FREDDIE
24/02/2015, 00h02
Dossier pigeon - Archive "Tout connaître"
99367 La Santé de l'œil
L'œil du pigeon tient en colombophilie une place importante par les préoccupations
que son observation donne à la majorité des amateurs.
C'est dans cet organe que beaucoup voient, ou tout au moins croient voir, la vitalité,
la "richesse" de l'origine, l'intelligence, la valeur sportive, la valeur de la reproduction et
l'aptitude à être accouplé avec tel ou tel conjoint pour donner les meilleurs jeunes possibles.
C'est dire que c'est un organe important...d'autant plus que c'est aussi de qui sert à voir et
un organe fragile parce que d'un côté au contact de l'air et de la lumière , de l'autre très
proche des cavités complexes et souvent affectées que sont les sinus.
L'aspect extérieur de l'œil qui se réduit à celui de la cornée (la paroi externe transparente)
et à celui de l'iris (qui donne sa couleur à l'œil) le trou central noir étant la pupille, n'est
qu'une toute petite partie de l'organe et de ses annexes.
En fait, l'œil est un globe presque sphérique de près d'un centimètre de diamètre, globe mû
par des muscles dans l'orbite, recevant des nerfs (le principal est bien sûr le nerf optique)
reposant sur du "tissu conjonctif" faisant office de coussin protecteur dans l'orbite.
La partie blanche de l'œil, striée de petits vaisseaux, s'appelle la conjonctivite.
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Il est protégé par des paupières, deux "classiques" plus une troisième membraneuse,
cornée, appelée "corps clignotant".
La cornée, paroi externe est tenue humide par le liquide lacrymal (les larmes) secrété
par les glandes lacrymales.
Toutes ces parties de la région oculaire peuvent s'enflammer, s'infecter pour diverses
raisons : coups de bec, tumeurs des paupières (poquettes en particulier), kystes, verrues,
poussière, etc...
La complication habituelle en est la conjonctivite qui enflamme la partie externe des
paupières et la partie "blanche" de l'œil.
L'œil devient rouge, larmoyant, douloureux.
Souvent, le pigeon aggrave le mal en se grattant continuellement.
Le remède est dans l'instillation de gouttes antiseptiques et calmantes classiques.
A côté de cette infection d'origine strictement locale, il y a les réactions oculaires dues
à une inflammation régionale.
Comme nous l'avons vu plus haut, l'œil est en relation avec les sinus et par conséquent
avec les fosses nasales et la bouche.
Il est en relation avec le cerveau par le nerf optique.
La source la plus fréquente des troubles oculaires est le coryza à sa phase "humide".
L'écoulement nasal, plus ou moins net est accompagné de larmoiement, de décoloration
des paupières (simplement par le lavage des larmes) et au bout de quelques jours, de
décoloration de l'iris (on dit "décoloration de l'œil") consécutive à cette inflammation
consécutive.
Autre cas rare : la cataracte, c'est-à-dire la dégénérescence du cristallin qui devient blanc.
Lorsque cette infirmité provient d'une cause extérieure (choc, infection externe) et à condition
d'intervenir précocement, un collyre à l'iodure donne généralement de bons résultats.
Il n'en est pas de même lorsque cette cataracte est consécutive à une lésion nerveuse telle
que le tortocolis paratyphique ou toxique et ses formes larvées, plus ou moins apparentes,
ou de paramyxovirose (forme nerveuse).
Les blessures de l'œil peuvent déterminer selon leur intensité et le point atteint soit la
rupture pure est simple de l'œil (il est "crevé") soit une blessure de la cornée qui, mal
soignée, peut devenir "kératite", la partie transparente de l'œil blanchit et sulcère
(ulcère de la cornée), les collyres alliant calmants et antibiotiques permettent la cure
rapide de cette kératite.
La race "Romain" est particulièrement sujette à des complications de cet ordre.
Non seulement ces énormes pigeons sont en réalité très fragiles mais encore les adultes
qui atteignent quatre ou cinq ans ont d'énormes paupières, très plissées dans lesquelles
s'installent facilement des microbismes déterminant peu à peu larmoiement, kératite
(inflammation de la surface de l'oeil -la cornée) avec décollements ou ulcères, extrêmements
graves.
La guérison est toujours difficile et longue.
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Race "Romain"
On ne saurait donc trop conseiller aux amateurs de cette race de se montrer vigilants et
d'entretenir au moyen de gouttes ou de pommades oculaires cette région très fragiles
chez les sujets âgés.
Les variations importantes de l'éclat et de la coloration de l'iris du pigeon sont intéressantes
à expliquer.
Pour ce faire, il faut donner quelques notions sur la structure de l'iris, siège de la coloration
rouge, rosée, marron, etc...de l'oeil.
L'iris est une membrane qui, en avant du cristallin (la loupe de l'oeil) constitue un véritable
diaphragme (comme dans un appareil photographique); l'ouverture centrale étant la pupille.
Cette pupille s'ouvre lorsqu'il fait sombre (il y entre alors plus de lumière donc l'oeil peut
voir aussi bien) et se rétrécit lorsque la lumière est intense.
L'iris subit donc des variations inverses et c'est donc quand la pupille est très petite, donc
que la lumière est intense, que l'iris est le plus large.
C'est évidemment dans ces conditions qu'on peut le mieux apprécier la richesse de sa
coloration.
Notons au passage qu'il est très important que la pupille soit petite en forte lumière.
Sinon, c'est la preuve que l'oeil a perdu une partie de ses fontions par dégénération rétinienne
cristalline ou nerveuse.
La coloration de l'iris, variable à l'infini est déterminée par deux couches de "pigments"
différents : la couche superficielle (vers l'extérieur) riche en lipochromes, c'est-à-dire en
huiles xcolorées dont la plus importante est la lutéine qui donne la couleur jaune de l'oeil.
Bien entendu, il y en a beaucoup d'autres qui, par eux-mêmes ou par addition (comme dans
un prisme) reconstituent les couleurs rose, blanche, marron, etc... chacune de ces couleurs
étant plus ou moins foncée ou plus ou moins intense.
La couleur profonde de l'iris (c'est-à-dire vers le fond de l'oeil) est noirâtre à cause d'un
pigment appelé "mélanine".
Il est à remarquer que ce pigment est très solide (il est abondant dans le plumage des pigeons
foncés) alors que les premiers (les lipochromes qui donnent la couleur vive de l'oeil) sont
au contraire très fragiles.
Les variations de couleur qu'on observe à la suite des infections oculaires, de la fatigue ou
d'une grave maladie générale se trouvent ainsi expliquées .
L'extrême fragilité de ces lipochromes est due à leur constitution même : ce sont des huiles
de différentes couleurs et de différents pouvoirs réfringents.
La moindre variation de la quantité de l'un ou l'autre modifie la couleur et l'éclat de l'iris
dans de grandes proportions.
Ces huiles sont réparties dans la masse des tissus sous forme de fines gouttelettes rondes.
En observant un oeil avec une forte loupe, on se rend trèx bien compte de cette structure
spéciale.
Notons que la pupille a presque toujours un ourlet noir, parfois complet (c'est alors le cercle
de corrélation), parfois incomplet, étroit, en forme de croissant de lune, qui fait croire alors
à une forme ovale de la pupille.
En fait,la mélanine noire de la couvhe profonde apparaît dans cet ourlet complet oi incomplet
et se confond avec le fond noir de l'oeil aperçu par le "trou" de la pupille.
En fait,la pupille est toujours ronde.
Comme il est de règle chez tous les jeunes animaux (et chez l'homme où le nouveau-né a
toujours les yeux bleu-foncé), les lipochromes n'existent pas chez le pigeonneau jusqu'à
l'âge de six à huit semaines, époque où l'oeil commence à se colorer lentement.
Il est certain que l'âge de l'apparition de la coloration de l'iris est un indice de vitalité
tout comme celui de la chute de la première plume pour les jeunes de printemps.
On conçoit facilement que la coloration de l'oeil soit sois la dépendance directe de la
circulation sanguine.
Si on ne sait pas encore par quel mécanisme ces lipochromes se forment et dans quelles
cellules, il est cependant logique de penser que plus l'organe qui les produit est irrigué de
sang et de bon sang bien "pur", plus leur formation sera facile et abondante.
Et chaque amateur sait trop bien comme la coloration des muscles de la poitrine, la coloration
de l'intérieur de la bouche sont variables avec l'état physique du pigeon, pour s'étonner que
la coloration de l'oeil soit soumise aux mêmes variations.
L'éclat de l'oeil est donc un indice de plus dans la recherche de la santé.
Un rencontre souvent des pigeons n'ayant qu'un oeil décoloré.
On attribue souvent cela à un coup de bec.
C'est quelquefois vrai.
En fait toutes les affections de l'oeil quelle qu'en soit l'origine se traduisent par une
inflammation, donc une anomalie de la circulation sanguine dans cette région.
D'où disparition rapide des lipochromes.
Si, très souvent, la vivacité de la coloration de l'iris revient avec la santé, on voit quelquefois
des décolorations définitives.
De même chez les vieux pigeons, la disparition de l'éclat de l'oeil est la marque infaillible
de la déchéance de la fertilité.
Cet éclat est donc en rapport avec l'activité génitale donc les glandes sexuelles, sous le
contrôle de la glande hypophyse.
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C'est aussi la raison pour laquelle les premiers beaux jours rendent les yeux plus brillants
pas seulement chez les pigeons (mdr) et marquent le renouveau sexuel...
99367 La Santé de l'œil
L'œil du pigeon tient en colombophilie une place importante par les préoccupations
que son observation donne à la majorité des amateurs.
C'est dans cet organe que beaucoup voient, ou tout au moins croient voir, la vitalité,
la "richesse" de l'origine, l'intelligence, la valeur sportive, la valeur de la reproduction et
l'aptitude à être accouplé avec tel ou tel conjoint pour donner les meilleurs jeunes possibles.
C'est dire que c'est un organe important...d'autant plus que c'est aussi de qui sert à voir et
un organe fragile parce que d'un côté au contact de l'air et de la lumière , de l'autre très
proche des cavités complexes et souvent affectées que sont les sinus.
L'aspect extérieur de l'œil qui se réduit à celui de la cornée (la paroi externe transparente)
et à celui de l'iris (qui donne sa couleur à l'œil) le trou central noir étant la pupille, n'est
qu'une toute petite partie de l'organe et de ses annexes.
En fait, l'œil est un globe presque sphérique de près d'un centimètre de diamètre, globe mû
par des muscles dans l'orbite, recevant des nerfs (le principal est bien sûr le nerf optique)
reposant sur du "tissu conjonctif" faisant office de coussin protecteur dans l'orbite.
La partie blanche de l'œil, striée de petits vaisseaux, s'appelle la conjonctivite.
99368
Il est protégé par des paupières, deux "classiques" plus une troisième membraneuse,
cornée, appelée "corps clignotant".
La cornée, paroi externe est tenue humide par le liquide lacrymal (les larmes) secrété
par les glandes lacrymales.
Toutes ces parties de la région oculaire peuvent s'enflammer, s'infecter pour diverses
raisons : coups de bec, tumeurs des paupières (poquettes en particulier), kystes, verrues,
poussière, etc...
La complication habituelle en est la conjonctivite qui enflamme la partie externe des
paupières et la partie "blanche" de l'œil.
L'œil devient rouge, larmoyant, douloureux.
Souvent, le pigeon aggrave le mal en se grattant continuellement.
Le remède est dans l'instillation de gouttes antiseptiques et calmantes classiques.
A côté de cette infection d'origine strictement locale, il y a les réactions oculaires dues
à une inflammation régionale.
Comme nous l'avons vu plus haut, l'œil est en relation avec les sinus et par conséquent
avec les fosses nasales et la bouche.
Il est en relation avec le cerveau par le nerf optique.
La source la plus fréquente des troubles oculaires est le coryza à sa phase "humide".
L'écoulement nasal, plus ou moins net est accompagné de larmoiement, de décoloration
des paupières (simplement par le lavage des larmes) et au bout de quelques jours, de
décoloration de l'iris (on dit "décoloration de l'œil") consécutive à cette inflammation
consécutive.
Autre cas rare : la cataracte, c'est-à-dire la dégénérescence du cristallin qui devient blanc.
Lorsque cette infirmité provient d'une cause extérieure (choc, infection externe) et à condition
d'intervenir précocement, un collyre à l'iodure donne généralement de bons résultats.
Il n'en est pas de même lorsque cette cataracte est consécutive à une lésion nerveuse telle
que le tortocolis paratyphique ou toxique et ses formes larvées, plus ou moins apparentes,
ou de paramyxovirose (forme nerveuse).
Les blessures de l'œil peuvent déterminer selon leur intensité et le point atteint soit la
rupture pure est simple de l'œil (il est "crevé") soit une blessure de la cornée qui, mal
soignée, peut devenir "kératite", la partie transparente de l'œil blanchit et sulcère
(ulcère de la cornée), les collyres alliant calmants et antibiotiques permettent la cure
rapide de cette kératite.
La race "Romain" est particulièrement sujette à des complications de cet ordre.
Non seulement ces énormes pigeons sont en réalité très fragiles mais encore les adultes
qui atteignent quatre ou cinq ans ont d'énormes paupières, très plissées dans lesquelles
s'installent facilement des microbismes déterminant peu à peu larmoiement, kératite
(inflammation de la surface de l'oeil -la cornée) avec décollements ou ulcères, extrêmements
graves.
La guérison est toujours difficile et longue.
99369
Race "Romain"
On ne saurait donc trop conseiller aux amateurs de cette race de se montrer vigilants et
d'entretenir au moyen de gouttes ou de pommades oculaires cette région très fragiles
chez les sujets âgés.
Les variations importantes de l'éclat et de la coloration de l'iris du pigeon sont intéressantes
à expliquer.
Pour ce faire, il faut donner quelques notions sur la structure de l'iris, siège de la coloration
rouge, rosée, marron, etc...de l'oeil.
L'iris est une membrane qui, en avant du cristallin (la loupe de l'oeil) constitue un véritable
diaphragme (comme dans un appareil photographique); l'ouverture centrale étant la pupille.
Cette pupille s'ouvre lorsqu'il fait sombre (il y entre alors plus de lumière donc l'oeil peut
voir aussi bien) et se rétrécit lorsque la lumière est intense.
L'iris subit donc des variations inverses et c'est donc quand la pupille est très petite, donc
que la lumière est intense, que l'iris est le plus large.
C'est évidemment dans ces conditions qu'on peut le mieux apprécier la richesse de sa
coloration.
Notons au passage qu'il est très important que la pupille soit petite en forte lumière.
Sinon, c'est la preuve que l'oeil a perdu une partie de ses fontions par dégénération rétinienne
cristalline ou nerveuse.
La coloration de l'iris, variable à l'infini est déterminée par deux couches de "pigments"
différents : la couche superficielle (vers l'extérieur) riche en lipochromes, c'est-à-dire en
huiles xcolorées dont la plus importante est la lutéine qui donne la couleur jaune de l'oeil.
Bien entendu, il y en a beaucoup d'autres qui, par eux-mêmes ou par addition (comme dans
un prisme) reconstituent les couleurs rose, blanche, marron, etc... chacune de ces couleurs
étant plus ou moins foncée ou plus ou moins intense.
La couleur profonde de l'iris (c'est-à-dire vers le fond de l'oeil) est noirâtre à cause d'un
pigment appelé "mélanine".
Il est à remarquer que ce pigment est très solide (il est abondant dans le plumage des pigeons
foncés) alors que les premiers (les lipochromes qui donnent la couleur vive de l'oeil) sont
au contraire très fragiles.
Les variations de couleur qu'on observe à la suite des infections oculaires, de la fatigue ou
d'une grave maladie générale se trouvent ainsi expliquées .
L'extrême fragilité de ces lipochromes est due à leur constitution même : ce sont des huiles
de différentes couleurs et de différents pouvoirs réfringents.
La moindre variation de la quantité de l'un ou l'autre modifie la couleur et l'éclat de l'iris
dans de grandes proportions.
Ces huiles sont réparties dans la masse des tissus sous forme de fines gouttelettes rondes.
En observant un oeil avec une forte loupe, on se rend trèx bien compte de cette structure
spéciale.
Notons que la pupille a presque toujours un ourlet noir, parfois complet (c'est alors le cercle
de corrélation), parfois incomplet, étroit, en forme de croissant de lune, qui fait croire alors
à une forme ovale de la pupille.
En fait,la mélanine noire de la couvhe profonde apparaît dans cet ourlet complet oi incomplet
et se confond avec le fond noir de l'oeil aperçu par le "trou" de la pupille.
En fait,la pupille est toujours ronde.
Comme il est de règle chez tous les jeunes animaux (et chez l'homme où le nouveau-né a
toujours les yeux bleu-foncé), les lipochromes n'existent pas chez le pigeonneau jusqu'à
l'âge de six à huit semaines, époque où l'oeil commence à se colorer lentement.
Il est certain que l'âge de l'apparition de la coloration de l'iris est un indice de vitalité
tout comme celui de la chute de la première plume pour les jeunes de printemps.
On conçoit facilement que la coloration de l'oeil soit sois la dépendance directe de la
circulation sanguine.
Si on ne sait pas encore par quel mécanisme ces lipochromes se forment et dans quelles
cellules, il est cependant logique de penser que plus l'organe qui les produit est irrigué de
sang et de bon sang bien "pur", plus leur formation sera facile et abondante.
Et chaque amateur sait trop bien comme la coloration des muscles de la poitrine, la coloration
de l'intérieur de la bouche sont variables avec l'état physique du pigeon, pour s'étonner que
la coloration de l'oeil soit soumise aux mêmes variations.
L'éclat de l'oeil est donc un indice de plus dans la recherche de la santé.
Un rencontre souvent des pigeons n'ayant qu'un oeil décoloré.
On attribue souvent cela à un coup de bec.
C'est quelquefois vrai.
En fait toutes les affections de l'oeil quelle qu'en soit l'origine se traduisent par une
inflammation, donc une anomalie de la circulation sanguine dans cette région.
D'où disparition rapide des lipochromes.
Si, très souvent, la vivacité de la coloration de l'iris revient avec la santé, on voit quelquefois
des décolorations définitives.
De même chez les vieux pigeons, la disparition de l'éclat de l'oeil est la marque infaillible
de la déchéance de la fertilité.
Cet éclat est donc en rapport avec l'activité génitale donc les glandes sexuelles, sous le
contrôle de la glande hypophyse.
99377
C'est aussi la raison pour laquelle les premiers beaux jours rendent les yeux plus brillants
pas seulement chez les pigeons (mdr) et marquent le renouveau sexuel...