant et avec un plumage fermé et soyeux, c’est celui-ci qui aura la préférence du juge. Un oiseau de travail est un sujet avec certes des défauts mais qui apportera une qualité nécessaire au futur couple. Il pourra combler le ou les défauts du partenaire avec comme but d’améliorer la qualité des petits.

L’habit ne fait pas le moine : ce n’est pas parce que le sujet possède les qualités proches du standard qu’il va obligatoirement les transmettre à sa descendance (Le phénotype n’égale pas le génotype) ! Si bien qu’en accouplant deux sujets « Champion », on risque d’être déçu de constater que la qualité tant espérée n’est pas au rendez-vous car c’est l’équilibre entre le mâle et la femelle qu’il faut trouver. Pour cela, il faut connaître ses oiseaux et reconnaître leurs défauts, comme par exemple, savoir qu’un consort avec une tête plate ne fera pas de bons coronas, donc pour un corona à huppe large mais plate, préférez un consort a tête peut-être plus étroite mais ronde. Aussi, deux sujets au plumage long, ouvert et/ou trop léger engendreront des sujets trop grands et non puissants.

Autre exemple : si vous possédez une petite femelle corona à plumes courtes avec un bon body mais avec une huppe/tête trop petite, elle ne sera pas exposable. Mais celle-ci fera un excellent oiseau de travail, conservez-là, car accouplée à un consort à tête large et ronde (même si le plumage est trop long pour un juge) cela vous donnera de bons sujets au plumage équilibré.

Un autre truc transmis par un ami éleveur : si dans un nid vous découvrez de bons coronas, conservez aussi les jeunes consorts issus de ce nid, car il y a de fortes chances que ceux-ci vous donneront également des bons coronas par la suite.

Ne cherchez pas à obtenir 100% d’excellent grâce à un accouplement mais ciblez un but à atteindre pour chaque type de couple. Celui-ci peut être différent en fonction des couples, je m’explique : certains auront pour but de vous apporter de bons intensifs, d’autres de bons coronas ou des oiseaux puissants ou encore une couleur définie,… Ce n’est que plus tard que vous utiliserez ces oiseaux pour bâtir votre propre souche qui deviendra homogène avec le temps (stade auquel je ne suis pas encore arrivé )

Autre conseil : ne vous séparez pas trop tôt de vos reproducteurs qui vous auraient déçus la première année car ceux-ci, accouplés à d’autre partenaires, pourraient vous surprendre et c’est ainsi que vous pourrez vous rendre compte des qualités et défauts qu’ils transmettent à leurs jeunes.

Du point de vue couleur, 75% de votre élevage devrait être composé de verts purs avec un plumage bien serré voir dur. Ces sujets seront nécessaires pour rectifier un plumage allégé par les croisements avec du lipochrome, cinamon, satiné, isabelle ou fond blanc. Les intensifs aussi sont très utiles, cependant un intensif à plumes longues passera mieux en expo (mais ne sera pas utile à l’élevage), tandis que celui à plumes courtes et dures sera très utile à l’élevage même s’il manque de forme, conservez-le !

Évitez les croisements répétés sur plusieurs générations du type satiné x isabelle ; cinamon x fawn car moins il y a de mélanine au plus la plume sera longue et ouverte, ceci allongerait vos oiseaux donc la plume = lumps …

Article et photos de David (davidskaly)

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