FREDDIE
03/03/2015, 13h51
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Une nouvelle étude génétique souligne l'urgence de sauver le perroquet noir endémique des Seychelles
Victoria, Seychelles | February 25, 2015, Wednesday @ 11:23 in En français » ENVIRONNEMENT | By: John Lablache, Sharon Uranie et Séverine Martin | Views: 309
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Le perroquet noir des Seychelles.
Photo license/Gérard Larose.
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Coracopsis barklyi.
Source : Seychelles Islands Foundation
(Seychelles News Agency) - Le perroquet noir des Seychelles est l'une des treize espèces
d'oiseaux endémiques de l'archipel de l'océan Indien, un statut obtenu début d’année
dernière après avoir été reconnu par des experts en taxonomie en tant qu’espèce distincte, le
Coracopsis barklyi.
Cette reconnaissance intervenue après environ cinq ans de recherche intensive a confirmé
que l'oiseau des Seychelles est différent des autres espèces de perroquets trouvés dans les
îles voisines de l'océan Indien et nécessite donc d’être mieux conserver.
Le perroquet noir des Seychelles fait partie d'un petit groupe de perroquets (Coracopsis sp.)
que l’on trouve uniquement dans l'océan Indien occidental.
Il était préalablement considéré comme une sous-espèce du perroquet noir (Coracopsis
nigra), avec trois autres sous-espèces présentes à Madagascar et aux Comores.
Leur population actuelle qui est estimée entre 520 à 900 individus a encore renforcé la
nécessité de conserver l'oiseau en mettant à disposition davantage de recherches sur
l'histoire évolutive des espèces.
Une chercheuse de l'Institut Durrell de la conservation et de l'écologie (DICE) au Royaume-
Uni, Hazel Jackson, a utilisé des techniques d'ADN pour analyser aussi bien les échantillons
de sang que les mesures des ailes et les mesures des becs d'oiseaux.
Elle a été capable de confirmer qu'il y a vraiment une nette différence entre le perroquet noir
des Seychelles et les autres espèces de perroquets trouvés dans les Comores et Madagascar.
« ... Si c’était exactement le même perroquet que l’on trouve dans les îles Comores et à
Madagascar et que vous auriez fait valoir que ces espèces identiques étaient sur différentes
îles, il n’aurait pas été aussi important de le conserver.
Cependant, nous avons démontré que c’est une espèce unique que l’on trouve uniquement
sur l’île de Praslin, il est donc très important que nous conservions ces espèces
particulières, » a déclaré H. Jackson qui a récemment présenté les résultats de ses
recherches aux différentes parties concernées aux Seychelles.
Pour retracer l'histoire évolutive du perroquet noir des Seychelles au cours des huit derniers
millions d'années, H. Jackson a analysé près de 80 échantillons prélevés sur les oiseaux des
Seychelles ainsi que sur les autres sous-espèces aux Comores et à Madagascar qu’elle a
comparé aux échantillons disponibles dans plusieurs musées au Royaume-Uni.
Bien que sa recherche va permettre de comprendre l'histoire évolutive du perroquet noir et
comment la population est génétiquement saine maintenant, H. Jackson a noté que pour
continuer à conserver cette espèce, il est vraiment important que d'autres études génétiques
soient effectués dans le futur.
L’entière population de perroquets noirs des Seychelles, dont le nombre est estimé entre 500
à 900 oiseaux est uniquement présente sur Praslin, la seconde île la plus peuplée des
Seychelles.
Parmi eux, on estime qu’une centaine de ces oiseaux endémiques vivent dans la Vallée de
Mai, la vulnérable forêt de palmiers de coco-de-mer.
Ce site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO est géré par la Fondation Island
Seychelles, SIF, une institution publique créée en 1979.
Au cours de sa récente présentation, H. Jackson a également noté que la présence de ces
oiseaux sur une seule île rend ces espèces hautement vulnérables à des facteurs tels que les
incendies de forêt, les épidémies et les changements climatiques.
Le perroquet noir qui est répertorié comme espèce vulnérable sur la liste rouge de l'Union
Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), est également menacé par d'autres
espèces d’oiseaux invasifs tels que le mainate indien et la perruche à collier.
Le projet visant à éradiquer les très destructrices perruches à collier sur Mahe, l'île principale
des Seychelles, ainsi qu’une surveillance constante qui confirme les rapports d'observations
sporadiques de ces espèces sur Praslindepuis Septembre 2014, font partie intégrantes des
efforts menés actuellement pour éliminer la menace.
Les écologistes ont toutefois bon espoir que l'oiseau national des Seychelles fait de
minuscules mais encourageants progrès, étant donné qu’ils suivent de près l’actuelle saison
de reproduction.
Terence Payet, l'un des trois agents de conservation seychellois qui travaillent activement
pour surveiller la population de l'oiseau, a dit à la SNA que depuis le début de la saison de
reproduction en Novembre de l'année dernière, ils ont localisé un total de 25 nids et 51 œufs,
qui ont vu éclore à ce jour 14 poussins.
Tout en notant que les informations recueillies tout au long de la période de reproduction
seront disponibles et analysées après la clôture de la saison en Avril, Vilna accouche, agent
principal de conversation de la SIF, affirme qu’à ce jour la saison de reproduction est réussie
comparée aux précédentes.
Bien que les agents de conservation travaillent sans relâche pour protéger le perroquet noir
des Seychelles, la SIF est certaine que le résultat de la recherche de H. Jackson aidera
l'archipel de l'océan Indien dans ses efforts pour obtenir plus de subventions pour continuer
la sauvegarde des espèces endémiques vulnérables.
La SIF a également entamé des discussions avec plusieurs partenaires pour explorer la
possibilité de déplacer l'oiseau dans un nouvel habitat, comme l’un de ses futurs projets de
conservation – un projet qui a déjà été réalisé avec des niveaux de succès variables avec
d'autres espèces d'oiseaux comme les fauvettes des Seychelles (Acrocephalus sechellensis),
les Shama des Seychelles et le zostéropidés des Seychelles connu sous le nom créole
de «Zwazo Linet »
Pour l'instant, l'option est encore en phase de discussion.
Une telle décision implique que l’on doit au préalable s’assurer que les toutes les conditions
nécessaires permettant la survie de l'espèce soient pris en considération, y compris la
disponibilité de la nourriture.
Une nouvelle étude génétique souligne l'urgence de sauver le perroquet noir endémique des Seychelles
Victoria, Seychelles | February 25, 2015, Wednesday @ 11:23 in En français » ENVIRONNEMENT | By: John Lablache, Sharon Uranie et Séverine Martin | Views: 309
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Le perroquet noir des Seychelles.
Photo license/Gérard Larose.
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Coracopsis barklyi.
Source : Seychelles Islands Foundation
(Seychelles News Agency) - Le perroquet noir des Seychelles est l'une des treize espèces
d'oiseaux endémiques de l'archipel de l'océan Indien, un statut obtenu début d’année
dernière après avoir été reconnu par des experts en taxonomie en tant qu’espèce distincte, le
Coracopsis barklyi.
Cette reconnaissance intervenue après environ cinq ans de recherche intensive a confirmé
que l'oiseau des Seychelles est différent des autres espèces de perroquets trouvés dans les
îles voisines de l'océan Indien et nécessite donc d’être mieux conserver.
Le perroquet noir des Seychelles fait partie d'un petit groupe de perroquets (Coracopsis sp.)
que l’on trouve uniquement dans l'océan Indien occidental.
Il était préalablement considéré comme une sous-espèce du perroquet noir (Coracopsis
nigra), avec trois autres sous-espèces présentes à Madagascar et aux Comores.
Leur population actuelle qui est estimée entre 520 à 900 individus a encore renforcé la
nécessité de conserver l'oiseau en mettant à disposition davantage de recherches sur
l'histoire évolutive des espèces.
Une chercheuse de l'Institut Durrell de la conservation et de l'écologie (DICE) au Royaume-
Uni, Hazel Jackson, a utilisé des techniques d'ADN pour analyser aussi bien les échantillons
de sang que les mesures des ailes et les mesures des becs d'oiseaux.
Elle a été capable de confirmer qu'il y a vraiment une nette différence entre le perroquet noir
des Seychelles et les autres espèces de perroquets trouvés dans les Comores et Madagascar.
« ... Si c’était exactement le même perroquet que l’on trouve dans les îles Comores et à
Madagascar et que vous auriez fait valoir que ces espèces identiques étaient sur différentes
îles, il n’aurait pas été aussi important de le conserver.
Cependant, nous avons démontré que c’est une espèce unique que l’on trouve uniquement
sur l’île de Praslin, il est donc très important que nous conservions ces espèces
particulières, » a déclaré H. Jackson qui a récemment présenté les résultats de ses
recherches aux différentes parties concernées aux Seychelles.
Pour retracer l'histoire évolutive du perroquet noir des Seychelles au cours des huit derniers
millions d'années, H. Jackson a analysé près de 80 échantillons prélevés sur les oiseaux des
Seychelles ainsi que sur les autres sous-espèces aux Comores et à Madagascar qu’elle a
comparé aux échantillons disponibles dans plusieurs musées au Royaume-Uni.
Bien que sa recherche va permettre de comprendre l'histoire évolutive du perroquet noir et
comment la population est génétiquement saine maintenant, H. Jackson a noté que pour
continuer à conserver cette espèce, il est vraiment important que d'autres études génétiques
soient effectués dans le futur.
L’entière population de perroquets noirs des Seychelles, dont le nombre est estimé entre 500
à 900 oiseaux est uniquement présente sur Praslin, la seconde île la plus peuplée des
Seychelles.
Parmi eux, on estime qu’une centaine de ces oiseaux endémiques vivent dans la Vallée de
Mai, la vulnérable forêt de palmiers de coco-de-mer.
Ce site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO est géré par la Fondation Island
Seychelles, SIF, une institution publique créée en 1979.
Au cours de sa récente présentation, H. Jackson a également noté que la présence de ces
oiseaux sur une seule île rend ces espèces hautement vulnérables à des facteurs tels que les
incendies de forêt, les épidémies et les changements climatiques.
Le perroquet noir qui est répertorié comme espèce vulnérable sur la liste rouge de l'Union
Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), est également menacé par d'autres
espèces d’oiseaux invasifs tels que le mainate indien et la perruche à collier.
Le projet visant à éradiquer les très destructrices perruches à collier sur Mahe, l'île principale
des Seychelles, ainsi qu’une surveillance constante qui confirme les rapports d'observations
sporadiques de ces espèces sur Praslindepuis Septembre 2014, font partie intégrantes des
efforts menés actuellement pour éliminer la menace.
Les écologistes ont toutefois bon espoir que l'oiseau national des Seychelles fait de
minuscules mais encourageants progrès, étant donné qu’ils suivent de près l’actuelle saison
de reproduction.
Terence Payet, l'un des trois agents de conservation seychellois qui travaillent activement
pour surveiller la population de l'oiseau, a dit à la SNA que depuis le début de la saison de
reproduction en Novembre de l'année dernière, ils ont localisé un total de 25 nids et 51 œufs,
qui ont vu éclore à ce jour 14 poussins.
Tout en notant que les informations recueillies tout au long de la période de reproduction
seront disponibles et analysées après la clôture de la saison en Avril, Vilna accouche, agent
principal de conversation de la SIF, affirme qu’à ce jour la saison de reproduction est réussie
comparée aux précédentes.
Bien que les agents de conservation travaillent sans relâche pour protéger le perroquet noir
des Seychelles, la SIF est certaine que le résultat de la recherche de H. Jackson aidera
l'archipel de l'océan Indien dans ses efforts pour obtenir plus de subventions pour continuer
la sauvegarde des espèces endémiques vulnérables.
La SIF a également entamé des discussions avec plusieurs partenaires pour explorer la
possibilité de déplacer l'oiseau dans un nouvel habitat, comme l’un de ses futurs projets de
conservation – un projet qui a déjà été réalisé avec des niveaux de succès variables avec
d'autres espèces d'oiseaux comme les fauvettes des Seychelles (Acrocephalus sechellensis),
les Shama des Seychelles et le zostéropidés des Seychelles connu sous le nom créole
de «Zwazo Linet »
Pour l'instant, l'option est encore en phase de discussion.
Une telle décision implique que l’on doit au préalable s’assurer que les toutes les conditions
nécessaires permettant la survie de l'espèce soient pris en considération, y compris la
disponibilité de la nourriture.