maloute45
22/07/2018, 08h50
Article réalisé avec la collaboration de mon ami et ancien collègue professionnel
Mr. Johan Raymackers. (Eleveur de Colombidés exotiques).
ELEVAGE DES PIGEONS ET COLOMBES EXOTIQUES.
117788
La meilleure façon de débuter avec les Pigeons exotiques, c'est de commencer par garder
des espèces qui se reproduisent assez facilement et élèvent bien leurs jeunes, telles la
Géopélie diamant (Geopelia cuneata), plusieurs espèces de Tourterelles, les petites Colombes
terrestres ainsi que la Colombine lumachelle (Phaps chalcoptera).
La plupart de ces espèces commencent assez vite à se reproduire en volière et ce qui est plus
important encore, ce sont des éleveurs de confiance, qui continuent à élever leurs jeunes
jusqu'au moment où ils sont adultes, ce qui n'est pas le cas d'autres espèces plus rares.
117784 117785
De gauche à droite : Géopélie diamant ou Colombe diamant (Geopelia cuneata)
et Colombine lumachelle (Phaps chalcoptera).
Après que l'amateur a pu ainsi se faire la main avec les espèces nommées, et si entretemps
son enthousiasme n'a rien perdu des premières ardeurs, il pourra s'il le désire, s'efforcer
à garder d'autres espèces dont l'élevage est plus difficile et dont le prix d'achat est d'ailleurs
plus élevé.
Il est incontestable qu'un couple se reproduira d'autant mieux et d'autant plus facilement
s'il est logé à part en volière bien adaptée, où il peut nicher comme l'instinct le dicte et où
aucun cohabitant ne vient le déranger.
Ceci vaut principalement pour les espèces de grande taille.
Il est évident, qu'une très vaste volière bien plantée et aménagée peut loger plusieurs
couples, qui ne se dérangeront pas mutuellement l'un l'autre.
Il ne faut pourtant pas oublier que dans la nature, les Pigeons et Colombes exotiques ont
généralement un territoire de nidification, qu'ils défendent âprement contre tout intrus, c'est
à dire, que chaque couple chasse impitoyablement tous les congénères du territoire, dont
la surface varie suivant les espèces.
117786 117787
Modèles de Volière avec abri fermé convenant bien
aux Pigeons et Colombes exotiques.
L'amateur se doit de comprendre ce comportement instinctif, et li ne doit surtout pas le mettre
sur le compte d'un 'mauvais caractère".
D'ailleurs, il existe des espèces plus agressives dans la défense du territoire, et d'autres
qui le sont moins.
Il n'est pas possible de donner une règle générale, puisque chaque couple se comporte finalement
selon son propre caractère.
Puisque la majorité des Pigeons et Colombes exotiques ne sont pas des oiseaux domestiques
mais bien des espèces sauvages, il faut toujours veiller à ne pas les effaroucher au moment
où ils se décident à nicher.
L'amateur doit donc faire preuve de patience et de calme, et il ne doit pas perturber les nids.
D'autres part, s'il possède des espèces familières et nullement farouches, il se peut que ces
oiseaux tolèrent parfaitement le contrôle du nid.
Chez les espèces farouches et sauvages, il faut toujours attendre de contrôler les nids jusqu'au
moment où aucun des parents ne s'y trouve, et même à ce moment, la prudence est de rigueur.
Se comportant suivant leur instinct, les Pigeons et Colombes exotiques construisent des nids
très lâches en laissant tomber négligemment des rameaux et des chaumes dans les nichoirs
ouverts, suspendus à diverses hauteur dans la volière.
En général, ces oiseaux préfèrent choisir un emplacement caché et calme, ou lorsque la
volière est convenablement plantée, ils construisent aussi un nid dans les buissons ou arbustes
à un endroit difficile à découvrir.
Si les parents n'ont pas été dérangés au cours de la première nichée, il est probable qu'ils
couveront dans le même nid et au même endroit.
117796 117797 117798
De gauche à droite : La Colombe turvert (Chalcophaps indica), La Colombe versicolore
(Geotrygon versicolor) et La Colombine longup ou Colombe lophote (Ocyphaps lophotes ou
Geophaps lophotes).
Si l'amateur estime, qu'un nid est tissé trop négligemment, il peut y ajouter prudemment
quelques brins de foin ou de paille, avant que le premier œuf soit pondu, à la condition
toutefois, que le couple tolère cette intervention.
Certains Pigeons sauvages abandonnent leur nid dès que l'on s'en approche de trop près.
Comme le cycle de reproduction est ainsi interrompu, il se peut qu'un long laps de temps
s'écoule, avant que ces oiseaux ne recommencent à nicher, dans certains cas toute la saison
de reproduction se passe alors sans nouvelle tentative de nidification.
Comme tout éleveur expérimenté le sait, le moment le plus critique dans la vie d'un jeune
Pigeon exotique élevé en volière, est celui de l'envol et la période qui le suit immédiatement.
En général, ces jeunes ne volent que très imparfaitement, incertains et maladroits ils se
tiennent sur le bord du nid et tombent sur le sol, où ils commencent un va-et-vient anxieux
à la recherche du meilleur abri.
Comme ils sont farouches de nature et s'effrayant du milieu inconnu, il arrive souvent que
ces jeunes ne quittent plus le coin abri, si les parents ne les recherchent pas à ce moment,
ils sont voués à une mort certaine par manque de nourriture.
Si les parents sont logés à part dans une volière, et ne sont donc pas incommodés par les
cohabitants, il y a beaucoup de chances pour que tout se passe normalement, qu'ils recherchent
et trouvent les jeunes cachés et continuerons encore huit à dix jour à les soigner, jusqu'au
moment où les jeunes apprennent à bien voler et suivent leurs parents vers les mangeoires
et les fontaines de boisson, devenant peu à peu indépendants.
117799 117800 117801
Tourtelette demoiselle (Turtur brehmeri) appelée aussi "Colombe à tête bleue" .
Couple et ses petits.
Mais au cas où les parents doivent partager une volière avec d'autres Pigeons ou des cohabitants
ailés quelconques et de grande taille, ces jeunes nécessitant encore des soins de leurs parents,
se trouvent dans une situation très critique : après avoir quitté le nid, ils se blottissent sur
le sol, effrayés par la présence de cohabitants ailés, qui leur décrochent des coups de bec
et les tuent même parfois, ou qui pourchassent les parents essayant de nourrir leurs petits.
Certains éleveurs prennent la précaution de placer sur le sol, en dessous du nid, un bac ouvert
et rempli de paille ou de foin, dans l'espoir que les jeunes viendront y atterrir et y resterons
quelques jours, de cette façon, les parents peuvent les découvrir sans mal et les soigner
jusqu'à ce qu'ils puissent voler convenablement.
Au cas où les jeunes tombent à côté du bac, il suffit de les y replacer précautionneusement.
Beaucoup de jeunes Pigeons quittent le nid avant d'être capable de voler et souvent même
bien avant d'être complétement emplumés, parce que les parents ne viennent plus les nourrir
et ces jeunes risquent de mourir de faim.
Si cela se présente, l'amateur s'efforcera de sauver ces petits en les élevant à la main (EAM).
Il arrive aussi que des jeunes très bien soignés quittent brusquement le nid, parce qu'ils ont
été effrayés ou que l'on s'est approché trop près du nid, dans ce cas, il suffira de les replacer
dans le nid, où ils resterons généralement jusqu'au moment opportun.
Certains Pigeons exotiques, et lus spécialement les Colombes terrestres et les Colombes
perdrix, ont la curieuse habitude de rester à deux sur les œufs peu avant l'éclosion ainsi
qu'après les naissances.
La femelle, au lieu de quitter le nid le matin et de céder sa place au mâle, ne veut pas s'en
aller de ses œufs ou de ses jeunes, le mâle se blottit alors avec précaution à ses côtés et les
deux parents continuent à couver.
Ce manège peut durer et se poursuivre pendant huit à dix jours, ou même d'avantage.
117804 117805 117806
Le centre de la poitrine de la "Gallicolombe poignardée" (Gallicolumba luzonica) est rouge
vif avec une raie verticale centrale rehaussant l'apparence d'un coup de poignard d'où le
nom spécifique français.
J'ai pensé d'abord, que les Pigeons s'apercevaient d'une manière ou d'une autre, que l'éclosion
s'approchait et que la vie qu'ils sentaient dans les coques (coquilles) leur rendaient leurs
œufs plus précieux.
Mai j'ai constaté plus tard à plusieurs reprises, que des couples de Colombe versicolore avaient
exactement le même comportement, alors que les œufs étaient clairs !
Comme la plupart des Pigeons et Colombes exotiques tolèrent la présence de leurs jeunes
devenus indépendants, il n'est pas indispensable de les séparer des parents, à moins que
les grands jeunes n'interviennent dans la couvaison.
Souvent le père devient agressif vis-à-vis de ses fils, dès que ceux-ci viennent en couleurs.
La plupart des amateurs de ma connaissance ont l'habitude de loger les jeunes dans une
volière pour juvéniles, dès qu'ils mangent bien seul.
Ils n'y seront pas dérangés par les adultes, et auront maintes occasion de se développer
harmonieusement.
Enfin, il sera bon de préciser que contrairement aux espèces domestiquées, plusieurs Pigeons
et Colombes sauvages ne semblent jamais vouloir se reproduire en captivité.
Même en leur prodiguant les soins les plus attentifs, en leur proposant un menu choisi et varié,
leur instinct leur dicte de suivre le comportement de nidification naturel.
Lorsque le milieu en volière ne reproduit pas assez fidèlement leur habitat naturel, qu'il
faut essayer de recréer à force d'ingéniosité et de fantaisie, ces espèces se refusent tout
simplement à nicher.
Maint couple robuste et sain, enfermé dans une volière trop petite ou inadéquate, a désillusionné
son propriétaire, qui ne pouvait pas comprendre pourquoi ses oiseaux ne montraient aucune
tendance à nicher.
Il se peut, que l'amateur en question était en faute, parce qu'il n'a rien fait pour connaître
les besoins naturels de ses oiseaux, leur habitat et la nourriture qu'ils recherchent à l'état
sauvage, ou parce que, sachant tout cela, il n'a pas essayer de répondre à leurs besoins instinctifs.
Voilà la raison qui fera dire à maints débutants que les Pigeons et Colombes exotiques sont
"capricieux".
Les échecs ne sont pourtant pas à mettre au compte des oiseaux, mais sont simplement
une suite de l'incompréhension de l'amateur.
L'expérience m'à appris qu'il faut disposer d'une solide dose de patience et de persévérance
pour avoir du succès d'élevage, particulièrement avec des oiseaux nouvellement acheté, ceux-ci
n'étant pas habitués, ni à leur nouvel environnement, ni à la nourriture proposée par le
nouveau propriétaire.
Johan Raymackers & m@loute45.
Mr. Johan Raymackers. (Eleveur de Colombidés exotiques).
ELEVAGE DES PIGEONS ET COLOMBES EXOTIQUES.
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La meilleure façon de débuter avec les Pigeons exotiques, c'est de commencer par garder
des espèces qui se reproduisent assez facilement et élèvent bien leurs jeunes, telles la
Géopélie diamant (Geopelia cuneata), plusieurs espèces de Tourterelles, les petites Colombes
terrestres ainsi que la Colombine lumachelle (Phaps chalcoptera).
La plupart de ces espèces commencent assez vite à se reproduire en volière et ce qui est plus
important encore, ce sont des éleveurs de confiance, qui continuent à élever leurs jeunes
jusqu'au moment où ils sont adultes, ce qui n'est pas le cas d'autres espèces plus rares.
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De gauche à droite : Géopélie diamant ou Colombe diamant (Geopelia cuneata)
et Colombine lumachelle (Phaps chalcoptera).
Après que l'amateur a pu ainsi se faire la main avec les espèces nommées, et si entretemps
son enthousiasme n'a rien perdu des premières ardeurs, il pourra s'il le désire, s'efforcer
à garder d'autres espèces dont l'élevage est plus difficile et dont le prix d'achat est d'ailleurs
plus élevé.
Il est incontestable qu'un couple se reproduira d'autant mieux et d'autant plus facilement
s'il est logé à part en volière bien adaptée, où il peut nicher comme l'instinct le dicte et où
aucun cohabitant ne vient le déranger.
Ceci vaut principalement pour les espèces de grande taille.
Il est évident, qu'une très vaste volière bien plantée et aménagée peut loger plusieurs
couples, qui ne se dérangeront pas mutuellement l'un l'autre.
Il ne faut pourtant pas oublier que dans la nature, les Pigeons et Colombes exotiques ont
généralement un territoire de nidification, qu'ils défendent âprement contre tout intrus, c'est
à dire, que chaque couple chasse impitoyablement tous les congénères du territoire, dont
la surface varie suivant les espèces.
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Modèles de Volière avec abri fermé convenant bien
aux Pigeons et Colombes exotiques.
L'amateur se doit de comprendre ce comportement instinctif, et li ne doit surtout pas le mettre
sur le compte d'un 'mauvais caractère".
D'ailleurs, il existe des espèces plus agressives dans la défense du territoire, et d'autres
qui le sont moins.
Il n'est pas possible de donner une règle générale, puisque chaque couple se comporte finalement
selon son propre caractère.
Puisque la majorité des Pigeons et Colombes exotiques ne sont pas des oiseaux domestiques
mais bien des espèces sauvages, il faut toujours veiller à ne pas les effaroucher au moment
où ils se décident à nicher.
L'amateur doit donc faire preuve de patience et de calme, et il ne doit pas perturber les nids.
D'autres part, s'il possède des espèces familières et nullement farouches, il se peut que ces
oiseaux tolèrent parfaitement le contrôle du nid.
Chez les espèces farouches et sauvages, il faut toujours attendre de contrôler les nids jusqu'au
moment où aucun des parents ne s'y trouve, et même à ce moment, la prudence est de rigueur.
Se comportant suivant leur instinct, les Pigeons et Colombes exotiques construisent des nids
très lâches en laissant tomber négligemment des rameaux et des chaumes dans les nichoirs
ouverts, suspendus à diverses hauteur dans la volière.
En général, ces oiseaux préfèrent choisir un emplacement caché et calme, ou lorsque la
volière est convenablement plantée, ils construisent aussi un nid dans les buissons ou arbustes
à un endroit difficile à découvrir.
Si les parents n'ont pas été dérangés au cours de la première nichée, il est probable qu'ils
couveront dans le même nid et au même endroit.
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De gauche à droite : La Colombe turvert (Chalcophaps indica), La Colombe versicolore
(Geotrygon versicolor) et La Colombine longup ou Colombe lophote (Ocyphaps lophotes ou
Geophaps lophotes).
Si l'amateur estime, qu'un nid est tissé trop négligemment, il peut y ajouter prudemment
quelques brins de foin ou de paille, avant que le premier œuf soit pondu, à la condition
toutefois, que le couple tolère cette intervention.
Certains Pigeons sauvages abandonnent leur nid dès que l'on s'en approche de trop près.
Comme le cycle de reproduction est ainsi interrompu, il se peut qu'un long laps de temps
s'écoule, avant que ces oiseaux ne recommencent à nicher, dans certains cas toute la saison
de reproduction se passe alors sans nouvelle tentative de nidification.
Comme tout éleveur expérimenté le sait, le moment le plus critique dans la vie d'un jeune
Pigeon exotique élevé en volière, est celui de l'envol et la période qui le suit immédiatement.
En général, ces jeunes ne volent que très imparfaitement, incertains et maladroits ils se
tiennent sur le bord du nid et tombent sur le sol, où ils commencent un va-et-vient anxieux
à la recherche du meilleur abri.
Comme ils sont farouches de nature et s'effrayant du milieu inconnu, il arrive souvent que
ces jeunes ne quittent plus le coin abri, si les parents ne les recherchent pas à ce moment,
ils sont voués à une mort certaine par manque de nourriture.
Si les parents sont logés à part dans une volière, et ne sont donc pas incommodés par les
cohabitants, il y a beaucoup de chances pour que tout se passe normalement, qu'ils recherchent
et trouvent les jeunes cachés et continuerons encore huit à dix jour à les soigner, jusqu'au
moment où les jeunes apprennent à bien voler et suivent leurs parents vers les mangeoires
et les fontaines de boisson, devenant peu à peu indépendants.
117799 117800 117801
Tourtelette demoiselle (Turtur brehmeri) appelée aussi "Colombe à tête bleue" .
Couple et ses petits.
Mais au cas où les parents doivent partager une volière avec d'autres Pigeons ou des cohabitants
ailés quelconques et de grande taille, ces jeunes nécessitant encore des soins de leurs parents,
se trouvent dans une situation très critique : après avoir quitté le nid, ils se blottissent sur
le sol, effrayés par la présence de cohabitants ailés, qui leur décrochent des coups de bec
et les tuent même parfois, ou qui pourchassent les parents essayant de nourrir leurs petits.
Certains éleveurs prennent la précaution de placer sur le sol, en dessous du nid, un bac ouvert
et rempli de paille ou de foin, dans l'espoir que les jeunes viendront y atterrir et y resterons
quelques jours, de cette façon, les parents peuvent les découvrir sans mal et les soigner
jusqu'à ce qu'ils puissent voler convenablement.
Au cas où les jeunes tombent à côté du bac, il suffit de les y replacer précautionneusement.
Beaucoup de jeunes Pigeons quittent le nid avant d'être capable de voler et souvent même
bien avant d'être complétement emplumés, parce que les parents ne viennent plus les nourrir
et ces jeunes risquent de mourir de faim.
Si cela se présente, l'amateur s'efforcera de sauver ces petits en les élevant à la main (EAM).
Il arrive aussi que des jeunes très bien soignés quittent brusquement le nid, parce qu'ils ont
été effrayés ou que l'on s'est approché trop près du nid, dans ce cas, il suffira de les replacer
dans le nid, où ils resterons généralement jusqu'au moment opportun.
Certains Pigeons exotiques, et lus spécialement les Colombes terrestres et les Colombes
perdrix, ont la curieuse habitude de rester à deux sur les œufs peu avant l'éclosion ainsi
qu'après les naissances.
La femelle, au lieu de quitter le nid le matin et de céder sa place au mâle, ne veut pas s'en
aller de ses œufs ou de ses jeunes, le mâle se blottit alors avec précaution à ses côtés et les
deux parents continuent à couver.
Ce manège peut durer et se poursuivre pendant huit à dix jours, ou même d'avantage.
117804 117805 117806
Le centre de la poitrine de la "Gallicolombe poignardée" (Gallicolumba luzonica) est rouge
vif avec une raie verticale centrale rehaussant l'apparence d'un coup de poignard d'où le
nom spécifique français.
J'ai pensé d'abord, que les Pigeons s'apercevaient d'une manière ou d'une autre, que l'éclosion
s'approchait et que la vie qu'ils sentaient dans les coques (coquilles) leur rendaient leurs
œufs plus précieux.
Mai j'ai constaté plus tard à plusieurs reprises, que des couples de Colombe versicolore avaient
exactement le même comportement, alors que les œufs étaient clairs !
Comme la plupart des Pigeons et Colombes exotiques tolèrent la présence de leurs jeunes
devenus indépendants, il n'est pas indispensable de les séparer des parents, à moins que
les grands jeunes n'interviennent dans la couvaison.
Souvent le père devient agressif vis-à-vis de ses fils, dès que ceux-ci viennent en couleurs.
La plupart des amateurs de ma connaissance ont l'habitude de loger les jeunes dans une
volière pour juvéniles, dès qu'ils mangent bien seul.
Ils n'y seront pas dérangés par les adultes, et auront maintes occasion de se développer
harmonieusement.
Enfin, il sera bon de préciser que contrairement aux espèces domestiquées, plusieurs Pigeons
et Colombes sauvages ne semblent jamais vouloir se reproduire en captivité.
Même en leur prodiguant les soins les plus attentifs, en leur proposant un menu choisi et varié,
leur instinct leur dicte de suivre le comportement de nidification naturel.
Lorsque le milieu en volière ne reproduit pas assez fidèlement leur habitat naturel, qu'il
faut essayer de recréer à force d'ingéniosité et de fantaisie, ces espèces se refusent tout
simplement à nicher.
Maint couple robuste et sain, enfermé dans une volière trop petite ou inadéquate, a désillusionné
son propriétaire, qui ne pouvait pas comprendre pourquoi ses oiseaux ne montraient aucune
tendance à nicher.
Il se peut, que l'amateur en question était en faute, parce qu'il n'a rien fait pour connaître
les besoins naturels de ses oiseaux, leur habitat et la nourriture qu'ils recherchent à l'état
sauvage, ou parce que, sachant tout cela, il n'a pas essayer de répondre à leurs besoins instinctifs.
Voilà la raison qui fera dire à maints débutants que les Pigeons et Colombes exotiques sont
"capricieux".
Les échecs ne sont pourtant pas à mettre au compte des oiseaux, mais sont simplement
une suite de l'incompréhension de l'amateur.
L'expérience m'à appris qu'il faut disposer d'une solide dose de patience et de persévérance
pour avoir du succès d'élevage, particulièrement avec des oiseaux nouvellement acheté, ceux-ci
n'étant pas habitués, ni à leur nouvel environnement, ni à la nourriture proposée par le
nouveau propriétaire.
Johan Raymackers & m@loute45.