maloute45
02/07/2012, 20h05
Dossier Pigeon
Ennemis à 4 pattes.
[COLOR="Navy"]Des visiteurs importuns se permettent de temps à autre une incursion dans le colombier.
Selon l'espèce,cela va de l'intervention discrète à l'hécatombe.
Bien souvent l'amateur se demande à quel animal il a affaire et comment l'éliminer.
Chaque animal a sa façon de procéder,qui permet,le plus souvent,de l'identifier.
C'est ce que nous allons voir ...
Tout d'abord le chat de la maison ou celui du voisin.
La plupart du temps,il s'agit d'un animal soit mal nourri,abandonné,perdu,soit un de ces chasseurs invérérés qui sautent sur tout ce qui bouge.
Les chats habitués aux pigeons dès leur jeune âge ne présentent aucun danger pour les oiseaux qui s'habituent très vite à leur présence.
Bien entendu,il faut toujours éviter qu'un chat goûte à un pigeonneau sacrifié par exemple.
NE TENTONS PAS LE DIABLE
Quand c'est un chat du voisinage,l'affaire commence habituellement par la disparition d'un jeune au plateau.
Quelquefois on en retrouve quelques restes,le bout de l'aile avec les jeunes rémiges quand il s'agit d'un pipant près du sevrage.
Mais à peu près tout est mangé,les os broyés au besoin.
S'il y prend goût,il va revenir et s'attaquer a de plus en plus gros.
Il mange tout sauf les plumes qu'il laisse sur place ou dans les alentour du colombier.
Souvent pour ressortir il a dù mal à passer dans les plongeoirs,tord les clapettes.
L'élimination d'un chat pose des problèmes juridiques,il faut s'efforcer de le capturer (Attention ça mord,ça griffe) le mettre dans un récipient très résistant et...s'efforcer d'en retrouver le propriétaire,civilement responsable.
Dans des cas exceptionnels,c'est un chien qui réussit à s'introduire dans la volière ou le colombier.
Là aussi,le chien de la maison devra être habitué tout jeune (2-3 mois) aux pigeons.
S'il y touche,une très énergique raclée avec sa victime au bout du nez le dissuadera,sa vie durant,de recommencer.
Les chiens errants,c'est autre chose.
La première astuce,c'est d'avoir des fermetures qui tiennent et un treillage de bonne qualité.
Généralement on entend quand il se passe quelque chose.
Les oiseaux terrorisés volent dans tout les sens !!!
Le chien les gobe au vol et la plupart du temps ne les mange pas.
Là aussi,capturer,faire constater les dégats par deux témoins étrangers et rechercher le propriétaire,responsable civilement.
Avec les sauvages,cela devient plus subtil.
J'ai été il y à plusieurs années,victime d'une rate qui avait des petits.
Bien que disposant régulièrement des appats empoisonnés,efficaces et bien consommés dans les bâtiments voisins.
Cela a commencé par un oeuf,disparu du nid.
Tiens...et c'est tout (lol)
Peu après un pigeonneau de 8 jours disparaît d'un autre nid.
Puis un autre que je retrouve,la cervelle et les muscles pectoraux mangés,sous une case.
Et voilà 2-3 jours plus tard une femelle qui couvait retrouvée sur le sol,le crâne ouvert,la cervelle mangée et les pectoraux légèrement attaqués.
Ne sachant à qui j'avais à faire,je consulte un ami d'enfance,garde-chasse " ce serait bien un loir,je vais te prêter 2 boites à belette".
Encore 2 bonnes femelles victime du fauve (c'était dans ma volière de reproducteurs) puis,enfin,un matin,dans une boite -piège un rat.
Je le noie puis je regarde : mamelles allaitantes.
Cette rate avait résolu le problème de sa suralimentation de nourrice.
Puisque j'ai évoqué l'utilisation des appâts empoisonnés,très efficaces habituellement contre rats et souris,je voudrais mettre les amateurs en garde,d'abord savoir quel est le poison qui imprègne les grains ( toujours colorés en bleu,vert ou rouge,c'est la loi).
Le poison est spécifié sur la boite.
En cas d'accident,on ne peut rien faire si on ne sait pas à quel poison on a affaire.
Généralement,de nos jours,il s'agit de composés du Coumafène ou Dicoumarol,qui provoque après quelques jours,des hémorragies mortelles.
Il faut très soigneusement disposer les grains et les renouveler à chaque fois qu'il n'y en a plus - hors de portée des pigeons (hors du colombier,sous les cases,derrière de grosses planches posées en biais le long du mur,etc...).
Si par inadvertance un pigeon en a consommé (les cultivateurs en disposent quelquefois dans les champs contre les campagnols et ne les disposent pas comme les réglements les y obligent pour éviter les intoxications du gibier et des oiseaux sauvages),il vomit du sang et ne tarde pas à mourir.
Il faut leut injecter dès l'apparition des symptômes,ou même plus tôt si on soupçonne une telle intoxication,50 milligrammes de vitamine K1 naturelle (à l'exclusion de toute autre forme de vitamine K,qui serait inefficace),injection intramusculaire ou mieux intraveineuse.
Continuer la cure 2-3 jours soit en injection,soit par l'eau de boisson.
Faire ensuite vomir le pigeon pou voir s'il n'a plus de grains empoisonnés dans le jabot et enlever les appâts pour éviter d'autres accidents.
Les souris ne s'attaquent jamais aux pigeons mais polluent les grains par leur urine.
Il faut les éliminer rapidemment pour éviter leur prolifération,au moyen de pièges,de poison ou d'un bon chat qui les préfère aux pigeons (lol).
Beaucoup plus graves sont des attaques de ce qu'on appelle "les puants" ou les "sauvagismes".
Ce sont surtout les Belettes et les Fouines.
Leurs dégâts sont souvent liés à la nécessité de nourrir leur portée de jeunes.
Les belettes,grosses comme le pouce,tout en longueur,passent les treillages et le fentes dans le bois avec facilité.
Elles attaquent un seul,deux tout au plus,pigeons quu'elles saignent par un trou minuscule.
La première fois que j'ai vu cela,j'ai cru que le pigeon avait reçu un plomb ou une petite balle de fusil.
On n'a rien trouvé ...évidemment.
En un mois environ,j'ai trouvé 16 pigeons morts,tous avec ce petit trou dans la poitrine.
J'ai fini par trouver le nid de la belette,avec 3 petits.
Suppression des trois petits et coup de carabine...manqué...à la mère qui n'est jamais revenue.
Avec les fouines,au contraire,ça n'est pas "de la dentelle"....
Elles sont grosses comme un lapin,tout en longueur aussi.
Rien ne leur résiste et un de mes anciens collègues de boulot a constaté un matin la mort de 42 pigeons.
Les fouines avaient percé un trou dans le treillage qui n'avait pas résisté à leurs mâchoires.
Il y avait d'après ses dires une trentaine de cadavres dans la volière et le jardin alentour.
Huit jours plus tard,le couple attaquait la volière d'un voisin,mais les aboiements du chien l'avertire.
Deux coup de fusil interrompirent brutalement la carrière de ces fauves.
Un autre camarade en pris deux au piège à 2 h d'intervalle à la sortie d'un tas de fagots.
maloute45
Ennemis à 4 pattes.
[COLOR="Navy"]Des visiteurs importuns se permettent de temps à autre une incursion dans le colombier.
Selon l'espèce,cela va de l'intervention discrète à l'hécatombe.
Bien souvent l'amateur se demande à quel animal il a affaire et comment l'éliminer.
Chaque animal a sa façon de procéder,qui permet,le plus souvent,de l'identifier.
C'est ce que nous allons voir ...
Tout d'abord le chat de la maison ou celui du voisin.
La plupart du temps,il s'agit d'un animal soit mal nourri,abandonné,perdu,soit un de ces chasseurs invérérés qui sautent sur tout ce qui bouge.
Les chats habitués aux pigeons dès leur jeune âge ne présentent aucun danger pour les oiseaux qui s'habituent très vite à leur présence.
Bien entendu,il faut toujours éviter qu'un chat goûte à un pigeonneau sacrifié par exemple.
NE TENTONS PAS LE DIABLE
Quand c'est un chat du voisinage,l'affaire commence habituellement par la disparition d'un jeune au plateau.
Quelquefois on en retrouve quelques restes,le bout de l'aile avec les jeunes rémiges quand il s'agit d'un pipant près du sevrage.
Mais à peu près tout est mangé,les os broyés au besoin.
S'il y prend goût,il va revenir et s'attaquer a de plus en plus gros.
Il mange tout sauf les plumes qu'il laisse sur place ou dans les alentour du colombier.
Souvent pour ressortir il a dù mal à passer dans les plongeoirs,tord les clapettes.
L'élimination d'un chat pose des problèmes juridiques,il faut s'efforcer de le capturer (Attention ça mord,ça griffe) le mettre dans un récipient très résistant et...s'efforcer d'en retrouver le propriétaire,civilement responsable.
Dans des cas exceptionnels,c'est un chien qui réussit à s'introduire dans la volière ou le colombier.
Là aussi,le chien de la maison devra être habitué tout jeune (2-3 mois) aux pigeons.
S'il y touche,une très énergique raclée avec sa victime au bout du nez le dissuadera,sa vie durant,de recommencer.
Les chiens errants,c'est autre chose.
La première astuce,c'est d'avoir des fermetures qui tiennent et un treillage de bonne qualité.
Généralement on entend quand il se passe quelque chose.
Les oiseaux terrorisés volent dans tout les sens !!!
Le chien les gobe au vol et la plupart du temps ne les mange pas.
Là aussi,capturer,faire constater les dégats par deux témoins étrangers et rechercher le propriétaire,responsable civilement.
Avec les sauvages,cela devient plus subtil.
J'ai été il y à plusieurs années,victime d'une rate qui avait des petits.
Bien que disposant régulièrement des appats empoisonnés,efficaces et bien consommés dans les bâtiments voisins.
Cela a commencé par un oeuf,disparu du nid.
Tiens...et c'est tout (lol)
Peu après un pigeonneau de 8 jours disparaît d'un autre nid.
Puis un autre que je retrouve,la cervelle et les muscles pectoraux mangés,sous une case.
Et voilà 2-3 jours plus tard une femelle qui couvait retrouvée sur le sol,le crâne ouvert,la cervelle mangée et les pectoraux légèrement attaqués.
Ne sachant à qui j'avais à faire,je consulte un ami d'enfance,garde-chasse " ce serait bien un loir,je vais te prêter 2 boites à belette".
Encore 2 bonnes femelles victime du fauve (c'était dans ma volière de reproducteurs) puis,enfin,un matin,dans une boite -piège un rat.
Je le noie puis je regarde : mamelles allaitantes.
Cette rate avait résolu le problème de sa suralimentation de nourrice.
Puisque j'ai évoqué l'utilisation des appâts empoisonnés,très efficaces habituellement contre rats et souris,je voudrais mettre les amateurs en garde,d'abord savoir quel est le poison qui imprègne les grains ( toujours colorés en bleu,vert ou rouge,c'est la loi).
Le poison est spécifié sur la boite.
En cas d'accident,on ne peut rien faire si on ne sait pas à quel poison on a affaire.
Généralement,de nos jours,il s'agit de composés du Coumafène ou Dicoumarol,qui provoque après quelques jours,des hémorragies mortelles.
Il faut très soigneusement disposer les grains et les renouveler à chaque fois qu'il n'y en a plus - hors de portée des pigeons (hors du colombier,sous les cases,derrière de grosses planches posées en biais le long du mur,etc...).
Si par inadvertance un pigeon en a consommé (les cultivateurs en disposent quelquefois dans les champs contre les campagnols et ne les disposent pas comme les réglements les y obligent pour éviter les intoxications du gibier et des oiseaux sauvages),il vomit du sang et ne tarde pas à mourir.
Il faut leut injecter dès l'apparition des symptômes,ou même plus tôt si on soupçonne une telle intoxication,50 milligrammes de vitamine K1 naturelle (à l'exclusion de toute autre forme de vitamine K,qui serait inefficace),injection intramusculaire ou mieux intraveineuse.
Continuer la cure 2-3 jours soit en injection,soit par l'eau de boisson.
Faire ensuite vomir le pigeon pou voir s'il n'a plus de grains empoisonnés dans le jabot et enlever les appâts pour éviter d'autres accidents.
Les souris ne s'attaquent jamais aux pigeons mais polluent les grains par leur urine.
Il faut les éliminer rapidemment pour éviter leur prolifération,au moyen de pièges,de poison ou d'un bon chat qui les préfère aux pigeons (lol).
Beaucoup plus graves sont des attaques de ce qu'on appelle "les puants" ou les "sauvagismes".
Ce sont surtout les Belettes et les Fouines.
Leurs dégâts sont souvent liés à la nécessité de nourrir leur portée de jeunes.
Les belettes,grosses comme le pouce,tout en longueur,passent les treillages et le fentes dans le bois avec facilité.
Elles attaquent un seul,deux tout au plus,pigeons quu'elles saignent par un trou minuscule.
La première fois que j'ai vu cela,j'ai cru que le pigeon avait reçu un plomb ou une petite balle de fusil.
On n'a rien trouvé ...évidemment.
En un mois environ,j'ai trouvé 16 pigeons morts,tous avec ce petit trou dans la poitrine.
J'ai fini par trouver le nid de la belette,avec 3 petits.
Suppression des trois petits et coup de carabine...manqué...à la mère qui n'est jamais revenue.
Avec les fouines,au contraire,ça n'est pas "de la dentelle"....
Elles sont grosses comme un lapin,tout en longueur aussi.
Rien ne leur résiste et un de mes anciens collègues de boulot a constaté un matin la mort de 42 pigeons.
Les fouines avaient percé un trou dans le treillage qui n'avait pas résisté à leurs mâchoires.
Il y avait d'après ses dires une trentaine de cadavres dans la volière et le jardin alentour.
Huit jours plus tard,le couple attaquait la volière d'un voisin,mais les aboiements du chien l'avertire.
Deux coup de fusil interrompirent brutalement la carrière de ces fauves.
Un autre camarade en pris deux au piège à 2 h d'intervalle à la sortie d'un tas de fagots.
maloute45