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Voir la version complète : Le Cacatoés à tête rouge


maloute45
31/12/2014, 21h26
Sources = http://birdsville.net.au/ - http://museumvictoria.com.au/
http://www.planetofbirds.com/ - http://www.birdlife.org/ -
http://www.about-australia.com/


LE CACATOES A TÊTE ROUGE (CALLOCEPHALON FIMBRIATUM)
OISEAU EMBLEME DU TERRITOIRE AUSTRALIEN

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Le cacatoès à tête rouge (Callocephalon fimbriatum), ou Cacatoès Gang Gang, est une espèce
endémique d’Australie.
Son habitat est établi dans les froides et humides forêts des Alpes locales.

De petite taille, ce perroquet au panache spectaculaire ne mesure que 34 cm en moyenne
pour un poids de 250 g.
Le dimorphisme sexuel est particulièrement visible.
En effet, la femelle est totalement grise, tandis que les plumes de la tête et de la huppe du
mâle sont rouges.
Le sexage est possible très tôt, puisque les différences entre les deux sexes apparaissent entre 4 et 5 semaines.

C’est une espèce grégaire, qui se montre souvent si captivée par la recherche de nourriture
qu’il n’est pas difficile de l’observer à l’état sauvage.
Les couples, matures dès l’âge de 4 ans, se mettent à l’écart lors de la période de la
reproduction, qui a lieu d’octobre à janvier.
Le nid est logé dans un tronc d’arbre préalablement creusé par la femelle.
Deux œufs y sont déposés, puis couvés, pendant 28 à 30 jours.
Le sevrage des petits est effectif au bout de huit semaines.

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En hiver, cet oiseau recherche les fruits des eucalyptus dans la neige pour se nourrir.
Pendant le reste de l’année, il consomme également des graines d’acacia, de l’aubépine, et
des insectes (larves et chenilles).
En captivité, il faut également veiller à lui procurer un mélange de graines (alpiste, maïs,
avoine, millet,sorgho et blé) tout en limitant la quantité de graines de tournesol et de
carthame.
Il apprécie aussi les noix (amandes et arachides), les légumes (maïs, pois, haricots mungo
trempés, bettes) et les pommes.

Une volière de 6 m de long par 4 m de large sur 2,50 m de haut est indiquée pour un couple,
ce cacatoès ayant besoin d’espace.
Sa recherche de nourriture dans les arbres plutôt qu’au sol à l’état sauvage demande parfois
quelques adaptations en captivité.
Les éleveurs ont donc parfois recours à des mangeoires placées à 1 m de haut.

Très nerveux en captivité, il est peu farouche et moins bruyant que la plupart de ses cousins,
mais peut développer de mauvaises habitudes telles que le picage.
Il ne fait pas un bon animal de compagnie.
C’est un sujet à réserver à un éleveur confirmé.
Un climat tempéré et une maintenance en couple ou en groupe sont idéaux.

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Sa population décline peu à peu, sans que l’espèce ne soit menacée pour l’instant.
Il est classé en Annexe II B.
Comptez tout de même plus de 2.000 euros pour accueillir un spécimen chez vous, sans
compter qu’il n’est pas fait pour vivre en cage, la volière (et donc l’espace) étant de ce
fait indispensable à son bien-être.

maloute45
08/06/2016, 09h48
Source : Documentation privée
Alimentation du Cacatoès à tête rouge (Callocephalon Fimbriatum)

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Un mélange communément procuré aux Perroquets n'est pas indiqué pour cette espèce.
Tenter d'éviter le picage se fait en donnant beaucoup de dérivatifs aux oiseaux de cette espèce.
Feu le Dr Burkard, un amateur pur sang doté d'une expérience hors norme dans l'élevage
d'espèces rares et difficiles, dont du Cacatoès à tête rouge, contrecarrait le picage en donnant
une nourriture variée.

La base était un mélange pour Estrildidés exotiques, en y ajoutant une bonne portion de "manna"
(il s'agit d'un millet rond à petites graines très appréciées des Agapornides, il est vendu sous
le nom de "millet du Senegal", ce qu'il n'est pas !!!
Les graines contiennent un bon pourcentage de protéines, sont riches en leucine et phénylalanine
(acides aminés) mais sont d'autre part pauvre en lysine, arginine et thréonine.

Il ajoutait également des graines oléagineuses et finissait avec un autre mélange de millet
en grappes.
Il prévoyait en sus une part de graines germées (1/3 de tournesol, 1/3 d'avoine, 1/3 de froment),
des pommes fermées de conifères divers : beaucoup de fruits (pommes, pêches, oranges, raisins
et une riche palette de légumes avec une bonne part de capitules mûrs de pissenlit et de tagètes.

Il donnait aussi des branches de sorbier des oiseleurs ou des cynorrhodons 2 ou 4 fois par
semaines (les baies de sorbier des oiseleurs peuvent être congelées pour l'hiver).
Chaque semaine les oiseaux recevaient également un os de poulet, de lapin ou d'agneau, ils
étaient fort occupés au dépiautage jusqu'à ce qu'il soit complétement absorbé.
Le Cacatoès à tête rouge ne semble pas être rebuté par des croquettes pour chien !

Des branches de bouleau, de pin ou de noisetiers venaient bien à point pour calmer le besoin
de ronger.
Une telle offre alimentaire donnait évidemment de quoi s'occuper aux oiseaux de Burkard !
Une piste intéressante à explorer dans le cas des Psittacidés en cage solitaire qui s'adonnent
souvent à l'auto-picage par ennui !

Papillon
08/06/2016, 12h37
bonjour,

mes enfants demandent le même :wlaugh: