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Serins pays et Moutardiers
2 pièce(s) jointe(s)
Pièce jointe 97969 Auteur : François Estève.
Pour la protection des oiseaux de notre île... serins et moutardiers Parallèlement aux actions de prévention et de répression menées par ceux qui ont pour souci la conservation des espèces animales menacées, il existe une pratique qui a fait ses preuves et qui peut permettre dans certains cas de sauver ces dites espèces. Je veux parler de l’élevage en vue de la réintroduction dans leur milieu naturel, d’animaux en voie de disparition. On a pu lire que notre Serin pays et son proche parent le Moutardier faisaient l’objet d’inquiétudes de cet ordre. Pièce jointe 97970 Un simple tour d’horizon nous confirme l’existence, à La Réunion, de très nombreuses associations bénéficiant de subventions, regroupant des éleveurs d’oiseaux dont des canaris qui ne sont rien d’autre, faut-il le rappeler, que des serins des îles Canaries, dont les habitudes alimentaires et les mœurs en général sont très proches de nos serins et moutardiers. Il est stipulé dans les statuts de ces associations que la protection de l’avifaune locale figure au premier plan de leurs préoccupations. Ces mêmes associations comptent parmi elles un grand nombre d’experts si l’on en croit le nombre de trophées qu’ils remportent chaque année au cours des nombreuses expositions organisées par les instances ad hoc. J’ajoute que nombreux, parmi ces canariculteurs expérimentés, sont ceux qui ont élevé ou élèvent encore des serins du Mozambique (proches des serins pays) ou des serins du Cap (proches des moutardiers). Je connais l’abnégation, le désintéressement et la passion qui animent ces aviculteurs, capables d’énormes sacrifices familiaux ou financiers et dont l’expertise n’est compensée que par le seul espoir de remporter une coupe ou la mention de « meilleur éleveur ». Pourquoi ne pas envisager que ce soit une des nombreuses organisations chargées de la protection de la faune locale qui, hormis le seul plaisir que peut en lui-même procurer l’élevage, encourage par un moyen qui reste à déterminer et pourquoi pas par le versement d’une prime, les éleveurs ayant produit le plus grand nombre de sujets sains, serins ou moutardiers, susceptibles d’être réintroduits dans leur milieu naturel ? Le mode de réintroduction, proprement dit, serait naturellement confié à des ornithologues ayant déjà mené avec succès des opérations de ce type, sur des biotopes proches de celui présent sur notre île. |
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