maloute45
22/06/2016, 00h10
LA MORTALITE DES JEUNES AU NID
Sans doute le problème le plus courant rencontré par les éleveurs.
Ce problème de mortalité au nid est, dans la majeure partie des cas, provoqué par un problème
bactérien.
Les germes intervenant dans ce type de mortalité sont souvent d'origine intestinale.
Et les mortalités interviennent généralement entre 5 et 10 jours.
Pourquoi ?
Les germes intestinaux en cause trouvent leur origine dans l'appareil digestif des parents.
La contamination se passe lors du nourrissage des jeunes par les parents (mâle et femelle)
il est donc très important de surveiller les fientes de nos jeunes.
Un nid jaune signifiera que les fientes sont liquides et qu'il y a donc un problème.
La femelle présentera la face ventrale humide.
Lorsque l'on sait que le Canari ne transpire pas, on peut donc en conclure que cette humidité
est due aux déjections trop liquides des jeunes.
Dans une situation normale, la femelle récupère (du moins les premiers jours) les fientes des
jeunes afin de les éjecter hors du nid.
Dans le cas de fientes liquides, elle ne peut le faire.
Les oisillons malades ne demanderont plus à manger et finalement décèderont.
Dans ce type de mortalité, il arrive souvent que l'éleveur pense que la femelle est mauvaise nourricière.
(C'est totalement faux !).
Une femelle nourrit suite aux stimuli provoqués par les becs ouverts de ses oisillons, elle
fonctionne à l'instinct !
Un jeune qui ne demande pas ne sera pratiquement jamais nourri.
C'est la loi de la nature, les plus forts restent, les autres meurent.
Mais pourquoi les jeunes meurent-ils alors que les parents ne présentent aucun signe de maladie ?
Les parents sains peuvent être porteur de ces germes en les supportant très bien, mais ils les
transmettent sur leurs pattes, dans leurs fientes... et contaminent les jeunes qui sont encore
trop fragiles pour se défendre.
C'est la raison pour laquelle, dans certaines circonstances, le traitement des reproducteurs
est recommandé.
Le but de ce traitement sera de débarrasser les adultes des germes nocifs.
L'emploi d'un antibiotique sera donc généralement prescrit par le vétérinaire.
Le traitement sera de minimum 20 jours et devra se réaliser en même temps que le nettoyage
du matériel.
Il est illusoire de penser que traiter les reproducteurs suffira.
L'administration d'un antibiotique doit aller de pair avec une hygiène parfaite.
Car pourquoi traiter et replacer les oiseaux dans des cages douteuses qui contamineront de
suite les oiseaux ?
Il est donc utile de compléter par une désinfection des cages 5 à 6 jours après le début du
traitement (par exemple avec Amphosept) qui possède une action bactéricide, fongicide et même virucide).
On utilisera ce type de produit en pulvérisation, arrosage, trempage ou rinçage, ou de Dettol
ou de l'eau de javel.
D'autres facteurs peuvent également provoquer des mortalités : Variation brutale de la température,
Alimentation déséquilibrée (souvent trop riche), femelles déficientes; écrasement des jeunes
les plus faibles par les plus forts.
Je ne peux clôturer ce chapitre dans parler d'un autre problème présent parfois et contre lequel
nous ne savons rien faire sinon atténuer le nombre de mortalités : les virus !!
Oui, contre les virus nous sommes démunis car un antibiotique n'agira pas contre eux, il pourra
tout au plus agir contre les problèmes annexes à celui-ci.
Gans le cas d'infection par un virus nous ne pourrons que constater le décès, les adultes ne
présenteront même parfois pas de signe de maladie, mais les jeunes trop faibles et sans défense
immunitaire seront vite anéantis.
Que faire pour diminuer le risque ?
Arrêter les acquisitions d'oiseaux deux mois avant les accouplements.
Pas réellement possible avec les expositions et les dernières bourses, mais c'est comme cela !
Si une attaque virale se passe dans une autre période que celle de l'élevage, il est même
possible que l'amateur ne s'en rende pas compte, mais si celle-ci se passe en période d'élevage
c'est la catastrophe.
Nous pouvons peut-être trouver de cette manière l'explication de ce fameux "black punt"
tant redouté par les éleveurs.
Mais ce n'est qu'une hypothèse
M45.
.
Sans doute le problème le plus courant rencontré par les éleveurs.
Ce problème de mortalité au nid est, dans la majeure partie des cas, provoqué par un problème
bactérien.
Les germes intervenant dans ce type de mortalité sont souvent d'origine intestinale.
Et les mortalités interviennent généralement entre 5 et 10 jours.
Pourquoi ?
Les germes intestinaux en cause trouvent leur origine dans l'appareil digestif des parents.
La contamination se passe lors du nourrissage des jeunes par les parents (mâle et femelle)
il est donc très important de surveiller les fientes de nos jeunes.
Un nid jaune signifiera que les fientes sont liquides et qu'il y a donc un problème.
La femelle présentera la face ventrale humide.
Lorsque l'on sait que le Canari ne transpire pas, on peut donc en conclure que cette humidité
est due aux déjections trop liquides des jeunes.
Dans une situation normale, la femelle récupère (du moins les premiers jours) les fientes des
jeunes afin de les éjecter hors du nid.
Dans le cas de fientes liquides, elle ne peut le faire.
Les oisillons malades ne demanderont plus à manger et finalement décèderont.
Dans ce type de mortalité, il arrive souvent que l'éleveur pense que la femelle est mauvaise nourricière.
(C'est totalement faux !).
Une femelle nourrit suite aux stimuli provoqués par les becs ouverts de ses oisillons, elle
fonctionne à l'instinct !
Un jeune qui ne demande pas ne sera pratiquement jamais nourri.
C'est la loi de la nature, les plus forts restent, les autres meurent.
Mais pourquoi les jeunes meurent-ils alors que les parents ne présentent aucun signe de maladie ?
Les parents sains peuvent être porteur de ces germes en les supportant très bien, mais ils les
transmettent sur leurs pattes, dans leurs fientes... et contaminent les jeunes qui sont encore
trop fragiles pour se défendre.
C'est la raison pour laquelle, dans certaines circonstances, le traitement des reproducteurs
est recommandé.
Le but de ce traitement sera de débarrasser les adultes des germes nocifs.
L'emploi d'un antibiotique sera donc généralement prescrit par le vétérinaire.
Le traitement sera de minimum 20 jours et devra se réaliser en même temps que le nettoyage
du matériel.
Il est illusoire de penser que traiter les reproducteurs suffira.
L'administration d'un antibiotique doit aller de pair avec une hygiène parfaite.
Car pourquoi traiter et replacer les oiseaux dans des cages douteuses qui contamineront de
suite les oiseaux ?
Il est donc utile de compléter par une désinfection des cages 5 à 6 jours après le début du
traitement (par exemple avec Amphosept) qui possède une action bactéricide, fongicide et même virucide).
On utilisera ce type de produit en pulvérisation, arrosage, trempage ou rinçage, ou de Dettol
ou de l'eau de javel.
D'autres facteurs peuvent également provoquer des mortalités : Variation brutale de la température,
Alimentation déséquilibrée (souvent trop riche), femelles déficientes; écrasement des jeunes
les plus faibles par les plus forts.
Je ne peux clôturer ce chapitre dans parler d'un autre problème présent parfois et contre lequel
nous ne savons rien faire sinon atténuer le nombre de mortalités : les virus !!
Oui, contre les virus nous sommes démunis car un antibiotique n'agira pas contre eux, il pourra
tout au plus agir contre les problèmes annexes à celui-ci.
Gans le cas d'infection par un virus nous ne pourrons que constater le décès, les adultes ne
présenteront même parfois pas de signe de maladie, mais les jeunes trop faibles et sans défense
immunitaire seront vite anéantis.
Que faire pour diminuer le risque ?
Arrêter les acquisitions d'oiseaux deux mois avant les accouplements.
Pas réellement possible avec les expositions et les dernières bourses, mais c'est comme cela !
Si une attaque virale se passe dans une autre période que celle de l'élevage, il est même
possible que l'amateur ne s'en rende pas compte, mais si celle-ci se passe en période d'élevage
c'est la catastrophe.
Nous pouvons peut-être trouver de cette manière l'explication de ce fameux "black punt"
tant redouté par les éleveurs.
Mais ce n'est qu'une hypothèse
M45.
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